samedi 14 avril 2012
Reportage sur l'Union avec Dieu /
Reportage sur l'Union avec Dieu /
voici la nonne, l'humiliée et bandante épouse de Dieu
voici le père confesseur de son choix, encore plus masochiste
voici des moments de ce que Madame l'épouse de Dieu appelle :
Communication (avec langage angélique entre elle et son confesseur)
qui se fait avec forte fatigue et dénudés les corps de leur enveloppe
avec un contact mystique des coeurs et des langues angéliques
la cire chaude coule sur le corps mortifié de la sainte
elle appelle l'époux qui lui raccroche au nez
elle laisse des messages sur l'oreille de Denise
flippent les garces du septième ciel
qui n'ont rien entendu d'une mortelle esclave du Destin
qui puisse pisser l'or d'amour qui coule sur elles
et qu'elles croyaient oeuvre facile d'une hypostase virile
seule dans la Trinité, la queue exposée au secret de l'Eglise
et la nonne se fait arracher la bonne dent et laisse la dent pourrie pour bijou oral
et puis elle rêve à la vue de tous qu'elle couche avec le Christ
tandis que la Mère de Dieu reste à côté dans un lit séparé à les observer
oeuvre d'une démarche charismatique, la poésie
ainsi définis-je ce que la nonne dégage, et je témoigne de sa sainteté
puisse l'anachronisme nous remettre à une lignée messianique au féminin
puisse ce reportage dépasser le simple journalisme du poète
le canular implicite à toute masculinité du dévot
faisant de moi, par la subtile castration, un initié ou circoncis
et puisse l'amour de Dieu délivrer de la collante ironie la Vérité
de mon Evangile personnel et intime offert aux impies comme aux plus nécessités
le trouble jeté par ces deux étranges prophètes
dans le couvent des Ursulines et dans toute la région parisienne
je vois la nonne à mon tour et je trouve une telle jouissance à l'humiliation
d'abord subie puis infligée
au nom du Christ
que je m'autorise d'aimer la Vierge
la Nouvelle Eve qui selon la Genèse met la courbe du pied sur le serpent
et dont le sexe est le lieu de l'extase, pour vous le dire tel quel
à présent que je peux cracher sur le masque du péché
à présent que la solitude et l'union expriment la même joie
dans l'oracle, dans le mariage mystique multiple
qui ne peut être reporté qu'à titre d'exception
mais qui est voué à devenir universel
et s'inscrire dans la nébuleuse de la plénitude, foutre de Dieu
tel je dis m'unissant à l'orgasme de ce confesseur choisi que j'ai été
et dont me délivre la Vierge, et la volonté tenace de ma verge de Mercure
curé je suis pour l'amour de Dieu et la poésie reçue
de toute une lignée messianique au féminin
que ce soit dans la correspondance ou dans la communication
ou dans la copulation angélique et le feu de la chair
moyen ce dernier le plus efficace et miroir des deux autres
multipliés selon les climax et les coups mystiques
pulsation cardiaque de Dieu qu'une main a introduit dans tous mes pores
par une sorte de contamination enivrante du sorcier et Biondetta
ou la nonne elle même, ou bien la Vierge, si perdu fus-je
et si entêté à tout vous raconter, au risque d'être confus
et vous perplexes et peut-être touchés ou encore attouchementés
tourment auquel je voudrais soumettre l'humanité
à travers mon reportage enthousiaste et l'orgie poétique des vers
et de la pourriture qui nous est consubstantielle
mais qui nous rend fils prodigues sortis envers leur demeure d'entre les ordures
aimés dans la misère et la damnation dédoublée, décuplée
de nos nourritures impures, de l'animal sauvage et bien cambré
ou spiral dans ce qui est du phallus, le porc rédempteur
Il faut que le désordre ait été grave
pour que plusieurs années après l'évêque de Genève
ai pu écrire au sujet quelque chose qui sera comme il s'en suit :
Au nom de Dieu, obtenez... que le père Montero...
qu'on ne le renvoie point dans mon diocèse...
Si ce Père apparaît ici...
la moitié du Chablais est perdue.
ainsi dira l'évêque, soyez sûrs, mais apostates pour le mensonge, encore plus sûrs
encore plus sûrs, mes frères et soeurs, puisque je vous vois pas
et vous pouvez sucer en silence le nectar spirituel
d'une indiscrétion d'art, d'un blasphème sacré
d'un baiser d'ange, d'un rien de poussière
qui ne daigne même pas l'oreille du pauvre
le narval peut traverser les ténèbres soyeuses de la Mère
le télégramme dans la balance d'or se met à parler
le chacal habite le musée et les Champs Elysées
Saint Antoine boit la coupe sur un éléphant aux pattes de mouche
l'envie devient divine demeure qui s'installe dans l'air
la chanson des chérubins est rythmique et folle
l'on abandonne la nonne dans l'étude du souvenir
Dieu est un soupir et la stupeur d'oubli
ainsi est l'amour, comme une bouche presque édentée
qui est la mienne et celle d'une autre femme
ainsi est l'amour, comme les doigts qui sont habités de frénésie
par l'écriture et par ce qui tambourine sur la vulve
ou bien dans l'aine masculine les ongles en 69
apocalyptique film d'une capote, souffrance d'autrui pour l'ange
interdit du Pape, ressort qui joue le sort
si surdité vaginale et banale ne soumet pas le fouet d'un fort langage
au fondant de l'amour et au désordre des sens qui
annonce une vie dont s'ouvre l'horizon immortel
celle d'une femme, celle d'une femme sans doute, mais laquelle ?
laquelle, Manuel ?
laquelle, Manuel ?
...
lundi 9 avril 2012
chevauchée des wallkyries
on fait miroiter les visages du Christ devant les imbéciles
on se marre et se drogue avec la prière au travail
...
jeudi 5 avril 2012
estudio de pareja con algo de impresionismo
He puesto la tela sobre los libros para olvidarla
la tela, por encima, sin tocarlos, para que los libros
los libros sepan decir algo en el olvido
...
