mercredi 26 novembre 2008

Shawarmaness

BILINGUE




1)

Tout malade qui se veut est en vue de décrier sa solitude. La vie nous enlève la supportablilité de notre solitude d'enfant. Il devient urgent, alors, de prendre le cahier et de se plaindre, sur le papier, de notre abandon. Mais il commence à devenir rare celui qui écrit par rapport au nombre de ceux qui s'adonnent au vice. J''ai donné la main à quelque jeune pervertie qui se console de sa cruauté. Mon être est distrait dans ces chocs, et si ce n'était mon corps qui me donnait le souvenir, je ne les retiendrais que par effusion divine. Mais elle écrit, et constamment, juste parce qu'il n'y a pas de solitude, même cruelle, qui ne puisse se passer des lettres. Même l'esclave, enivré par sa misère, demande à l'écrivain de le coucher en écriture. Même lui, qui s'humilie devant les caméras de surveillance à désinfecter le passage des foules.

Le riche voudrait par instants occuper sa place, sous l'empire de la femme, ne concevant d'autres hommages emphatiques, et sur l'écran de sa vie il projette sa soumission à la beauté.


1)

Todo enfermo que se precie está en vistas de protestar de su soledad. La vida se nos lleva la soportabilidad de nuestra soledad de niño. Se vuelve urgente, entonces, tomar el cuaderno y quejarse, sobre el papel, de nuestro abandono. Pero empieza a ser raro el que escribe en relación a los que se dan al vicio. Le he dado la mano a alguna joven pervertida que se consuela con su crueldad. Mi ser se distrae durante esos choques, y si no fuera mi cuerpo el que me diera el recuerdo, yo no los retendría sino por efusión divina. Pero ella escribe, y constantemente, justo porque no hay soledad, incluso cruel, que pueda pasarse de las letras. Incluso el esclavo, embriagado por su miseria, pide al escribano ser consignado en escritura. Incluso él, que se numilla frente a las cámaras de vigilancia desinfectando el paso de la multitud.

El rico querría por instantes ocupar su papel, bajo el dominio de la mujer, no concibiendo otros homenajes enfáticos, y sobre la pantalla de la vida él proyecta su sumisión a la belleza.



2)

C'est pour cela que, même menant une vie d'artiste plutôt chaotique, l'on trouve encore l'impulsion de l'écriture. Qu'il puisse avoir un lien contractuel de notre solitude à une autre, est le sous-entendu du fantasme de l'infirmière dans l'écriture de la chanson Enfermera de noche, de La Mode.

La proximité du démon dans le vice a son dédoublement dans la familiarité du génie chez l'écrivain. On peut ainsi dire qu'il n'y a de solitude sans duplicité.

L'on se sent dans un cachot, abandonné à l'humidité et aux rats. Pourquoi mort et solitude se ressemblent autant ?


2)

Por esto es por lo que incluso llevando una vida de artista más bien caótica, encontramos aún el impulso de la escritura. Que pueda haber un vínculo contractual de nuestra soledad a otra, es el sobre-entendido del fantasma de la enfermera en la escritura de la canción Enfermera de noche, de La Mode.

La proximidad del demonio en el vicio tiene su desdoblamiento en la familiaridad del genio en el escritor. Se puede así decur que no hay soledad sin duplicidad.

Uno se siente en una celda. abandonado a la humedad y las ratas. ¿Por qué muerte y soledad se parecen tanto?


3)

Le solitaire, comme le malade de démence, fustige parfois la nuit des voisins avec une chanson obsessionnelle ou avec ses déambulations sur le parquet.

Le souvenir des femmes entrevues a tendance à se dissoudre dans la vicieuse mélancolie, destinée inévitable de nous tous. Et c'est si sain de se précipiter au monde de l'escalier en criant VIVE LA FEMME. Et c'est si sain d'évoquer ces femmes entrevues pour nos instants solitaires de vice. Il serait important de noter cette prédominance des femmes dans les circuits de la mémoire. Et donc la réminiscence du flirt dans le travail du texte.

3)

El solitario, como el enfermo de demencia, fustiga a veces la noche de los vecinos con una canción obsesiva o con sus deambulaciones sobre el parqué.

El recuerdo de las mujeres entrevistas tiene tendencia a disolverse en la viciosa melancolía, destino inevitable de todos nosotros. Y es tan sano precipitarse al mundo de la escalera gritando VIVA LA MUJER. Y es tan sano evocar esas mujeres entrevistas para nuestros instantes solitarios de vicio. Sería importante anotar esta predominancia de las mujeres en los circuitos de la memoria. Y por tanto la reminiscencia del flirt en el trabajo del texto.

1 commentaire:

Chiqui a dit…

Manuel, I get the idea! La lucha contra la soledad tiene para ti una dimensión que me falta a mí.
¿Por qué shawarmaness?