samedi 27 juin 2009

réfléchisons ensemble / reflexionemos juntos


Pour réfléchir écrasez un megot
sur ce cendrier.

Para reflexionar apague una colilla
en el cenicero

samedi 20 juin 2009

commentaire Adore de Dahlia

Marre de communiquer avec la planète à travers un clavier. Je ne suis pas au clavecin, je voudrais une flûte, quelque chose en contact avec ma bouche, une tasse de café. La planète n'est pas ma tasse de café.

Estoy harto de comunicar con el planeta a través de un teclado. No estoy al clavecin, querria una flauta, algo que esté en contacto con mi boca, una taza de café. El planeta no es mi taza de café.

J'aime la rue, bavarder avec des gens que je viens de connaître. Je suis allé au concert à la Cité internationale, ne me demandez pas le nom des musiciens, c'étaient deux duos, l'un marocain et l'autre indien (maqams d'un côté et ragas de l'autre, donc) qui n'avaient jamais joué ensemble, et réunis exceptionnellement 72 h avant le concert (Naghma). Concert tendu et réussi. Avec un public d'étudiants de partout dans le monde, et de gens plus âgés, j'avais la sensation que beaucoup d'entre nous avions à l'esprit les evénéments de l'Iran par momments, quand la disputatio des deux traditions sombrait dans la mélancolie.Si quelqu'un peut laisser en commentaire le nom des interprètes où son avis sur le concert, je lui serai reconnaissant.

N.B.: J'ai retrouvé leurs noms
Driss el Maloumi, Debashish Bhattacharya, Said el Maloumi, Prabhu Edouard

et avant un bout du concert de Sana Moulali (avec des interprétations d'Asmahan) dans un autre endroit.

Me gusta la calle, charlar con gente que acabo de conocer. He ido a un concierto en la Cité internationale, no me pregunten el nombre de los musicos, eran dos duos reunidos excepcionalmente, el uno de Marroquies y el otro de Indios (macamas de un lado y ragas del otro, pues). Concierto tenso y conseguido. Uno tenia la sensacion de que los acontecimientos de Iran estaban en el aire, siendo el publico en gran parte estudiantes extranjeros. Si alguien puede dejar en comentario el nombre de los intérpretes en el espacio comentarios, le estaré reconocido.

Vous ne voyez-pas que je n'ai rien à vous dire ? Je suis plus confiant dans l'intimité, mais comment puis-je parler ici du concert, du dîner minuit passé au restaurant Le Bienvenu, connu des taxi drivers et des journalistes, ou bien de l'objet initial de mon propos d'écrire qui est le livre Adore de Dahlia ?

No ven ustedes que no tengo nada que decirles ? Soy mas confiado en la intimidad, pero como puedo hablar aqui del concierto, de la cena a medianoche avanzada en Le Bienvenu, conocido por los taxistas y los periodistas, o bien del objeto inicial de mi proposito de escribir, que es el libro Adore de Dahlia ?

Vous ne voyez pas que je ne lis pas les livres ? Que je les transperce d'un coup d'oeil, parfois méfiant, parfois tendre. Cela dit, j'ai jeté plus d'un seul coup d'oeil sur le livre dont je vous parle, ce qui est exceptionnel et remarquable. Il y a peut-être une tendresse qui circule entre son monde et le mien.

No ven ustedes que no leo los libros ? Que los atravieso de un vistazo, a veces desconfiado, a veces tierno. Dicho esto, he echado mas de un solo vistazo al libro del que les hablo, lo cual es excepcional y notable. Hay quizas una ternura que circula entre su mundo y el mio.

Pourrai-je dire quelque chose ou serai-je tétanisé par l'insomnie avancée, par le besoin de dire les choses intimement, avec la bouche, avec le souffle, et non avec les doigts des deux mains ? Je peux simplifier ma tâche, déjà, en vous confiant ce que j'ai déjà répété sur Adore ailleurs. En vous confiant la tâche, aussi, à vous, de le lire.

Podré decir alguna cosa o me quedaré tetanizado por el insomnio avanzado, por la necesidad de decir las cosas intimamente, con la boca, con el aliento, y no con los dedos de las dos manos ? Puedo simplificar mi tarea, ya, confiandoles a ustedes lo que ya he repetido sobre Adore en otros sitios. Confiandoles la tarea, también, a ustedes, de leerla.