La femme vint au sol contempler le lait répandu
elle compta faire de l'argile magique avec la terre allaitée
pour vendre et obtenir un pot à visages lunaires
c'étaient des tissus, c'étaient des tissus et reste un rêve
...
Marchait droite, marchait droite, l'âge des clichés
et ne se rendait compte que fleur avant vision est son
la langue dans la ligne et l'ombre est aidée des lèvres
et l'envol d'une odalisque dans le baiser d'une image
...
He visto la vulva de opio de tus ojos inteligentes y bellos
he evitado el insulto al cantar a la gacela
la vulva de flor de opio, blanca, blanca
...
mardi 3 avril 2012
spanish poetik revolution
...
Empuja con tu lengua de fango, fuego y sangre de montaña
el himen de la hora, el punto que se oxida más rápido
ten confianza solamente en la espada de oro que tu madre
desenrreda en la madreselva de su vientre juvenil y vuelve tú dentro
dale color
dale color
como la luz es amor en los cuerpos que se ven entre las cañas
entre las cañas de las flautas espontáneas del pánico y la sal
que goce sola la hora, que se solace al calor de la Luna
y de las uvas te abandone una
la lágrima del perro
...
El líquido hermafrodita matinal
el rocío del sueño y una apoteosis de claveles blancos
que no existen en la tierra mojada y pesada sino en forma de huella
la hermana y el hermano
bailando
bailando
mejor temprano para juntarnos
mejor con el alba cuando parecemos cisnes de cementerio
el criterio de ser dos en uno quede abierto
como el tambor cuando lo rompe Satán
...
cuando en las edades vuelvan los gamberros
seremos niños
y de sueño la telaraña
del placer violento del joven amor
...
todo en tu rostro o en rostro de otra
es especial, es obra del control de un maestro
busco tu sonrisa
entre mi desorden solitario
ya no te pertenezco
lloro
lloro
sin estar seguro de salir del apuro
todo esto me ha purificado ¿entiendes?
¿entiendes?
¿entiendes?
sólo de perfil está el recuerdo escuchando mis susurros
nadie sino el recuerdo escucha
...
Quisiera entender el que está vestido de soldado
y mastica patata, y su boca es capaz de herir
y por qué ya todos hablamos igual y parece acabarse el tiempo
sin que nadie se dé prisa en pasarse
todo era rápido
todo era rápido entonces,
en la infancia del soldado, en la muerte de mármol sensual
de una Pietá pulida y atacada por los locos
...
dimanche 1 avril 2012
traduit de l'Orlando Furioso
L'odor ch'è sparso in ben notrita e bella
o chioma o barba o delicata vesta
di giovane leggiadro o di donzella,
ch'Amor sovente lacrimando desta,
se spira e fa sentir di sé novella,
e dopo molti giorni ancora resta,
mostra con chiaro et evidente effetto,
come a principio buono era e perfetto.
(Ariosto)
L'odeur que je sens m'inclinant sur ta tête
épars dans tes noires tresses imbibées de larmes
de larmes d'amour qui restent des jours
où tout était parfait et tu croyais à ma bonté.
l'argent nous fait flasher
This is a southern bull-fighter gesture very common in Granada
same for the eye-lids
and the double vision
l'agente littéraire Raquel de la Concha avait rigolé quand j'avais vingt ans sur ce que je cachais toujours mon oeil droit en faisant balancer les lunettes
samedi 31 mars 2012
courts poétiques (2)
Le maraboutage en milieu urbain
c'est tout simple, c'est pas vrai
...
hay un poema en castellano, hay que estar sobrio para decir el amor, de lengua a lengua
...
Comme un chien qui est dans la crainte
je fais fuir l'amour et l'image de l'amour
gonfle mon épée dans le pubis d'une absente
...
La bouche de Karen Dalton
se rend belle et nous apelle dans la touche
de sa langue et sa chanson
sur le coeur et le foulard de la vue
mon corps passe en revue
les corps de tous mes rêves, écarlates
et secrets de sable ouverts au souffle ouvert
sur la table des souhaits danse une tige d'herbe nue
et ta bouche
...
Avec les jeunes reviennent les rêves
l'université et ses grands livres
où l'on voit tous les mots des magiques poètes
partir comme du sable dans un vent ivre
ne rien être et tout remplir de jeunesse, les rêves
...
j'ai embrassé avec de l'amour vrai
la bouche des femmes édentées
...
Sa culotte était mince et rouge
comme le pourpre royal de ta bouche de buveuse
...
Être l'amant qui parle à l'envers
qui à l'envers embrasse
...
me conduire comme le rustique poète
avec les demoiselles de la gazette
ah, solitude du moine et du père
si pleine de visions et d'encens et de chute en Enfer
le jeu de l'oie et la joie de l'eau
tes yeux dans la tourmente
les fantômes qui répondent au téléphone
...
El aprendiz de poeta que escribe
corridos colores de nalgas y muslos
son sus besos superpuestos e inoportunos
picante
picante
para el corazon remedio divino
para el vino del recuerdo devocion sin remedio
...
Tak fyr, and ber it in the derkeste hous
bitwix this and the mount of Caucasus
and lat men shette the dores and go thenne
yet wol the fyr as faire lye and brenne
(Chaucer)
...
A prendre le feu, le porter à la maison plus obscure
entre le mont Caucase et la bruine de la propre ruine
et laisser les hommes fermer la porte et revenir dedans
où le feu continue sa beauté et sa brulûre
...
vendredi 30 mars 2012
mercredi 28 mars 2012
mardi 27 mars 2012
COURTS POÉTIQUES
Pendus à un rêve énergique
sont les fruits et mes feuilles
des choses de la famille qui vont un jour tomber
...
La marge s'éclaire
des branches de lumière
nous a ravi la marge
...
Dans le calme méphitique
d'un autre sol, et d'un soleil
méconnu du temps et la mémoire
...
Mon amour, ma poupée,
je sais ignorer la science et savoir
ce que la science ignore
...
Ils ont décidé que moi
je ne sais quoi
n'importe quoi
...
