mercredi 11 mars 2009

zx spectrum (bilingue)



photo Eve Livet



De acuerdo, es un individuo sesudo el que ha hecho la instalación, pero yo no pedí que mi casa fuese conceptual. Que haya que atravesar un corredor a oscuras, donde unas escobas te golpean por un resorte dirigido desde un ordenador, con sensores de dióxido de carbono emitido por la respiración en vez del ya conocido truco de los rayos infrarojos. Lo ha bordado, se llega en un estado especial a la sala de estar, pero ¿y esa barbacoa de pneumáticos palestinos que ha hecho en mitad de la alfombra? Parece que en el cuarto de baño, el que ha hecho la instalación también ha tenido una idea conceptual, y lo que es peor, militante, llevar un matadero a la ducha, de forma que cuando me prepare para salir lo haga al lado de un cadáver de vaca que no merecía estar oprimida por el sistema. Concluí que debía habitar la casa transido de tomas de conciencia constantes y dejarme provocar por el fontanero fanático del transgénero. Concluí que mi vida no iba a ser nunca más como antes. ¿O era un sueño? Soñé que vivía en un museo.



Parfaitement lucide je deviens stérile, vous avez dû réaliser des faits analogues. C'est le moment pour laisser les remords ensevelir les remords, comme disait Klossowski. Plus aucune érection devant mon propre travail. Un continent inexplicable.

Quoique une tasse de café à quatre heures de la nuit est du vice, est une transgression de la loi du sommeil, et c'est comme ça que j'ai peinte ma dernière bicéphale. Il y a toujours un homme jeune (l'artiste) qui est placé devant elle. La première version en grand format de la série, qui date de 2004, a donc une structure pareille à la première aquarelle des mi-90's et à celle de cette année, qui a été réalisée à l'huile. Le curieux c'est que toujours l'iconicité est du côté du personnage féminin, laissant le témoin masculin dans l'imprécision, dans le geste savant et élusif.

Je vous demande de l'indulgence, si je me permets de qualifier de savant mon geste, c'est pour des raisons concrètes et qui concernent le savoir de l'artisan. La sagesse de cet artisan consiste à repérer les marques de la nonchalance mondaine dans l'exécution de tableaux, les gestes ou les taches qui signalent la longue expérience, l'être de retour. Si l'iconicité met sous siège le goût, le soumettant par la violence de la vision populaire; la nonchalance chez l'artisan le place dans l'espace réservé au professionnel indépendant. Même un ministre se doit de applaudir les ombres chiffonnées et les parties obscurcies, c'est la mise en abîme.

Or les remords qui viennent ensevelir les remords, concernent l'image, pierre de scandale de la vision. Que l'on signale une duplicité dans mon travail, mise en icône par la femme bicéphale, mais aussi développée dans le décalage et la brisure introduite par la coexistence du style et de l'artisanat. Cela vous replace devant ma duplicité aussi bien politique qu'émotionnelle et vous vous dîtes que vous risquez d'être trompés. Et bien, cet illusionniste et charlatan, n'a d'autres sens ouverts au monde de la réalité que ses duplicités, deux yeux, deux oreilles, mais encore une part du père et une part de la mère, une part de vérité et une part de mensonge, et il est pris en tourbillon par cette dualité, se trouvant à vivre la plupart du temps dans la contradiction.




No, no tiene relación el texto español con el francés. Se acompañan, eso es todo. Trabajar en el taller es finalmente vivir en un museo privado. Se pasa tiempo meditando ante la obra acumulada. Se cae en las tentaciones del oficio, pintar de memoria, recurrir a las reglas de oro del éxito o del fracaso (siempre esa duplicidad) o esa otra tentación del oficio que es el no saber sabiendo, que nos hace decir incoherencias.

El arrepentimiento en arte da lugar a las obras más eclécticas, y constituye lo que los franceses llaman la mise en abime. O sea la profundidad y la densidad de la obra, tanto al primer golpe de vista como en su mensaje psicológico o narrativo. A mí me gustan las telas algo abombadas, de imprimación irregular, que me recuerdan a pieles de animal.