Ailleurs, j'ai dit qu'il me faisait penser à l'univers de Stanton. J'ai prononcé le mot fétichiste et je n'ai peut-être pas été bien compris. Je voulais juste signifier une certaine minutie et précision. Une unité dans l'image totale de l'oeuvre créée, parfaite comme une chaussure de haute couture. J'ai dit aussi qu'il avait une structure aussi solide qu'une tragédie. J'ai dit, cette fois-ci dans l'intimité, que le roman me faisait penser aux pièces de Tennessee Williams. Mais cette dernière idée est facilitée par la toute première critique qui avait présenté, à l'époque, le texte virtuel d'Adore, due à quelqu'un des éditions Léo Scheer, lesquelles avaient très vite réagi à sa proposition de mise en ligne, justement. Je ne fais que le confirmer et le constater à la lecture et dans l'intimité de mes réflexions. En fait, ce qui avait été dit c'était l'ascendance américaine de sa structure.

Por ahi he dicho que la novela me hacia pensar en el universo de Stanton. Pronuncié la palabra fetichista y no he sido quizas comprendido. Solo queria significar una cierta minucia y precision. Una unidad en la imagen total de la obra creada, perfecta como un zapato de alta costura. Dije también que la novela tenia una estructura tan solida como una tragedia. Dije, esta vez en la intimidad, que la novela me hacia pensar en las obras de Tennessee Williams. Pero esta ultima idea me es facilitada por la primera critica con que habia sido presentado en su época el texto virtual de Adore, debida alguien de las ediciones Léo Scheer, quienes habian reaccionado muy pronto a su propuesta de puesta en linea, justamente. No hago mas que confirmarlo y constatarlo en la lectura y en la intimidad de mis reflexiones. De hecho lo que habia sido dicho era la ascendencia americana de su estructura.

Aussi, ne puis-je m'empêcher de penser à Confession de ma vie, de Wanda Sacher-Masoch, que j'avais lu avec délice, encore plus que la propre Vénus à la fourrure. Solide mémoire féminine. L'écriture redevient la quête d'une reconstruction du masculin perdu, comme dans la quête du corps déchiqueté d'Osiris par sa femme Isis, la déesse.

Tampoco puedo impedirme pensar en Confesion de mi vida, de Wanda Sacher-Masoch, que yo habia leido con delicia, aun mas que la propia Venus de las pieles. Solida memoria femenina. La escritura se revuelve la busqueda de una reconstruccion de lo masculino perdido, como en la busqueda del cuerpo desmembrado de Osiris por su mujer Isis, la diosa.

Les merles chantent et l'aube point comme un cygne grisâtre ou bleu. Je ne sais plus quoi dire, puisque je me sens, en fumant à la fenêtre, vide comme une maison en ruine dont il ne reste que la façade, vampirisé par la pulsation du clavier et l'autre chant, pas celui des merles, mais celui des larves de la Toile, qui sonne telle une pluie d'or ou un paradis artificiel. Puissent les merles me réveiller de mon insomnie graphomane. Je compte relire tranquillement Adore de Dahlia.

Los mirlos cantan y el alba apunta como un cisne grisaceo o azul. No sé qué mas decir, ya que me siento, fumando en la ventana, vacio como una casa en ruina de la que solo queda la fachada, vampirizado por la pulsacion del teclado y el otro canto, no de mirlos, sino de las larvas de la Red, que suena como una lluvia de oro o un paraiso artificial. Puedan los mirlos despertarme de mi insomnio grafomaniaco. Cuento releer tranquilamente Adore de Dahlia.

mercredi 17 juin 2009

A la terrasse III


A la terrasse III
huile sur toile, 110 x 110 cm
photo Eve Livet

vendredi 12 juin 2009

Portrait double


Camille et Patience, juin 2009
huile sur toile, 110 x 110 cm

semée de miettes

...

Drogue est tout poison désiré.

Tout poison désiré, desservant le suicide, serait une arme, à cette différence près que là, l'on tue de plaisir.

Il y a pas de droit à l'excès, sauf dans les sociétés monarchiques. Le soldat monarchique se camoufle dans la foule.

Je veux bien faire pénitence de ma coquetterie. C'est le meilleur côté qu'elle a.

