dimanche 23 novembre 2008

Klossowski, encore

récit critique



Pour les personnages sadiens, tantôt c'est la
qualité de la même victime sur laquelle s'acharne,
diversement pratiqué, l'acte de son bourreau, qui
l'emporte sur la notion de l'acte, tantôt c'est le
même acte réitéré qui, exercé indifféremment sur
un quantité de victimes, affirme la qualité de l'acte.

Pierre Klossowski, La monnaie vivante


Musée des horloges, le souvenir des années quatre-vingts espagnoles est une bonne introduction au pourquoi de Klossowski chez moi. Que cela passe par la musique comme méthode de connaissance, essentielle dans ce qu'est la Movida et qui a posé pour l'Espagnol une certaine manière de lire Klossowski, assez éloignée de la méfiance du public français, est, pour l'absence délibérée d'un point d'appui sonore, propice à fournir plutôt des scènes, tout au long de mon évocation de ces années de lecture de Klossowski en Espagne.

Ce furent dans mon cas les quelques années consécutives aux années quatre-vingts qui furent décisives dans ma lecture de Pierre Klossowski.

Ces scènes nous montreraient ceux qui allaient être de leur vivant mes maîtres à penser espagnols, sans négliger la figure de Salvador Dali, qui présidait depuis son rôle transitionnel toute la Movida. Son refus du parti communiste donna lieu parmi les artistes à des bohèmes pour lesquels le snobisme et le dandysme, inutiles chez le révolutionnaire traditionnel, étaient de rigueur. Certains, tel Barcelo dans la peinture, et une pléiade d'avatars d'Orphée chez les musiciens, ont atteint une certaine notoriété.

Ces conditions données, les artistes n'avaient la crainte hypocrite de cacher leur condition de fils de la vieille bourgeoisie ou leur culture pointue et avancée, du moins par rapport aux vieux artistes contestataires, avec une bonne dose d'innovation et de talent. Cela enveloppait dans une ambiance d'euphorie créatrice les jeunes intellectuels tels mes deux maîtres à penser le poète Antonio Lopez Luna et le philosophe Ignacio Gomez de Liano. Mais j'avais suivi le fil qui menait à Klossowski quelque peu avant les rencontrer. Eux d'ailleurs semblaient dépassés par l'état avancé de mes lectures.

L'oeuvre de Klossowski entrait en Espagne alors au nom de l'érotisme et de la liberté d'expression. Ses romans étaient publiés dans une collection de littérature érotique, et ses essais étaient lus comme s'il s'agissait d'une affaire de modernité ou de mode à outrance. Il était le mot de passe d'un certain esprit libertin, et son âge avancée n'était pas perçue, de toutes façons on se le figurait mort jeune. C'était une époque où l'on ne débridait pas sa part de créativité sur la Toile, en soi transparente, mais où ils existaient des oeuvres, des chansonnettes, sur le support d'une matière opaque, tel l'oeuvre unique.

Comment cet état de choses à donné dans nos temps qu'Ignacio se soit penché vers des cercles politiques de droite; et qu'après un ouvrage érudit et monumental dans l'esprit aristocratique et avant-gardiste des années quatre-vingt et quelque peu plus, il ait voulu établir un système philosophique dense dans un autre gros et ambitieux ouvrage, plus près de la tradition anglosaxone, on dirait, ou des tentations simplificatrices d'un Auguste Comte, prenant sur son dos la lourde et inutile tâche de devenir le philosophe du cognitivisme néo-liberal ? Il s'était toujours réclamé de Giordano Bruno, et restait nonobstant assez prudent face au catholicisme espagnol. A-t-il étudié à Salamanque ou à Madrid, ses souvenirs à lui ne coïncident avec la figure de lui en tant qu'enfant terrible ou dandy junior dont faisait état une dame, professeure, qui l'avait connu étudiant ? Elle se sentait prise par lui et son cercle d'intimes telle une moutonne, comme on dit en Espagne. La génération des novisimos n'était pas à l'heure de la majorité des jeunes inquiets, encore, qui se voulaient plus lecteurs de Blas de Otero ou de Buero Vallejo. Puis vint sa condition d'exclu dans le jeu des idées gagnantes, appuyé sur des majorités justement "moutonnes". L'impénétrabilité progressive de son écriture, qui s'offre comme un trésor d'Ali Baba où l'on ne sait à quel bijou s'entretenir d'abord, arrive à son comble dans sa pensée philosophique propre, structurée en paragraphes numérotés, tel le Tractatus. L'esprit est élevé, dans ses descentes dans la philosophie naturelle, et alors l'impénétrable se manifeste dans les implications indiscernables des sous-entendus sociaux et politiques.
On avait la sensation que de Bruno on passait à Machiavel. Tant était l'ambiguïté classique de ses dernières démarches.