Pisar tierra etrusca es la sensación al llegar al taller. Dos tipos de arrepentimiento me abruman frente al cuadro, el que tomo por las bridas y me conduce al triunfo y el que me destina a la soledad. Si debo como Maurice Sachs derrumbarme en el camino y recibir el tiro de gracia, o si por el contrario es la silla de ruedas, los aduladores y el oro manantial de Salvador Dalí. El cuadro, como también la escritura, es una inhumación, un festín funerario o la interiorización de algo que hemos perdido. Es ese arrepentimiento frente al espacio sagrado de la muerte el que hace que las vigorosas figuras de mujeres de dos cabezas sean un triunfo de lo vivido en el fantasma. El segundo tipo de arrepentimiento se da en la materialidad del cuadro, una cierta reglamentación del exceso somete lo pintado al juicio de nuestras resistencias. En ese sentido las resistencias que oponemos son las que nos excluyen del sitio donde quisiéramos reinar.


Et en dernier ressort, qui devrait recevoir le prix de son génie ? Le vieux qui est muni d'un style ou le jeune qui porte la force des images, de la jeunesse de l'image. Les toutes premières notes de l'hymne de Dionysos on est jeune quand on les écoute, on est un vieux interprète le jour où l'on les chantonne. Les Lumières Sombres accordent un type particulier de habilité à chacun des deux; chez les peintres le don de la vieillesse est la couleur, étant le dessin et l'idée plus aptes a intensifier l'apprentissage du jeune dans sa sève et sa force. L'axe entre les deux mondes, les morts et les vivants, est un simple baguette entre les doigts du maître de la duplicité. Les femmes sont donc deux, dans un seul corps, et celui qui regarde est compris dans le même tableau, ce que fait trois.

Tel est le prix du génie, ce chiffre trois, cette Trinité et non duplicité du réel. Chez d'autres peintres c'est un aspect du rapport à la la géométrie et ses formes qui s'altère quand on franchit le seuil de la vieillesse, et non plus la couleur, ou encore on y trouve chez qui c'est le genre de solitude qui évolue substantiellement dans ce déplacement. On sent le cadavre exquis pourrir gentiment au gré de l'écriture. L'homme qui observe les deux visages pour deux seins bien soutenus par la lycra, il est aussi un prodige à intégrer au tableau. C'est moi, et l'intensité d'être invité à figurer dans une Trinité me trouble. De là que mon portrait porte mon agonie, mes faiblesses, mes infidélités.

Inhumation du féminin.
Inhumation de l'homme.

L'image du tableau est une structure qui s'enflamme, avec ses joues rosées, avec une tête blonde et l'autre brune, avec son jean tacheté de bleu criard, avec son soutien gorge musclé. On n'est jamais infidèle à sa jeunesse, elle est responsable à plus d'un titre de ce qu'on fait par la suite. Pour ce je continue d'admirer des personnages comme Pierre Merejkowsky, révolutionnaire inchangé, puisqu'il était authentique déjà dans la solitude de son désir. Sur le répertoire d'images du blog vous trouverez son portrait. Le peintre fait ce qu'il peut, il ressent le froid de l'hiver.


A pesar de no mostrar desnudeces mayores, en la mujer bicéfala hay un impulso de libertad y toda beatería ha sido echada a correr, dando como resultado una presencia palpable de la libido. El deseo es presentado incandescente en la extraña mujer. Es imposible seguir cediendo a la apatía y el hombre muerto está llamado a revivir. Extrañamente, el uso del solo rojo veneciano para pintar el desnudo masculino, nos habla de una economía del deseo a dos velocidades. A través de la tela, testimonio de la vida, en la figura de mujer. Superpuesto a la tela, pintado en escritura, el hombre.

Y luego la explosión amarilla del flash de la cámara con que ella fotografía el sexo del hombre. Explosión amarilla como las uñas de un fumador impenitente, sobre el cuerpo de él. El abandono y la apatía del rojo veneciano asociados al peso del color banana sucia. Del frente masculino nos vienen cuerpos calcificados, cubiertos de azufre.

1 commentaire:

Patricia Picón a dit…

cómo me han gustado esos monos (y ahora un comentario excluyente): de los pintores surrealistas, a menudo, me quedo más con sus dibujos que con sus pinturas, hay una conversión de la pincelada en línea al realizarla con lápiz o similar, que me tiene loquita. (y si lo tiene no lo quita)