Je commence à trembler de joie
figure toi que ça me fait rien
et prête-moi ton rire et une écriture de fan
...
C'est le moment de tomber
pour la tyrannie
...
Rock pour funérailles
les connaissances déraillent, les buffles
pleurent ses larmes, un point existe
où nous nous sommes trouvés
même si...
...
Je me suis marié à une déesse
et, bigame, j'ai pour épouse
un démon de sagesse
...
Poupée, poupée, dis-moi
sérieux, pourquoi foulé de tes pieds le serpent ?
...
La consommation d'un élément
n'est pas sacrée, mais musicale
et dans le silence le bruit et dans la transe
arrive en flots de bière la danse dans le jour
consacré à la bouteille à l'espagnole et à l'internationaliste
...
Excréments et vitres cassées, la ville
est une ville qui s'est consacrée au vin
et à la guerre
...
La série ou l'unique
des cordes d'une toile dans ce qui se passe
il faut du gitan ou de l'extraterrestre
pour parvenir à te faire choisir
...
Une hémo, une sainte
touche pas l'ado
...
le secret du télégramme du limon à papyrus
...
signe musical pour l'oubli
la calligraphie du phallus infini est dans la langue
le maquereau en boîte et le vide
...
La poésie en écran
en train de s'écrire ne fait un peu cinéma ? Masturbe-toi.
...
En tant que francophone je parle comme un chien
je finis même par être un chien qui écrit
ou une fiction chaude
...
C'est toi qui dit les chiffres
de ta destinée, devine toi-même
...
Neil Young est vivant
et il a marché sur la Lune
...
lundi 26 mars 2012
Le Purgatoire (suite - 2)
Voyez vous ? Devant ce spectre ou éventail du loisir de mourir je redeviens un andalou du tournant du siècle, une espèce de californien vers l'extérieur, et un janséniste un peu excessif dans sa névrose quant à ses peurs de facture chrétienne.
Un image contraire à la passion de rédemption c'est la passion nouvelle du tragique moderne à l'oeuvre dans le Nosferatu de Herzog. Je mets en boucle les parties musicales de ce film et souvent aussi je fais tourner l'opéra rock Jesus Christ Superstar. Des contrastes intéressants, entre ce Christ d'un univers proche du junk et puis ce Dracula qui répand la peste. Lucy, la courageuse jeune femme qui va faire face au monstre, à l'anti-messie, a des tournures d'une Cassandre dans la scène sublime où sur la place elle veut expliquer ce qu'elle sait sur la peste aux porteurs de cercueils, et puis rejoint un souper improvisé entre les rats qui fait penser à la réunion où le Décameron est raconté entre des jeunes qui fuient la peste qui s'est abattue sur Florence, et en même temps je lis des morceaux de Chaucer, où le piquant joue sur le déposé, sur le décanté, sur la sublime ranceur d'un vieux parler anglais bien aiguisé et bien rouillé aussi, enivrant.
...
Le Purgatoire (suite aux précédents)
Avec l'intention de reprendre la traduction de The Witch of Atlas, de Shelley, je reviens sur des questions propres au sujet de mon essai. En tant que Purgatoire l'écriture du Milieu, de l'intermède, de l'agonie d'espoir qu'est l'art de vivre, il est rempli d'un mélange d'avants goûts désirants et de frustrations et frayeurs qu'on se trouve en permanent besoin d'apaiser. Toutes les présidentielles je fais un rêve bizarroïde avec le président. Le précédent est publié chez Meligrana Editions, dans un de mes romans en espagnol. Au juste c'est un journal intime en six volumes illustrés, mais je laisse tomber la promotion artistique. La question qui reste ouverte est le côté Musée de Cire du président qui m'est apparu. Il y a quelque chose d'obscène dans la cire polychrome et puis le silence, le murmure du mauvais goût qui nous arrête court dans quoi qu'on puisse dire.
Une affiche sur mon chemin de bus : LE PATRON ME DIT DE ME TAIRE ET SUBIR
Le Purgatoire est un artifice anthropologique mythique pour signifier la possibilité de tous les enfermements, enfers ou châteaux-forts, le don du possible qu'on fait du moment de s'enfermer dans le tourbillon de mensonges qu'est l'idéologie, à laquelle ce sommes nous qui la subissons qui lui faisons don d'une mise en discours, étant donné qu'elle est plutôt une injustice ostentatoire sans la moindre excuse qui joue sur son impunité.
Un diamant du discours de Jean Luc Melenchon à la Bastille, un beau week-end du début du printemps, c'était un locus ou lieu de mémoire tels que la Renaissance de Bruno ou Camillo les avait réinventé depuis l'héritage grec. C'était la description de l'ensemble de dégradations opérées par la droite sous les mots "une France défigurée". Le Purgatoire nous montre un horizon et nous fait comprendre que nous ne pouvons pas l'atteindre. On est sous tutelle, on garde souvenir des derniers coups de nos tortionnaires.
Pour ce qui est de la politique, en tout cas, la révolution ne se fait, à mon avis, depuis une quelconque présidence, et c'est qui est souhaitable d'abord dans une situation injuste est la démarche révolutionnaire.
Autant la faire depuis ma gitanité et sortir quelque chose de piquant par le biais du poète. Mais il arrive qu'au lieu de me restreindre à Shelley j'ai des rimes vaguement personnelles que j'ai rédigé au téléphone :
Ah, l'amie, on a mélangé
des pilules avec du café
ce qui est fait est fait
Tu mélanges pilules et alcool
pour t'écraser dans le sol
moi j'ai raz le bol
qui danse dans le froid, il n'y a qui
la démocratie vêtue de caqui
coupe sevillanas, coupe sirtaki
quand le printemps s'annonce
je n'en donne une once
je n'attends ta réponse
il n'y a d'autre pensée, ou de tête
sur mes épaules, qu'un chat ou autre bête
sagement sur l'arbre de ma démarche et la fête
de mon corps acéphale qui traverse
les quartiers où la nuit n'est même pas perverse
et le chat se met à écrire à l'inverse
il est peut-être secrètement sémite
il est un singe qu'imite
il est perplexe sans limite
que d'un vent de poussière
sorte la porcelaine
évidemment, Suzanne,
toute poterie, toute caresse est malsaine
sur ton belvédère
ça c'est faire le bonze
à quoi sert une bite
quand il y a défonce ?