Les idées des romanciers sont beaucoup plus simples que celles de leurs traducteurs.

Le jaune est une couleur germanique. Elle est la couleur blonde. D'invraisemblable origine égyptienne.

L'espionnage artistique est le plus trépidant dans ma peinture.

Fumer Golden Virginia et ne pas savoir ce que cela signifie, voilà mon erreur. Je viens de l'apprendre.

Qu'est-ce qui est préférable, passer pour un buveur de bière ou pour un consommateur de Red-Bull ? En fait ce qui est préférable est de manger du fondant au chocolat chaud chez Monsieur Depardieu.

Je vais vous apprendre, soufflé de chocolat moussant à la liqueur du jour.

Toute ma bibliothèque s'était mise à discuter d'un livre avec l'autre plus loin des questions les plus disparates, je dus demander silence plusieurs fois et finalement j'ai du faire mon lit au milieu de leur foire.

La partie la plus dure du métier de peintre est de mesurer les conséquences de chaque coup de pinceau. C'est un duel avec le roi, l'on ne doit pas tuer le tableau.

Seul un régicide peut peindre comme Jacques Louis David. Il ne suffit pas d'envoyer le roi en exil.

Je vois sortir le pire de moi, pleuvoir tel un toxique sur la société, et telle est mon ivresse que je me mets à rire.

Voie royale, il m'est arrivé d'écrire des aphorismes comme on rêve.

Ne parlez pas du souffle au typographe.

Première : Girolles de Sologne, l'avant-saison, bien avant la dialectique.

Bonheur, malheur, vulgarité, le cycle de la littérature.

lundi 8 juin 2009

pantoum

primavera 2003 (4)

Como una imagen del fuego
La abierta flor del entendimiento
Entre los sexos y los rostros,
De pétalo de negro nácar, de oro
La corona, la margarita,
La abierta flor de este abrazo
Entre los sexos y los rostros,
La rosa luminosa y liviana,
Espuma y rizo marino en un ombligo
Es toda rosa luminosa y liviana,
Como una imagen del fuego.


Rosa blanca y pecosa
Deja que me consagre al perfume
Y al ritual de tu lágrima barrosa.

A la luz de las bujías
Los senos pintados
Son infracciones soñadas, son puro futuro.

Encima del piano los dos pechos desnudos
De la madre, no de otra, o de ninguna,
Son una quimera pintada con sangre.

En alguna parte del calor
La fuente grisácea y agusanada emite sus consonancias
De rosas grises, invisible color,
grosería imperdonada de los días.

Sin más sonido ni proximidad
Que el bombeo del café en lo irrisorio de la medianoche,
Una rosa delicada de hueso ha pensado ladridos.
Son sus hojas de lija y su fragancia es humo,
Es una muchacha feroz que no desea nada suave.

Hoy desconozco las flores de la púrpura diurna.
Los aparatos encendidos como muros
de zarza me separan de tu voz.

Eres el rostro que me dice “espera”,
Y mi mente no concuerda.

Eres una especie de rosa.

primavera 2003 (3)

Se puede comprar en grano.
Más barata que el fúnebre incienso.
La mirra se quema de día,
En verano

Klossowski decía que el fondo humano
No se comunica.
Klossowskiana la soltera
Y la casada.
Klossowskiano es todo
Divorcio o cuerpo,

Sin ser ruina.

¡Viva el texto idiota!
¡Aléjanos del tiempo,
cascada negra de la literatura!


Rosa extemporánea, rosa impronunciable
Y peligrosa,
Rosa klossowskiana sin ponerle
Música ni desnudarla del todo,
Así es la monomanía, la esquizofrenia
Escribiendo prólogos a Sade sobre Reich,
Kant, Lacan, Groddeck,
Simone de Beauvoir y Jung,
Monografías y postales,
El Klossowski leído en los ochenta
Es el Klossowski de los años cincuenta

Y allí se acaban
Las citas con libro
Y las mujeres. Derivo
En una huerta-jardín abandonada
Los perros de piedra son su entrada
Y en la pared de plantas el torso de Jesucristo
Es sin miembros un raro primate
De gastado metal y deleznable.

Raro placer en el calor y la ceniza,
El vuelo ínfimo de un pájaro doméstico
Que viene a picar miga y mira de reojo,
Son los primeros noventa, aislamiento
De la psicosis y errores incomprensibles:

Ni al árbol, que es tullido, ni a la fuente seca
Les puedo dedicar suspiro.

