jeudi 3 septembre 2009

miettes à Eve (2)

...

On entre en moi comme on entre dans une discothèque.

Depuis très petit je suis un ironiste.

Comprendre Mars. À quand les livres extra-terrestres ? Ils pourront avoir une tradition du papier pour rester autochtones, lieu des racines. Je ne comprends pas.

Voyage pathologique et jardin des merveilles.

D'accord, la jalousie est comme une maladie, mais elle est plus grave quand elle s'absente.

Parcourir la folie sans symptômes. Ecouter la folie comme une musique de fond dont on est distrait de temps en temps. Ô, douceur. Les symptômes sont là, sans faire de mal, quand on ne se pose pas de questions d'existence. Pour les anciens, il était normal d'être fou.

Karaoke textuel sur un texte d'Artaud.

Elle me secoue, le vrai féminisme n'a pas de manifestations extérieures, il se caressait la barbe.

La dernière dévotion pour l'écriture est sa destruction. Pour écrire il faut ne pas croire.

Ma chanson préférée je la zappe, je ne suis jamais seul.

La vue engagée dans la lecture de la mémoire, un aveugle n'aurait pas de souvenirs, si tel était le cas, on ne se rendrait pas compte du rythme des souvenirs. Des points d'appui pour penser corporellement.

Ecriture sans personnages, et l'on vient d'en peindre.

Internet aux mendiants !

Ses doigts tapotant sur le front, il oublia de se lever pour danser pendant qu'il signait, le tyran accompli. Un autre tyran !

Les tyrans de la terre sont dans les bébés en plastique qui charment par milliers les petites filles. Ils sont voués au grenier.

Tout homme sans scrupules est au-dessous du clochard.

Il faut sauter du scrupule à l'innocence et revenir. On ne saura jamais.

Le repentir royal ne descend pas l'escalier.

Exergue pour un inconnu à remplir.

Par l'absence d'opinion, j'échappe à l'auto-citation. Savez-vous ce que je pense ?

J'ai découragé mon admiratrice parce qu'elle était mon piège. Comme une petite araignée qui viendrait loger dans les narines, piège intérieur qui nous empêche de respirer, qui nous habite comme les ténèbres qu'on porte en soi. Mais notre admiration pour nous-mêmes est la pire des toiles d'araignée et la plus voyante pour les mouches.

Ah, mouche, mouche, elle est pour toi, ma moustache, disait le catalan.

Sainte Madeleine nourrie des mouches ? Impatiente, elle fut ravie par les anges pour se rassasier.

...

6 commentaires:

Pseudome et Gaumaurrhe a dit…

Il faut des étrangers pour faire du français une langue culturelle, sinon il reste un idiolecte.

Elvi54 a dit…

Idiolecte? Oh, mon dieux.
Cette chanson et la chantesse sont parfaites pour ton post, MM.
Qui est-elle?
Je ne crois pas que MM soit tellment étranger en Français, Pseudome et Gaumaurrhe.

Elvi54 a dit…

"Ah, mouche, mouche, elle est pour toi, ma moustache, disait le catalan" ¿Es quien imagino este loco pintor? ¿Quien, sin embargo, el que canta "I want you"? Voy a aficionarme fanáticamente a tu blog, MM.

Elvi54 a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=1XMwilXdi-I
Je ne sais pas si je l'ai fait correctement!

Manuel Montero a dit…

Chère Elvi54, Potocki a écrit en français, Casanova aussi, puis Isidore Ducasse et Jules Laforgue. Par leur condition d'étrangers ils ont fait tourner la langue. Un ami français se plaignait récemment sur le blog des ELS que le lecteur français fut attiré par les étrangers (NLR), j'avais un peu envie de rire, moi qui pour l'instant suis un peu dans l'ombre.

Les titres des chansons vous pouvez les voir plus bas, dans une entrée du début de l'été où j'ai placé le, disons, chip de musique. On peut sauter des chansons si on aime pas.

Manuel Montero a dit…

En todo caso, gracias por el elogio. Al principio no pensaba en Dali, pero la imagen era tan evidente que se impuso.