...
Autre question, cette fois d'ordre esthétique et sociologique et littéraire qui me posait cette chansonnette est la créolisation de toute écriture et de toute poésie, mais je donne suite au nécessaire "état d'âme" de chaque séance :
La sensation que quelqu'un a frappé à la porte et qu'on n'a pas entendu sur le coup, la sensation de ne pas avoir fermé en sortant; tout cet état de terrorisme imagiste qu'en est le quotidien sous une menace diffuse. Le simple fait d'avoir fait une allusion à la gauche, tabou dans les jeux de table...
Que par exemple Saphia Azzédine, nous offre et nous affiche dans un article sur le journal d'extrême droite Le Point, pour tout décryptage de l'assassin en série qui agit pendant les présidentielles, l'épouvantail d''une nouvelle stigmatisation du chômeur, ne peut signaler que l'invraisemblable hasard qui fournit des armes à ce cas de figure.
...
samedi 24 mars 2012
rmx Montero auddie traduction shelley
début de traduction au sein de mes digressions dans le "Sur Dante"
bonne écoute
jeudi 22 mars 2012
No beating, no hitting
thinking to keep my way to the noise of sleep and pink
power of rain is the breath of a cloudy elephant as you sinneth
and the spot of red sand in south moon is nevermore the way you think
to make short, there were two and a half, tomatoes and garlic,
poison in the clean saintity of this milk of first madness to keep in.
…
letters to let on boxes of plastic and glory of the toilets
killed by this lady set on a plant of green blood of sea and electricity
killed by mute screen glasses and by your animal innocence
she used to patience on long trips as you were apparently happy
to be the garantee she filled the underground with your name and not hers
and is no substance in music, nor blood on your feathers, pure angel
you have been cruel and maybe soft to be killed by love.
...
As if they were my daughters, I give my counsel
to the roses flushing late at my door, silencious
and sometimes with tears of a strange joy, produced
by books, boy-friends, heart-breack and alcohol,
strange flowers on the tides of darkness of deep green and freeze,
this winter has come smart and gentle may be to kill forever the beat of my late rose.
...
One day I will meet the lady on the photo
the one that made me shiver in the repeated maniac night
we will be in the open, dancing on fresh grass and breathing the clouds of the end of time
...
Si tu joues une chanson dans chaque phrase
laisse moi tomber sur la moquette et respirer en pleurs
je suis peut-être heureux que tu soies venue
cette fois qui me revient en mémoire
...
les miasmes et l'ombre profonde où je dois rester calme
et ne pas renverser ce qui dort dans la noirceur innocente
et respecter la beauté de l'esclavage, l'injustice de l'équilibre
la liberté me semble une obsession, une fièvre que je mâche
pour pas la cracher sur ton corps, inconnue qui me sourit sur le strapontin
...
Let the year begin, the end of time is going to speak
you and me will hear the night owl's cry and the rain
neither i will repeat my castles in Spain, nor the high peack
as your kiss is the absence of a pearl in my chains
...
Scientology cops gazing the masses
messes of orgy stoning the tops of rat
and the kingdom of the rat is next to a dreaming cat.
Wich is Paris coaching ?
Cockroaching.
And this is tender
as the firsts yawls of thy son´s Fender.
...
I gave you a bit of sperm
nobody knows this inside you
abortion is just a pleasure of your thought
you ask me so much blood
because it's sweeter than a poor drop of male misery
I could agree it's better and starve meanwhile as I drink
hard coffee of disappearing downstairs
now I know the colour your master had set
on the dusty velvet of the steps to fever
good friends seem to me tormented
good friends sink and disolve on your black magic
and it is the command of my instinct
Queen Nature, naked truth, taking through your throat
and your fingertips' betrayal the whole mass of life on my bones
...
Mary went down.
To the strawberry place.
To hide her love of men.
...
A single titted girl, for a lover without head.
...
Didn't I tell you on your lips ?
Let me today say for instance
the tips of your broiding gesture on the glass
the red glass of dark hair covered by pink purple
unnamed cotton getting form and decay.
The castle of coffee cups and books,
and the joy of no matter in breasts
...
I shouldn't give wine to a child
as the cup and the glass and the swalow
follow the glance of evil in the bottle
but you, my daughter, are so needed
as music is needed of love
...
As the shape of a shade of grace
is the grey and the deep in charismatic smile of hers
she's a poet, girls are poets, serious girls are either,
and women like hers can have one toothe or one living love
for less
...
No beating, no hitting
for you. Even kissing
would have been
an error, as milk from a child
bee, or honey given by a virgin
cow, or taken from a dream.
...
si je ne trahis je n'aime
Dans l'échec, dans l'échec de l'amour
danse et dort la mort, le plus féminin
et le plus fort des liqueurs.
L'homme faible saisit le plaisir
et la femme dans l'échec, dans l'échec de l'amour.
...
Si je ne trahit je n'aime
...
Tes lèvres sont affinées comme celles
de qui parle poli. Et le pourpre
du vin leur dessine des fils teintés
ou la gouttelette d'une petite virgule
qui nous est rendue aimable, et qui signale
la pause d'une suave distraction.
...
Que d'être forme au ciel
ma personne préfère devenir
matière morte, prince
parmi mes ancêtres.
...
Le génie des abeilles a des souvenirs de cordonnier.