¡Aléjanos del tiempo!

Los humores se decantan en humores resecos
Del cuadro de figuras de mal gusto que tanto
Gusto da pintar fumando noche.
Empujo la puerta, y otra puerta, abro con llave.
El entendimiento secreto me ha provisto rutina,
Todo es cocina, todo es ella y su pintura. Sabe tú
Que después de tanto noventa
Las mujeres, múltiples y agónicas como la existencia,
Continuas,
Regresan montadas en cisnes de zinc y alpaca,
Montadas en toros de papel de estraza, montadas en violines,
En teclados de formica y marfil, en dioses indios
De bocas abiertas y locomoción tetrapodal.

¡Viva el texto idiota!
¡Aléjanos del tiempo!

Quemaré mirra en las canículas del nuevo siglo,
En sus escalones sombríos el pulso del cosmos,
El océano necesario para el lamento y suspensión de mi juicio,
La mirra por su olor sutil deshace lo incómodo del tiempo
Y como en un texto recuperaré tu retrato y tu cuerpo.
El loco y el escarabajo, el niño
Y la mujer ¿qué lugar ocupo
En la revolución?

La verde fotocopia
De la verde verdad
Salía en la pequeña pantalla de la pesadilla
Con mi cara prisionera, y amarilla,
Mis ojeras,
Y tenía
Bigotito, pero el pelo de dormir. Gritaba
¡Propaganda!

Todo contacto era ser reconocido.
Me dejaban salir
Y vagaba esperando otro escándalo.

Los anarquistas corrían en las grandes calles,
Combatían los furgones con cáscaras
De plátano, y pieles de tomate.
Eran ingleses, norteamericanos, bárbaros.
Para el pueblo la cocina colectiva
Había dejado en las fuentes públicas
Ensaladas de tomate y guacamole,
Yo inclinaba mi jeta
Pensando el calambur de comer ensalada
En la calle,
De la fuente.
Como una imagen del fuego
La abierta flor del entendimiento
Entre los sexos y los rostros,
De pétalo de negro nácar, de oro
La corona, la margarita,
La abierta flor de este abrazo
Entre los sexos y los rostros,
La rosa luminosa y liviana,
Espuma y rizo marino en un ombligo
Es toda rosa luminosa y liviana,
Como una imagen del fuego.

He quedado superrelajado.

Qué gratificantes son las nupcias
Con el cosmos entero en minutos arrebatados a la realidad.
A ti no te parece un trance místico,
Quizá porque
No sé decirte las palabras clave
Al oído sino luego
Con la coprolalia de todo poema, ya
Se me anticipa la luz de tu próximo orgasmo.

Será el momento de pensar la conciencia
Que no sabe de más automatismos
Que la destrucción del ser en el signo
Que es siempre un marchitarse
De despedida telefónica o de ola turbia gimiendo y viviendo,
O quizás el orgasmo será como un desayuno
En la plaza nueva del placer,
Como un sorbo de cielo negro y de nube dulce,
A la vista del artista que nos pinta mentalmente
Captando la mirada fóbica y fecunda,
Las poses del pensamiento,
Las letras de haberse perdido dejadas en tiquetes de metro,
Las salidas fáciles manando sangre de cervato, la ciudad
En el gesto y la pasión intelectual, pintará
Solamente la mesa de zinc con su memoria lamentable, sólo
Pintará la abstracción negra donde hubo luz
Y se quedó la cosa humana braceando con rabia de no
Entender
Nada, y seguir
...

primavera 2003 (2)

El amor domina el tiempo, suavemente
Traiciona sus toques de trompeta.
Nadie sospecha que las bobadas que hacemos
Para gustar no nos llevan sólo al lecho ajeno
Sino son nuestro sadismo, tan suave,
Para con el viejo padre,
Que, tacaño, no nos quiso,
O no tenemos entre nuestros recuerdos
Más que danzas envaradas.

De que la política y el sinvivir
Sean pensamiento en la pureza del silencio
Me haces pensar que el motivo, ahora, eres tú,
Que descuidada rosa humana y moderna
Sales de la soledad del jardín contra todo tiempo.

