dimanche 6 septembre 2009

Les textes de Marie Lebrun

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Vous êtes en forme, proportionnellement à la situation, Marie. Quelqu’un qui signe koala ne peut produire que des scénarios de télé. L’écriture naïve est un fait nouveau qui ébranle la machine de l’ironie. Cela s’est passé en peinture, même si l’ironie est comme la rouille et revient avec la pluie, pourquoi pas en littérature ? Pourquoi pas tenir à ça ?

Está usted en forma, proporcionalmente a la situación, Marie. Alguien que firma Koala no puede producir sino guiones de televisión. La escritura naif es un hecho nuevo que viene a destruir la máquina de la ironía. Ello ha tenido lugar en pintura, incluso si la ironía es como el óxido y vuelve con la lluvia, ¿por qué no en literatura? ¿Por qué no atenerse a eso?

J'ai du le télécharger jadis, puisque en le lisant, je reconnais le texte. En effet il est quelque part et j'ai du lire une bonne partie mais mon ordinateur est un capharnaum où je n'ose plus me submerger. J'avais apprécié votre style de Post Scriptum aussi sur ce roman. La reconnaissance que je puisse fournir n'est pas la solution à tout, mais bon, si cela aide... Dernièrement je m'intéresse (pour mes textes d'abord, puis ceux des autres) à l'étude de la notion d'innocence; c'est sur ce point de vue que je le trouve particulièrement réussi. Mais je sais qu'il y a d'autres atouts qui devraient être relevés. Votre roman offre une sensation d'abandon de soi, par la réitération de situations fétichisées, qui est rare dans une littérature qui se veut encore plus futée que la télé, soit par la difficultuosité de la langue, soit par l'impertinence. Chez vous il y a quelque chose au fond très visuelle, un agencement du texte en catalogue qui est stimulant. Le manque de professionnalisme qu'on vous reproche est une vertu à cultiver et sur laquelle vous vous devez de réfléchir. À propos du blog, je trouvais que c'était pas une urgence de parler tellement des actualités. Moi j'essaye de m'en servir comme outil d'étude, et de réflexion sur le long terme des classiques et des textes fondamentaux. Le temps qu'on passe à ne pas comprendre un texte est plus précieux que les étincelles de la médiocrité du siècle.
(exit)

He debido telecargarlo antes, ya que leyéndolo, reconozco su texto. En efecto está en algún lado y he debido leer una buena parte, pero mi ordenador es un cafarnaún donde no oso sumergirme. Había apreciado su estilo de Post Scriptum también en esta novela. El reconocimiento que yo pueda brindar no es la solución a todo, pero bueno, si ayuda... Ultimamente me intereso (para mis textos en principio, a continuación para los otros) en el estudio de la noción de inocencia; es bajo este punto de vista bajo el que la encuentro particularmente lograda. Pero sé que hay otros puntos fuertes que deberían ser señalados. Su novela ofrece una sensación de abandono de sí, por la reiteración de situaciones fetichizadas, que es rara en una literatura que se quiere aún más ingeniosa que la tele, sea por la difucultosidad del lenguaje, sea por la impertinencia. En usted hay algo en el fondo muy visual, un agenciamiento del texto en catálogo que es estimulante. La falta de profesionalismo que se le reprocha es una virtud sobre la cual usted tiene que seguir meditando. A propósito del blog, yo encontraba que no sería una urgencia hablar tanto de actualidades. Yo intento usarlo como herramienta de estudio y de reflexión sobre el largo plazo de los clásicos y los textos fundamentales. El tiempo que uno pasa en no comprender un texto es más precioso que las chispas de la mediocridad del siglo.

Quand ses lecteurs trouvent qu'il lui manque ceci ou cela (des ingrédients, du piquant) ou encore qu'il y a "du manque" (dont ils déduisent son "bovarysme"), ils décrètent en quelque sorte la "maladie" du texte de ML. Soit son angoisse. Soit son humour, froid comme chez Kafka, mais froid comme chez lui pour ceux qui passent vite. Devant le détail des conversations, le cynisme implicite du récit, j'ai cru revoir la métamorphose en insecte, le persistant effort des insectes qui nous sidère devant le fourmilier.