...
vendredi 24 février 2012
propos à 5 h du matt
L'intérieur de la résidence ressemblait fortement au Musée Guimet, mais dans mes visites à la bibliothèque je voyais frustrée ma légère envie de lire ou de feuilleter. C'était pas de livres. C'était plus beau que ça. En marbrures de couleurs et plein d'inscriptions, il s'agissait des tombes d'un columbarium, avec même des accroches où des rares fleurs étaient fraîchement posées. Etaient-ce les livres mêmes ? les livres qui en avaient été incinérés ? On dirait cela du fait que d'autres artistes, pensifs, venaient "consulter" ceci ou cela, et demandaient parfois à s'asseoir, ou le petit escalier, à la bibliothécaire. Nous étions presque toujours à des étages qui plongeaient en gratte-ciel sur le port.
Nous passions les nuits soit dans les couloirs, à flirter et, très facilement, entre hommes et femmes qui ne pensions qu'à ça, et qui n'avions pas grande chose à nous dire, gavés de littérature internationale, art, et mode, nous toucher. Nous allions très tard dans un fumoir, en taxi, une espèce de limousine ou tenaient plein de nous, qui n'étions pas tellement nombreux.
La particulière innocence du vice, consistante à se sentir en état de délivrance par rapport à toute une série d'illusions, tromperies et anxiétés, rendait nos rapports d'une simplicité consistante à l'indifférence de la parole, l'ouvre-bouche de l'exhibition et le royaume des caresses jamais entièrement assouvies.
Au moment du réveil, avec une forte érection, une des artistes, qui louchait des yeux comme une Vénus hollywoodienne de série B, entre 30 et 40 ans, avait dénudé sa grosse poitrine, défait ses longs cheveux teintés blonds et laqués et sur le sol d'un couloir mal éclairé mais feutré et très chauffé, elle était toute nue avec un autre et moi, nous sollicitant chacun d'une partie du corps et respirant très fort dans le flou et les baisers à la chaîne.
dimanche 19 février 2012
vendredi 17 février 2012
morceaux fragmentaires ou commentaires
Je me disais entretemps que l'écriture partage avec le triste artisanat du peintre un certain trait idolâtre, toute écriture entraîne un regret, on ne peut que regretter d'avoir écrit. Mais le lendemain je disais à une amie écrivaine qui n'avait pas pu assister à la soirée que le fait que dans l'idole de la lettre ce soit la parole qui est logée permet une certaine légèreté, une délivrance proche de celle propre au prophète.
Sinon, en effet, il me semble intéressant le contraste entre cette ambiance axée sur le transfert platonique et l'extérieur français dans sa noirceur qui se fout de la traditionnelle et discrète grisaille. C'était l'amour qui tenait séance et souffle. Ce fut votre sempiternel commentaire sur ce qu'on ne comprend pas ce que j'écris et ma traditionnelle réponse, comme si nous devions toujours nous dire la même chose. Mais sous le regard étincelant d'Alexandra, à laquelle je répétais la même chose que j'ai répétée aux différentes écrivaines rencontrées durant cette heure au Bedford, c'est à dire, je me suis présenté comme peintre et comme fan, et j'ai précisé partout que ma pratique du portrait à l'huile ou au crayon était du fan-art. Je retiens le nom aussi de Claire Berest et de Geraldine Barbe, et le fait d'avoir parlé avec une biographe de Poe et Baudelaire qui me regardait comme si je dépassais le domaine possible d'étude quand j'ai ramené tout de suite la conversation à la supériorité du chanvre sur le vin. Mon regret en est là, cette conversation ratée par une délicatesse symétrique. Elle semblait prendre, comme il en arrive souvent aux anglo-saxonnes avec les latinos, la courtoisie de l'hispano par de l'harassment, hélas... D'ailleurs son livre m'aurait intéressé.
Si elle lit ce commentaire, je voudrais qu'elle regarde, en cliquant sur le lien, mes petits exercices de traduction d'après Shelley.
...
Encore plus ridicules que la superstition sont les démarches prétendant l'abolir pour longtemps. Dans ce qui touche la peinture et la couleur, je pense à la précarité psychique dans laquelle se placent tous ces peintres qui ont prétendu fonder sur les maigres constats des sciences officielles leur rapport aux couleurs. C'est de la mortification; et je ne vois aucune différence d'avec les pénitences des superstitieux. Ou les autres qui ne font que se réclamer des retrouvailles d'avec l'enfance, et qui rappellent la sourdine du prédicateur le plus ignare. Mais j'en sais rien, et je m'excuse de déplacer la discussion. Je viens de faire connaissance, et c'était aussi de ma part une "notation".
...
Déjà qu'on apprend à éviter de se projeter sur des figures prétendument héroïques, dont Napoléon pour ne mettre que l'intonation folklorique la plus douce, qui s'avèrent être des génocides, la question se pose de toutes nos autres projections (Poe, Baudelaire ou Picasso, Dali... jusqu'à chercher les Pierres, Klossowski, Molinier, etc) et là, j'aimerais faire remarquer que ce n'est que le jeu pivotal du récit qu'on se transmet "régulièrement", et des hauts et des bas sur le débit projectif, qui peut venir une issue à ce qui menace le quelque peu de clarté de pensée et de parole qui nous est dû. Bonjour, madame.
Le purgatoire (5 ou 6) poursuite de Shelley
...
Poursuivons l'interprétation de la partition anglaise :
Sautons, sautons des pages :
Around their inland islets, and amid
The panther-peopled forests, whose shade cast
Darkness and odorous, and a pleasure hid
In melancholy gloom, the pinnace past;
By many a star-surrounded pyramid
Of icy crag cleaving the purple sky,
And caverns yawning round unfathomably.
Et la chute des tendances adhérentes et structurantes des grandeurs des montagnes,
l'eau de la tendance à l'intérieur des surfaces, archipel et parmi
les brousses peuplées des panthères, dont l'ombre gagne
en noirceur et en parfum, et un plaisir enfoui
dans la mélancolie de l'accomplissement, statuette et bagne;
par plus d'un symbole enneigé de la terre et le ciel en feu, glacis
du froid innouï dont la tendance adhère et pénètre le bleu et le rouge,
et les grottes s'ennuient autour, inscrutables.