Nuestros hijos no serán una amenaza
En el imposible beso y todo lo que escrito
El rito inútil y turbador nos hizo suponer,
Leyendo dulcemente
Y sin saber nada que no fuese
O modernidad o belleza, como tu fuego.

Y por fidelidad al cielo ladro como un animal
Y vivo en espasmo y en espasmo miro esto.

Me preguntaba ¿los montones
De ojos maquillados y fascinantes
De la sábana de Juno serán
Mi mirada múltiple y desesperada
En el amor buscando pareja?
¿Tendrá que ser una lección
de morirse un poco en la disminución
de un planeta oscuro o de un poeta
sin cabeza que sigue palpitando?
¿Será una doma de palabras
y disciplina como enseña el dinero
y la ley de los cuerpos?

Que los planetas y los dioses me perdonen vivir
Drogado y confuso en un amor posmoderno.
Ella se me representa clara
Y eso me basta.

Los cantantes en la calle conocen la sensación
De haberse visto soñados después de la muerte cantando,
Sin duda la mía es una lección de despedazamiento,
Del deshojarse de narciso sobre el frío espejo,
Del oído de Dionisio vibrando de luz
Y oscuridad, de la muerte imposible
Del vampiro solitario que se esconde en la mente,
De los muchos colores del sueño y de la letra
De la rosa. Esa rosa de la verdad
Que sale al final de las noticias de la droga y los dioses,
Esa rosa que escucha mis dolores dementes
Y abre sus pétalos en una sonrisa y un cabeceo
Y es fresco su beso y tiene el tamaño y el porte
De una flor fetichista y urbana,
que aúlla irónica y desesperada
como la mañana.
Ella me ha pedido que sea
Agresivo con su parcela de histeria.
¿Por qué digo que soy incapaz?

F., ven aquí.
Vamos juntos al psicoanalista,
Espérame en el sofá del pasillo
A la luz del flexo nos partiremos de risa
Y seremos paciente macho
Y hembra impaciente o lo que usted,
Rosa F., a estas alturas de siglo
Haya ya leído y estudiado.

Es verdad que hace falta otra cama
Donde tener por fin el sexo.
Que el noviazgo no se prolongue
Como en los aburguesados a pesar de los inconvenientes
Y que no cabe más en el oscuro deseo,
Y que nos beberíamos la sangre del gigante antiguo y oscuro
Gimiendo como loba y lobo o como reyes oscuros,
Como oscuro es el psiquismo
Y sus leyes automáticas
Y crueles contigo y conmigo.
No quiero hablar más,
Quiero estar en la rosa.
No deseo la serenata
De palabras en la puerta de tu coche más.

Dentro de un hospital, o de una cárcel, o de un cuerpo...
Dentro de las preocupaciones de las maestras y los pastores alemanes...
Dentro de la cápsula del tiempo en los hostales...
Dentro de un árbol, tan compresivo...
Dentro de mi mano acostumbrada ya a buscarte...

En el interior de la rosa de todo instante a tu lado,
Sin el vértigo de tus piernas es imposible vivir.
Imposible
Vivir,
Las nalgas son esfinges,
Los labios son esfinges,
Los ojos son esfinges, el peinado,
Son esfinges los pies delicados,
Esfinges frágiles.

¿Qué queda después y cómo
existir sin molestia?
Podría decir como un varón
Prepotente y dulce “vas a ser el gran amor”,
Ahora que estoy solo y tengo una imagen
Infalible de nosotros a salvo del tiempo en un libro.
¡Qué prepotente y qué dulce sería!

Lo más abrupto, la desnudez
De las piedras que miran al sol,
Del jardín perdido en el tráfico y los muros.
Entre rosa y rosa me asalta la verde ciudad
Y me derrota sobre las mesas y en el vacío sucio
No tengo nada.

Me obsesiona el símbolo como a lacayo
Que aspira al emblema.
Usted dibuja encajes y flores en papeles sueltos
Y nadie conoce la hermosura de los instantes al teléfono.
El dios, niño fugaz, dice “espérame”
Y no me lo devuelven la noche y el sol.
Eres un espejo
Que lo contiene todo en armonía desde hace tanto,
¿Cuándo podré mirarte?