Qu'il se soit intéressé en tant qu'éventuel objet d'un livre aux parcours italiens de Stendhal, prouve le versant moderne de son érudition. Et encore plus la thèse inouïe qu'il arbore dans son opera magna préalable à l'entrée en philosophie, à savoir le tracé grec de type mnémotechnique du mandala tibetain, propre à un génie plutôt qu'à un simple spécialiste, propre déjà au philosophe qu'il allait devenir.

La rigueur dans laquelle je me tenais quant à mon sujet m'a empêché même de penser à le citer dans mon étude en espagnol sur Pierre Klossowski, malgré que tous deux aient navigué sur la patristique et les hérésiologues. N'ayant pas d'influence mutuelle je les lisais pour des fins délimités et étanches, dans mon projet d'avenir. L'un était mon Ptolémée, l'autre mon Bruno, des rôles d'ailleurs échangeables entre les deux.

Maintenant je regrette de ne pas me souvenir du nom italien de la place devant le Palazzo Publico de Sienne, une de mes premières visions de l'espace, et je regrette de n'avoir lu que le début du Decameron. Dans ces espaces profanes, géométrique et littéraire, la force de Sainte Catherine de Sienne ne cesse pas pour autant d'agir. L'image allégorique de la Paix à Sienne a tout d'une vision hellénisante de Marie. Les nonnes, qui sont faites de chair et os comme nous tous, ne sont pas loin. Il est question de nonnes quelque part chez Stendhal. Si Ignacio se respecte en tant que philosophe de génie il n'aura d'autre choix que le retour, tout contradictoire, à la Foi. Ou bien une profession de l'extravagance qui puisse donner sortie à sa créativité refoulée dans l'entreprise de l'intellectuel, d'être pris pour intellectuel de droite avant que pour philosophe.

Il a encore des seuils à franchir, et le jour où il aura compris l'ampleur de la contre-attaque au cognitivisme de droite qui se prépare à cheval de Nanterre et de Berkeley, il devra franchir le seuil du couvent pour unique réponse. Se réfugier dans une certaine nouveauté d'écriture mystique espagnole, quitte à ne s'en tenir qu'à la pure philosophie, empreinte de ses connaissances universelles et spécialisées. Ou bien sortir un personnage médiatique de tout cela, ce qui serait une diminution de sa dignité actuelle.

Voir devenir cet ami de Salvador Dali, un jeune dans la mouvance de l'ère du Verseau, un poète expérimental, d'une décennie à l'autre professeur sifflé dans les auditoriums, objet du mépris du consommateur de culture, peut constituer une réactualisation de la vision de Klossowski oublié, même des philosophes, puisque selon Léo Scheer, qui avait voulu partager avec Catherine Malabou sa passion pour les essais de Pierre, celle-ci n'avait pas été très convaincue d'être devant l'oeuvre d'un penseur majeur. De la même façon que ses dessins avaient fait dire aux conservateurs des Grands Musées parisiens, qu'il s'agissait d'un "petit maître".

Surtout que ces siffleurs "engagés" seront reconnus tacitement par l'institution culturelle. Ils n'auront pas de zéro en conduite, pas la moindre admonestation à supporter en vue. Cela a été le cas des siffleurs catalanistes qui ont empêché Félix de Azua de donner ses cours à l'université de Barcelone, et sera le cas des boycotts à tous ceux qui mettent en doute le bonheur du système, ou de son ombre.