Cuando sus lectores encuentran que le falta esto o aquello (ingredientes, picante) o aún que hay "carencia" (de lo que deducen su bovarismo), decretan de alguna manera la "enfermedad" del texto de ML. O sea su angustia. O sea su humor, frío como en Kafka, pero frío como en él para aquellos que pasan rápido. Frente al detalle de las conversaciones, el cinismo implícito del relato, he creído volver a ver la metamorfosis en insecto, el persistente esfuerzo de los insectos que nos sidera cara al hormiguero.

Je pense à un texte d'une objectivité (aussi au plan libidinal, puisqu'il est un catalogue aléatoire et fragmentaire de fétiches et de rituels anodins) presque impossible à atteindre par moi, qui est le long roman de Juan Garcia Ponce "Cronica de la intervencion". Il s'est fait certainement féminin, l'écrivain et traducteur mexicain, pour atteindre l'objectivité. Je viens à ceci puisque je pense que comme dans le texte de ML l'écriture passe par une affirmation de la différence sexuelle et chez Ponce il y a renoncement à la rhétorique propre à toute "voix" masculine, soit publique ("publiable" est un mot qu'inquiète la femme écrivain, comme une marque presque corporelle, ce serait d'être refusée).

Pienso en un texto de una objetividad (también en el plano libidinal, ya que es un catálogo aleatorio y fragmentario de fetiches y de rituales anodinos) casi inalcanzable para mí, que es la larga novela de Juan García Ponce "Crónica de la intervención". Se ha hecho ciertamente femenino, el escritor y traductor mejicano, para alcanzar la objetividad. Vengo a ello porque pienso que como en el texto de ML la escritura pasa por una afirmación de la diferencia sexual y en Ponce hay renuncia a la retórica propia a toda "voz" masculina, o sea pública ("publicable" es una palabra que inquieta a la mujer escritora, como una marca casi corporal, sería ser rechazada).

L'innocence, tout comme l'enfant en tant que "pervers polymorphe", donne sur l'appel à la cruauté, inéluctablement. L'on voit la facilité avec laquelle le langage blesse, par la critique ou l'indiscrétion, et même le langage des objets, tel une robe noire ou un livre sur une étagère est fait de violence envers la part faible qu'on suppose à l'autre, au monde. Parce qu'écrire c'est s'attaquer au monde. C'est une prise à l'assaut. Consciencieuse.

La inocencia, al igual que el niño en tanto "perverso polimorfo", resulta en una llamada a la crueldad, ineluctablemente. Se ve la facilidad con la que el lenguaje hiere, por la crítica o la indiscreción, e incluso el lenguaje de los objetos, como una falda negra o un libro en su estantería están hechos de violencia hacia la parte débil que se le supone al otro, al mundo. Porque escribir es atacar el mundo. Es tomarlo al asalto. Concienzudamente.

5 commentaires:

Cécile D. a dit…

je ne vous connais pas Manuel, mais je vous aime...
je crois que vous vous êtes un incorrigible affectif et je ne sais pas si vs avez raison à propos de Marie, je n'ai encore rien lu d'elle, donc je ne peux me prononcer , cela dit, au travers de ses commentaires que j'ai lus,ça et là, si l'esprit de ses écrits ressemblent à ce qu'elle dit,de ce qu'elle vit, alors , oui, définitivement vous avez raison... j'approuve *_*

me a dit…

Manuel, volveré a leer tu entrada sin la música; que capturó mi atención y no me dejó leer lo que parece un texto interesante.

http://marielebrun.unblog.fr/ a dit…

Merci cher Manuel, de cet hommage qui m'émeut beaucoup.
Amitiés.

Manuel Montero a dit…

Cuando lo quieras leer, me, puedes bajar el volumen...

Mes amies, j'ai pas découvert la poudre...

Chiqui a dit…

Pues yo lo volveré a intentar, la canción es muy pegadiza...No hay quien se despegue de ella.