Se lo suplico a los pianos y a las repeticiones de alta noche
Con sonrisas lo suplico y con impertinencia lo presiento.
No es grave vivir solitario, sin peso la rosa pasa
Por momentos a vibrar en el seno del recuerdo.
Espero, lo veo llegar, se ha vuelto a ir.

¿Por qué has arruinado mi tumba?
Dice la momia de juguete y se desnuda
Dejando ver, verde, la verde carne del amante.
El futuro seguirá jugando y siseando
Con la ocurrencia y el juguete del ser humano,
Los corazones estarán siempre dispuestos.

El dios no se ha ido,
Está destruyendo un búnker y un manzano inadecuado,
Como tú destruiste el juicio de mi culpa y mi cárcel
Y me hiciste espejo
Que lo contiene todo desde ahora
Como en un esquema o un periódico, o una rosa,
El perfil creativo absolutamente sincero, la copa,
Las madreperlas de chaquetas multicolores y garbosas,
Las rosas con imaginación de araña,
La monja instintiva que sorprendemos sobre el cristal,
O todo lo moderno que hay flotando en el cielo.

La rosa quiere que la espere en este vaso
Y mudo es el reflejo de las horas
En la lágrima cuajada y en su impiedad cautiva.


44

Si la instancia leve de mi cuerpo templada fuese
La ausencia ofensiva no le cerraría el camino,
A pesar del retraso llevado me viese,
Remoto de límites, contigo de contino.

Igual si en calle distante mi pisada
De ti la casa más lejos distanciada,
El pensamiento templado saltaría
Tan pronto piense la ausencia si estaría.

Pero ya duro me mata no ser duro
Para romper el claustro en que te has forcluido.
Todo permanecer análogo al del muro

Se vuelve tiempo, y leve como mi gemido.
Templado no tengo sino el llanto puro,
Se me cierra sobre el rostro con tus votos de olvido.

44

If the dull substance of my flesh were tough,
Injurious distance should not stop my way;
For then despite of space I would be brought,
From limits far remote, were thou dost stay.

No matter then although my foot did stand
Upon the farthest earth removed from thee,
For nimble tough can jump both sea and land
As son as think the place were he would be.

But ah, tough kills me that I am not tough,
Etc.




Tu desayuno por toda sociedad, las actualidades
Sobre la mesa con ojos doloridos que me serenan sin saberlo.
El paisaje de guerra civil que es el pulsar de nuestro encuentro,
Con letras hebreas intuidas, caligrama persa en la tarea
De tu hija para el absurdo, yo lo siento
Todo nuevo.

Organizar los años con sus pesados
Metales que hay que escuchar cantar:
El plomo, Saturno, la melancolía;
El hierro, Marte, la violencia;
El mercurio que es un dios que fluye y pesa,
Y preside la palabra, el espejo, una cierta fuerza
Que está en el negocio (pasarán los años
Sin pausa con un ritmo extraño);
El bronce de toda estatua, Júpiter, inconsecuente;
El cobre, Venus, el deseo que sostiene
En su caída la belleza del cosmos;
La plata, la Luna, también es espejo,
Las cosas inquietantes de las madres, el arte
Que nos hace femeninos y dudosos;
Pensaremos en el oro, el Sol, que es el amor
Difícil de encontrar, adicto a los ocasos.

Todo será dicho para tu oído sensible
Con palabra redonda que no toque la desdicha,
Después del desayuno vendrá el amor,
De una forma que sea humana te juro mi grito.

Mi grito siglo veinte, años surreales,
Gritaré para que vuelvas
Cada vez.
INTERMEDIO
La señora que me ve no remedia lo que pasa,
El radio de acción de su intelecto
No me alcanza en las correrías del diván,
Y poseído por tu suerte murmuro una pared de palabras.
Ser profundamente desgraciado, no poder
Llorar.

Yo creía en el freudismo como una liturgia
Moderna y con esa solera del libro universal,
Del mordiente de los judíos,
De las ciudades y los trasatlánticos, de las pizarras
De los padres infalibles y cultos, la ropa
Chic y más discreta.

La palabra secreta no me interesaba
Sino el jadeo
De mis antepasados,
Descubrir el mundo como era realmente.