Mais je ne veux pas vous ennuyer avec l'Espagne, malgré la Renaissance philosophique de celle-ci, puisque visiblement ce qui intéresse en France, concernant l'Espagne, ce sont les best-sellers et les BD. La France est trop occupée avec ses problèmes.
Qui ne dit mot consent, et ayant posé la question de l'indiscrétion au témoin principal, je me permets de vous faire part de ce qui s'est passé dans la vieillesse croissante de Pierre.
Un des principaux modèles adolescents de Pierre Klossowski était devenu un jeune homme qui avait quitté depuis pas mal de temps l'atelier de l'artiste. Après avoir emmené Pierre à l'Hôtel Dieu pour une opération au laser qui lui permit de retrouver la vue qu'il croyait avoir perdue. Quand Léo Scheer est passé voir Pierre le lendemain, il le trouva, accroupi sur de grandes feuilles de papier, en train de sortir des forces de sa sénilité et de colorier frénétiquement plusieurs portraits qui se voulaient évocation de cet adolescent. Il répétait son prénom, à chaque trait, au travail. Et habité depuis des semaines par le souvenir de son modèle, un soir il finit par composer son numéro de téléphone. Gabriel, en entendant sa voix avait immédiatement raccroché, dans un laps cruel, agacé. Pierre resta prostré sur le portrait où reposait le téléphone et fut frappé par une hémorragie cérébrale massive. Léo Scheer l'emmena, inconscient, avec Denise aux urgences de l'hôpital proche de la rue de la Glacière. L'ayant laissé dans une chambre d'hôpital, plongé dans le coma, le médecin de garde avait dit à Denise : "Madame, il faut vous préparer, le pronostic vital est engagé."Léo raconte qu'il passa la soirée en compagnie de Denise, à évoquer leur passé. Le lendemain matin, Léo étant passé chercher Denise pour retourner à l'hôpital, ils découvrirent Pierre, contre tout pronostic, debout sur le lit, bondissant à leur vue en s'exclamant : "Vous voyez bien, Denise, je vous l'ai toujours dit : je suis immortel !"

Je pense à cet adolescent dont la pendaison a pour but de lui procurer le plaisir ultime de la mort, et de déclencher chez lui une puissante éjaculation.

En espagnol "raccrocher le téléphone" se dit "pendre", et "laisser pendu" est synonyme d'abandon d'une personne, ainsi que "un pendu" est un fou. Si cela peut vous éclairer dans le sort du vieux philosophe-artiste.

Mon amie Patience, qui est petite-fille de Denise Klossowski, m'a raconté plus d'une fois comment, les dernières années de sa vie, Pierre discutait fréquemment des raisons qui faisaient de La monnaie vivante un livre si difficile à comprendre. C'est Pierre lui-même qui insista, persuadé de l'importance du texte, demandant à Léo Scheer d'organiser un séminaire autour de la Monnaie Vivante. Denise donna à Léo le manuscrit original, une liasse d'environ 2000 pages, écrites à la main, toutes de la même écriture, avec très peu d'effacements, soit quatre ramettes de feuilles DIN A4. Il n'y a aucune pagination, et Léo découvre que les pages ne se suivent pas. Il en parle à Denise qui lui explique que la liasse est tombée et qu'il fut impossible de rétablir l'ordre. Il fallut environ six mois de travail pour reconstituer le document qui se composait de plusieurs versions recopiées, les unes après les autres, en supprimant progressivement des passages importants des premiers textes pour aboutir au livre très condensé des 70 pages publiées. Ainsi, la moitié des 500 premières pages sont consacrées à Kant et au droit canon; elles ont totalement disparu du livre. Le séminaire eut lieu pendant un an à La Maison Européenne de la Photographie, dont quelques séances en présence de Pierre et Denise. De nombreux philosophes et essayistes participèrent à cette tentative pour rendre clair un des textes les plus énigmatiques du XXe siècle.

Et bien, l'essai de La Monnaie Vivante, édité originalement avec des photos blanc et noir de Pierre Zucca, quelque peu sulfureuses, est un texte mince et concentré, qui nous choque comme un canular pour accompagner le trouble des images, et dont l'accès à quelque fil conducteur est très progressif. Il parait que toute une grande partie qui ouvrait le texte et qui a été rejetée dans l'édition du livre, était consacrée à Kant. Et là, je ne peux éviter de penser à la mort de la métaphysique dans les traditions française et allemande ainsi qu'au rejet de Descartes et Kant par mon ami Ignacio, qui appartiendrait à une autre tradition.

Si le texte de Klossowski est prophétique dans le domaine de l'économie et plus largement de la sociologie, combien ne serait-il intéressant de remettre au grand jour ses intuitions sur le sort de la métaphysique, ou raison pure. Même s'il s'avérait que Klossowski n'eut travaillé que sur la Critique du Jugement, il y aurait de l'intérêt, malgré qu'elle fusse plus fréquentée, à en connaître ses fulgurances à son propos. Mais la muse de la mémoire vient à mon secours et, me souvenant un peu plus de la conversation, me corrige. Ce serait sur un texte de Kant concernant le contrat marital que Klossowski aurait entrepris La monnaie vivante. L'a-t-il rejeté pour trop évident ? Cela enlevait-il du mordant visionnaire à la suite de son texte ? Visiblement son intérêt était plus à faire l'emphase sur les temps à venir.