...
samedi 4 février 2012
mardi 31 janvier 2012
carta a mi madre (notas para un cuento prometido en la coyuntura de la vida)

Querida mamá,
he soñado una fábula hibernal de mi propia vida, y como pendiente de un hilo queda la historia al despertarse antes de que el sol salga, lo que me lleva a intentar anotarla, a pesar de que tu nieto que duerme en el sofá ha oído mi silla crujir y me ha pedido que me acueste y apague la luz azul de la pantalla.
Tu nieto habla, como lector de ciencia ficción que es, de mundos o universos paralelos al nuestro en los que nosotros existimos, con los mismos recuerdos, pero algo ha cambiado por dentro. Así son los sueños. Personas de una resonancia que viene de la infancia se encuentran acogidas en ellos como los pobres en un hospicio durante los tiempos de caridad y destemplanza. El viejo cuento de la niña perdida en las montañas, en un rudo invierno, muertos sus padres por los lobos, que tú me leías en momentos aparentemente difíciles en aquel ático donde todavía faltaba por nacer uno de mis hermanos. Tú misma habías coloreado en tiempos de posguerra, de horfandad y de angustia las ilustraciones, y al final la niña, que había enrojecido con su sangre, al crecer, los cristales de cuarzo de una cueva o escondite, volviéndolos granate, llevaba en sus pobres faldas la posibilidad de ser feliz.
He dicho a Baltasar, tu querido nieto, que por fin había encontrado en sueños las ideas para el cuento que había prometido escribir "a la abuelita". Que solamente iba a anotarlas para que no desapareciesen. Pero ¿qué hacer? Montones de cosas circulaban mezclando mis nostalgias y mi dolor en la mandíbula a personajes de todo tipo. No faltaba el ogro, personaje que uno llegaba a comprender en lo profundo de la noche, y que tenía esa inocencia de los personajes policiacos con los que la gente común pasa el tiempo entre cada penosa jornada de estéril e inacabable trabajo, a condición de que exista un horario, una dosificación del mal gusto del esfuerzo y del mal gusto del descanso. Era un hombre rico en esas mismas montañas plagadas de lobos, un solitario que daba pena, pero dispuesto a confesarse caníbal, a convertir en prostitutas a todas las jovencitas dispersas en los caseríos de esas rutas de montaña. Incomprensiblemente, yo le ofrecía mi espalda por asiento y en otro momento su mano de extraño aproximaba la palma del destino a mi cara para hacerme sentir vergüenza en una de esas tertulias al borde de la carretera, bajo el sol de la sierra Arana, en las que el cotilleo de lo más horrible puede ser alegre mientras el día es joven.
Muchos elementos debieran ser anotados, la carta o el cuento se podrían dirigir a muchas abuelitas de universos míos. A Susana, la chica de la que estaba enamorado con más claridad en la confusa y absurda Universidad. A Sarra, que ahora hace poco que conozco, y que tiene la edad que tenía Susana, y se le parece en lo guapa y en lo inteligente, y también, como tú, como la niña del cuento, en una cierta horfandad y valentía, en la sangre del granate y en mi amor por ti a través de la evocación de este sueño.
Aparecía Lord Byron, que era yo mismo, héroe angelical y equivocado, finalmente una dulzona quimera masculina de la escritura y de lo efímero del zángano, solamente necesario en el amor.
Yo era ya entonces el padre de Baltasar, eterno muchacho despierto. Yo era ya entonces el pintor español que le quitaba la mujer ideal a Paul Eluard. Yo gritaba en la ventana un breve sollozo para despertar antes que los demás y poner agua en el fuego, y café y achicoria, como nunca más debería faltar, llorando de impotencia en un invierno futuro en esa montaña donde la leña para calentar la chimenea requiere enfrentarse a tantas cosas, y donde el calor y la luz del día parecen pertenecer a otro universo paralelo que nos han quitado.
Tú seguías llamando por teléfono desde Granada, y esa princesita que había venido a pasar frío, a vivir penalidades pensando ser feliz, en esa montaña con ogro, con la conciencia de haber renunciado a un buen esposo inicial, con el peso de mi desesperación sobre su tierno cuerpo, con el propósito firme de quien se atreve a entrar en mi sueño, respondía a tus llamadas con admiración por ti mayor aún que la mía, como si su madre fueses tú y ella no tuviese ninguna.
Me acordé de que el parecido con Sarra, de que el parecido con Susana, perdidas de jóvenes la una en París y la otra en Londres, me hacían pensar en cosas disparatas y bellas que dan idea de la trágica felicidad femenina. La Virgen María, personaje al fin y al cabo de ensueños y de cuentos, madre y niña casi. Las modelos curvilíneas o los óvalos vivientes de la pintura de Rafael, que es el equivalente de Lord Byron en pintura dentro de mi universo onírico. Las heroínas de las novelas románticas y de una novela reciente escrita por una amiga que he querido, y que me quiere con una misteriosa resignación.
Todas estas notas no pueden ser un cuento, yo no soy capaz de contarlo. Primum vivere, deinde philosophare, también esta máxima latina sonaba en el momento. Ahora amanece, la ausencia de Eve se parece a la ausencia de una Biblia cuando uno siente la muerte. Baltasar se despierta temprano, con su discreto despertador y me hace notar que desde las siete, oscuro despertar, no he parado de trabajar. Y comprendo que él ha aceptado llamar trabajo a esta especie de artesanía del vivir que son los sueños, porque lo que él hace en la escuela todos los días es también del estilo de su padre, y de sus abuelos, y me mira de lejos y me ve pequeño, como tú también sabes verme en mi nombre, letra muerta que se anima de espíritu bello, Mesías y sufrimiento, padre de tu horfandad e hijo de tus trabajos.
Buenos días, desde París,
Manuel
lundi 30 janvier 2012
Dialogue orphique

Euridice :
◦ je suis très souffrante
◦ depuis quelque jours
Orphée :
◦ quel type de souffrance ?
◦ je voudrais pouvoir vous soulager, vous l'avez fait pour moi dans une grande mesure, même si en même temps il y a eu souffrance
◦ Euridice
◦ vous me laissez "dans le vide", pour ainsi dire
◦ il se peut que j'aie fait cela aux autres
◦ mais
◦ est-ce qu'on doit faire cela sciemment ?