La doctrina ya no me ilumina,
Sólo espero que un orgasmo o la muerte
Apaguen el pulso incómodo, insípido, de mi mente.

mercredi 3 juin 2009

primavera 2003 (1)

Esta rosa que se abre
Comme une kamikaze
Palestinienne
Prise au ralenti
Como un cigarro que
Lentamente
No puede más y explota.
Primer augurio del
Día,
La rosa.





Las cosas oídas que guardas en tu cabeza
Son de una innegable belleza


Quise hacerme café, he estropeado la cafetera y no salía café. Temiendo una explosión, renuncié. De todos modos va a amanecer y no hizo falta tomarlo. Incorporé frases al portátil, hablé con mi hermano que vino en mitad de la noche, de un concierto de rock. Me hizo escuchar jazz de los años cincuenta, hecho con sutileza. Había fingido un sueño para contarte, lo escribí y luego el horror de mentir, siquiera sea para seducir, me hizo borrarlo. Se me ocurría que ibas a ir más lejos que yo en la interpretación. Lo bueno es que puede convertirse en un proyecto de “instalación”. Insisto, no era un sueño stricto sensu. No hubo fase rem, como dicen los insoportables, compuse una ficción un tanto cursi, en realidad, como toda ficción, un constructo defensivo. Así que me gustaría entregarme a ti sin más miedo. Porque soy más pintor que literato. No tener nada preparado, y perdona que piense en voz alta. O no me perdones, pero entonces castígame de una forma humana.


La señorita Rosa F. lleva ropa que se nota
Que luce al bailar como sobre una estatua mojada
Que sugiere el movimiento
Como lo sugiere todo en el romanticismo de los locos.

Ha pasado una noche en mi mente
Y la noche notaba que mis ideas se parecían todas,
Que dormido yo era el perro de la señorita
Mediano
Con sueños que sofoca el fuego de sus ojos,
Su incapacidaz para decir un piropo o un aullido.

Ha pasado el día solitario de la calle y la casa,
Y las llamadas telefónicas,
Y Rosa F. me inspira como se dice de la musa
Pero no sé poner en práctica
Sus versos increíbles y eruditos, emborrachados
De belleza y modernidad.

El final de la tarde ocurrió con urgencia
En mi pecho confuso de grandes premoniciones.
Y mi imagen vestida de profesor elegante y neutro
Se dibujaba sin cabeza
Encima del cuerpo sino bajo el zapato con cara de pensar.
Y mi imagen bien vestida le decía
“Cabecita mía, siempre perderás”.

Ha pasado el tiempo solitario.
Rosa F. es lo contrario.

Ella permite que pase lo prohibido
Con su risa discreta.
El sonido de sus ojos, la dificultad
De encontrar en otra tanta mercancía mental,
Tanta fiesta seria y deliciosa como curarse de pronto.

lettre à Berthe

Chère Berthe,

le démon qui préside mes jours, et qui parfois me jette dans des plaisirs impurs et miroitants, a voulu dresser une scène où tu es soustraite à mon esprit. J'ai tellement de fois pactisé toujours un peu plus avec ce démon... et tes moments d'absence, oeuvre de son illusion, me font à eux seuls liquider toutes mes dettes, englouti par la sirène de mes douches, coulé dans l'eau pour toujours, dans cette roche d'obscurité qui est l'enfer.

Seul le pape peut sortir, et sans que cela fasse précédent pour ses successeurs, un homme de l'enfer. Tellement le fit Grégoire le Grand à son époque. Je suis tordu de plaisir et je sors de la roche obscure les instants où tu me saisis et me tires vers la verdure et la lumière de la vie. Je t'ai peinte en papesse, et le contrat du coeur ne peut être que selon la loi d'amour. Dans la torpeur de ma damnation, de la prononciation parisienne la seule grâce de ta voix d'ange a pu m'apprendre le mot coeur, dans sa prononciation intérieure. Un égard du dieu pour l'étranger, un rêve dans la mort. Depuis ton trône tu es capable de sauver l'âme du même Lucifer, et tu le fais avec mon démon et moi tel une déesse tellement douce que je veux pour toujours te remercier.

Tu viens chaque matin rallumer une étoile morte et changer la nuit en jour, avec ton bruit léger d'abeille, d'antilope parmi les lys de la réalité. Je suis baroque, je m'abandonne à toi et le ciel déborde son pétrole et voici la mélancolie de l'ange. Des longues explications de sa longue douleur enfin abolie, merci toujours.

Manuel