mercredi 21 octobre 2009

poème en mie de pain

Le contrat lactée, les liens du regard,
infection du coeur gardien des mots
qui le fait délivrer tant de choses amusantes
tant de excès prévu dans ses clauses,
le contrat de lait est l'enfance du contrat,
est son temps d'indécision,
d'insouciance.

J'établis avec les collectionneurs de mes nus
une traite de non finition,
une interrogation de la peau
qui est d'abord la collection de mes désirs,
traite de chasteté propre à un échange lunatique,
grande est la Diane des Ephesiens,
la noce avec la Forme
rachetée par la pureté de l'oracle.

Que les penseurs nés en Allemagne ne comprennent ce qu'ils disent
que les critiques adorent l'inintelligible
que le Zodiaque de l'année soit comme la brisure d'un oeuf
déjeuner masculin, ou liseuse de main
que je en aie besoin d'être vulgaire pour vivre demain
respirer, comme tous les êtres vivants sur cette planète.
Ce sont des lignes de lait
des lettres blanches dans l'amour,
des termes du contrat
le plus beau, du contrat esthétique.
Quels mots rassurants que ceux du vrai public,
quelle noce que celle dont on rêve à Grenade
en sonnant la cloche de l'Alhambra. Cérémonie
probablement maçonnique, sinon le contraire
superstitieuse et profonde comme le péché,
amitié de la terre et du ciel,
de ce ciel qui ensoleille les corps à travers un fin rideau,
qui nous rends prêts pour entamer le lendemain.
Qui dit traite dit trahison, essence du temps,
mais le contrat était une feuille d'automne,
et sa traite était la promesse d'une transgression.
Oh, contrat de l'inceste, le stupre, la prostitution,
tu es dans les toiles des peintres, écrit par des images,
Junon donnant son lait à Hercule. Quel caprice
t'a placé dans l'autel du tourisme,
quelle sorte de vice, cécité ?
Ta destinée est le rapport discret de la maison de campagne
ou du salon avec les volumes des catalogues dans les livres savants.

1 commentaire:

Elvi54 a dit…

Je me suis trompée; j'ai laissé le comment sur l'autre entrée du 12 octobre. En fin... il est trop tard cette nuit pour moi. Il faut que je vais dormir. Bonne nuit MM.