◦ votre pudeur devient cruel
◦ davantage que mon impudeur
◦ et ce n'est pas une compétition je crois
◦ ou si ?
◦ en même temps, quand j'ai un peu de recul sur vos peu de mots je vous suis toujours reconnaissant
◦ mais sur le moment je souffre avec vous
◦ je reste paralysé, sans repères
◦ je n'ai plus l'impulsion de m'adonner à lire ou peindre ni rien de rien
◦
◦ je me tends vers la compulsion et le mécanisme
◦ quand vous dites "je suis souffrante" et que après je ne reçois d'autres signes de vous
◦ mais
◦ comprenez vous que je ne suis pas en condition d'apprendre ce type de leçon ?
◦ que je ne vais que répéter le pire ?
◦ Euridice ?
◦ ça induit ma cruauté propre
◦ celle qui tire ses pouvoirs et son emprise de l'ignorance
◦ ça fait éclater le respect, l'amour, l'éthique
◦ je vous dirai un jour
◦ ma musique vous le dira, celle de ma prière
◦ tout ce qui a été profané
◦ ombre chérie plus que la lumière
◦ femme qui souffre, qui est voilée, qui est une autre
◦ masque d'un bonheur tragique
◦ indicible, obsédant
◦ mémoire
◦ arbrisseau arraché par la rhétorique, par l'industrie des conséquences
◦ je ne voulais pas faire de vous l'actrice d'une tragédie, mais vous donner la parole
◦ est-ce le même ? est-ce celle-là la même cruauté ?
◦ en tant que femme voilée je vous insulte
◦ je ne peux qu'insulter ce qui est voilé
•
vendredi 27 janvier 2012
Respuestas a Jesus
Las Ventas, octubre 2011
http://soundcloud.com/manuel-montero/tauromaquia-interior-de-la
ya te daras cuenta de que mi escritorio puede ser una plaza de toros, como en la foto que sale, que me la saco Eve, una terraza de bistrot, de mi bolsillo o bien subvencionado a cambio de algun retrato, una silla en medio del desorden del taller, y, cuando es "en casa", todavia mas nomada, porque las dos mesas las repartimos por turnos entre tres: por ejemplo, cuando es la hora de dormir, si quiero escribir en esta chambre de bonne, tengo que enchufar el Mac en la ducha y escribir en cuclillas, con los libros de consulta encima del vater
por otra parte hay una explosion del soporte : escribia antes o bien en folios o bien al ordenador. Ahora, aparte de los cuadernos de bolsillo para escribir en los trayectos de metro, puedo llegar a escribir con pincel sobre un cuadro (una especie de desesperacion de lo que no debe ser dicho de otra manera) o bien en vez de escribir grabar pistas sonoras que terminan siendo literatura no escrita.
También improviso manifiestos para el cine de vanguardia delante de la camara de un cineasta amigo del que ya hablaré (pero desconfio de que los recorten en el montaje final de la pelicula)
bueno, el texto sonoro sobre ese cineasta esta en francés en este enlace : http://soundcloud.com/manuel-montero/traduction-dun-livre-de-manuel
para resumir, a veces los textos son colectivos, y los hacemos mientras pinto semidesnudos a mis colaboradores/as
o sea, que eso de la voz interior que me contaste un dia no ha funcionado
pero comparto con los amigos tuyos el hecho de estar rodeado de libros o con una mochila de bibliografia para arriba y para abajo, pero no los mismos titulos (manejo el italiano; el inglés y el francés)
también algo de latin
te he puesto todo lo que se me ha ocurrido sobre "el escritorio"
qué te parece ?
esta en tu muro
dime
Bueno, no era así como lo quería plantear, te dije que te escribiría después, y además no me gusta que nadie, ni siquiera los amigos (tú lo eres) irrumpan en mi muro, pero ya que lo has hecho, hecho está. Son códigos míos: no lo vuelvas a hacer, por favor.
Por lo demás, siempre me interesa lo que escribes.
no te pongas asi
ya
Te hablo claro. Tú y yo podemos hacerlo.
Pero lo que escribes y lo que pintas y lo que creas me parece interesante, siempre te lo he dicho.
De modo que... voilà!
hablando claro, encontraba demasiado melosas las otras descripciones de escritorios, queria soltar extravagancias, no puedo evitarlo, pero son reales
oye, que manana nos levantamos a las seis
mardi 24 janvier 2012
jeudi 19 janvier 2012
Décapitez Dieu
Sinon, pour ce qui est de l'idée poétique de l'appel au meurtre, j'en crois dur comme du fer à l'action directe. Le seul juge doit être le bourreau, et la justice, la vraie justice, ne peut faire l'objet d'une quelconque loi. L'autorité est un constant appel à l'injustice et ses meurtres quotidiens. Seule l'anarchie permet, sinon la justice, du moins la justesse du meurtre. Je suis réputé avoir amené à la fermeture d'un site littéraire à cause de mon apologie de la lutte armée, avant d'être soigné par un enfermement de 18 jours sous des abstruses argumentations, dont séduction compulsive (il y en de quoi parler, à propos de la peur de contagion en tant que structure du clivage dont je n'ai que effleuré l'avant-goût encore), expérience scientifique pour le bien de l'humanité et pour la ré-formulation de mon diagnostique (à ma faveur, selon ces bienveillants ministres du progrès et du lien socio-médical) et consommation d'une plante que les anciens prenaient en toute tranquillité et qui est moins nuisible que les shoots de tegretol qu'on m'a fait, entre autres substances, subir. Ce fût le médecin "de confiance" de mes parents le premier à soigner mon anarchisme par des psychotropes sidérants, genre haldol, à une époque où je considérais comme aujourd'hui qu'il fallait cracher la vérité sur les chiens de garde, familiaux, médicaux, académiques et potaches. Je ne fais plus d'appel au meurtre, je pense que chacun est déjà suffisamment grand pour parvenir à le commettre et pour ce qui est de moi, compte tenue de mes limitations, je ne peux énoncer des idées pour lesquelles je ne peux être conséquent. Mais je pense, je peux pas m'empêcher de penser aux bouffons sinistres qui sont à la tête... bon, à la tête, tout court, n'est-ce pas ?
...
Le Purgatoire (4)

(ce post est débile, je vous prie de lire plutôt le
précedent en cliquant ici)
Si je fais un état d'âme par jour, c'est pas mal, c'est normal. C'est ce qu'on appelle une production régulière. Je me masturbais huit fois par jour autrement quand j'avais vingt ans. J'en reviens à refouler, vous pouvez vous féliciter que mes exploits n'aient progressé. J'aimerais savoir qu'est-ce que serait devenu le monde si le rythme avait augmenté au lieu de se modérer. Je me suis même consacré à la culpabilité, ce qui est on ne peut plus flagorneur.
Non, l'excellente ironiste je l'ai trouvé à mes frais dans une pharmacie, quand j'ai voulu demander du ginseng (ça va de soi que je voulais rester bandant) et la pharmacienne dans ses vingt ans, en voyant les autres médocs que je prenais et ma barbe mi-rasé pointillé de poils blancs, m'a filé un truc pour seniors, marqué grand "seniors", me disant : il y a même des jeunes qui le prennent.
Donc, je suis allé voir les communistes, ou ex-communistes, ou bon, je sais pas, les malheureux cassés déjà bienheureux seniors de la petite culture parisienne, à l'atelier de Roger Pic, côté Montparnasse, dans un vernissage récital où l'on rendait hommage au peintre Pierre Labrot.
Je ne pouvais être qu'enragé de mes confrères "les jeunes", et surexcité par quelques présences "plus jeunes", mais ça s'est passé sans une particulière détestation ni adoration. Bon, en tout cas à mon âge on se regarde les uns les autres d'un air dupeur et l'on pique des colères et sinon on passe à un enthousiasme qui chute au bout d'une cigarette. Je ne sais plus pourquoi je n'ai pas encore parlé de Shelley ni d'art. En fin de comptes, on parlait du "dispositif" et moi j'ai raté le dernier métro. Mais dans de circonstances de la sorte on ne parle jamais sous la modalité galère, il y a toujours une ressource surprise pour les veinards de l'anarchie qui savent s'orienter.
Sinon, mon grand-père a été en effet fusillé pour sabotage, pratique à laquelle je tiens, et à l'action directe aussi, quoique, enfin, j'ai dû avouer que l'action directe était une chose que nous disions en tant qu'anarchistes pour signifier qu'on avait la flemme de perdre le temps à expliquer ce qu'on faisait.
Ah, ça me rappelle qu'un dictateur fasciste italien a fait ses armes dans des groupuscules anarchistes, et bien que je me suis cassé les méninges à dévoiler le dictateur dans mes propos. Mais non, je suis le genre d'anarchiste monarchiste et foncièrement, foncièrement... quoi ? J'aime prendre un ton despotique quand la conversation risque de devenir ennuyeuse, mais sinon... Bref, je préfère courir des jupons et pas beaucoup plus. Bon, faire de l'art et souhaiter la chute du régime, sinon.
Je suis pas à la hauteur de la délicatesse de Geneviève, pour laquelle j'aurais voulu poursuivre avec les strophes suivantes de Shelley, très savoureuses. Mais c'est le manque de ginseng.
...













































il y a bien, si l'on peut dire d'une "inquiétante étrangeté" qu'elle est bien ou qu'elle "y est", de la pensée freudienne dans les mélanges de mon atelier. Je crois même me souvenir que Freud en avait trouvé l'idée (eureka) en tant que touriste devant le Parthénon de l'Acropole d'Athènes... ce qui laisse encore plus songeur. J'avais entendu Jacques-Alain Miller, gendre de Lacan, mettre cette notion en rapport avec la difficulté de regarder la lumière, disons une lampadaire ou le soleil. Pour ce qu'il en est de la couleur on reste avec cela encore sur le champ des "connaisances" associées à la lumière, comme si elle était en même temps image et moyen de connaissance, mais aussi antithèse de l'inconnu, qui serait l'obscur qui avec elle donne sur une peinture la grisaille, le clair-obscur, et donc en conséquence, la possibilité du volume.
Alors, j'aimerais poser la question qu'on voit, pour ne pas chercher plus loin, à l'ouvre dans la profusion des couleurs "purs" ou pas, chez Vlaminck, sans pour autant je crois "vous le faire découvrir", puisque ce serait d'usurper cet ami têtu dont vous dressez le profil. Il y semble renoncer lui aussi à une superstition, celle du savoir-faire, duquel les avant-gardistes voulaient ne pas être dupés, pour plonger dans ce qui fait de ce que j'appelle superstition (aussi) une sauvagerie, un atavisme. Ce serait comme toujours une quête sans fin du passé, tout confondu par son infinitude avec l'avenir, pareils l'un et l'autre. Et puis il travaille encore, selon le précepte, et malgré son avant-gardisme, d'après nature. Il va faire jouer aux couleurs le jeu, la singerie, de nous redonner à voir un paysage. Il ne peut ignorer que sa peinture est l'équivalent du récit d'un bucolique; mais son pari est non pas tellement l'intensité ou la pureté, mais le jeu actoral des couleurs, leur personnalité qui dépasse et s'accouple au récit "bucolique", tout comme sur le poème, sur le fond de paysage, ce sont toujours les amours des faux bergers et des fausses bergères qui vont circuler, dans le temps, dans l'espace, et en dehors d'eux, dans un cercle vicieux qui ne peut que nous fasciner et nous emporter en sarabande, nous amener à la répétition, n'est-ce pas ?
Chère Brigitte, je vous prie d'excuser l'épaisseur de la couche que je viens de mettre sur votre commentaire au fauvisme.
Amitiés.