Telle qu'elle est retenue, sous les masques du littéraire, dans un roman d'Ignacio, la rencontre à Venise d'Almodovar, le cinéaste, Perez Villalta, le peintre espagnol contemporain qui m'a le plus influencé, et lui-même, dans un palais appartenant à une dame - mais où ils rencontrent aussi son ami Alain, qui encore aujourd'hui fait le chemin de Venise régulièrement - semble une réunion de fondation d'un certain avenir intellectuel. Les portraits que dresse mon ami Ignacio de cette faune culturelle sont mordants et acides, aucune complaisance à la coïncidence, sinon dire que, grâce aux autres invités et invitées, les jours de fête ont été mémorables.

Les oeuvres de fiction, même autobiographiques, venant des philosophes ou des sémiologues, sont pour la plupart convenues et sans suspense. Ce n'était pas le cas de Klossowski où lui-même évoque la souffrance de subir la censure maritale. Ce que Jean-Noël Vuarnet définit comme philosophe-artiste cadre à Klossowski et à peu d'autres ; l'urgence, le besoin compulsif de romancer, puis de dessiner, sont absents de la plupart des penseurs de la post-modernité qui ont pratiqué la littérature ou, comme Barthes, la peinture. Je tache d'imaginer les philosophes que je connais à l'oeuvre sur une fiction, et seul un dérangement inattendu pourrait les amener à vouloir subir les stigmates du vrai artiste. Peut-on attendre du nouveau tournant (plasticité destructrice) de Catherine Malabou une rupture de cette ampleur ? Ou va-t-on trouver encore une autre écrivaine didactique et complaisante ? Dans ma peur de la déception je ne sais pas si le fait, chez elle, de ne pas lire Klossowski compte pour ou contre.

Moi-même en tant que public, j'ai été pour ainsi dire fidélisé par Ignacio avec son oeuvre sur le gnosticisme et le bouddhisme, pour rester lecteur de ses thèses philosophiques cognitives, puis de ses romans. Et j'arrive même à voir de la poésie dans tous ses non-dits, dans sa prudence si peu artistique. Si je persiste dans la lecture de mes philosophes admirés, il est possible que j'achèterais leurs romans. Mais ils vont être, en manque de risque, perçus comme des retraits in minore. Cela n'arrive pas avec Pierre Klossowski, où la philosophie correspond par sa folie à la chair de ses personnages. C'était aussi le cas de Kierkegaard, dans le Journal d'un séducteur. Ce qui arrive dans La monnaie vivante est que l'artiste rentre dans le philosophe amoindri, il met en abîme toute la pensée ordonnée jusqu'à ce jour.

C'est par la transsubstantiation qu'opère le prix du corps, que celui-ci reçoit la Forme d'une monnaie, ou hostie comme auraient dit Scheffer ou Jean-Clet Martin. C'est par le truchement de la jouissance sadique que Klossowski analyse l'avenir du Capital. Je pense que faire entrer en collision cette pensée finalement économique de Monnaie vivante, avec le nouvel humanisme des sciences cognitives sera le mérite des prochaines lectures de Klossowski. De ce livre en particulier. Puis reste à voir comment une nouvelle religiosité du culte de l'art serait enrichie par ses apports dans le domaine de l'esthétique, de ce que Wollheim appellerait une esthétique substantive. Ce dernier enrichissement culturel demande de lourds changements sociaux, et constitue la clé de voute finale de la prophétie klossowskienne. In fine on dirait qu'il a voulu avec Sade une société plus naturelle, et conséquemment plus convulse. In fine on dirait qu'il a menacé de mort l'académisme à venir pour parvenir à son utopie. Et que la prostitution ou exposition de l'écriture sur la Toile viennent fournir la dernière communion du Capital et la restructuration de l'art autour de la pièce unique en tant que prix accordé à la parole. Le naturalisme de l'utopie viendrait rejoindre sa vocation suspendue, son artifice de latiniste.
Je cite La monnaie vivante : "Ainsi, dans la Nouvelle Justine, Verneuil constate chez la D'Esterval une particularité anatomique, garante d'une propension lubrique à ses yeux inestimable, mais ne veut se livrer à l'expérience prometteuse qu'à condition que sa partenaire accepte d'être rémunérée : mise à pris objectivante qui provoque chez celle-là une jouissance immédiate. Le numéraire exerce ici une fonction évidente de transsubstantiation - sans utilité autre que cette fonction même : donc, une opération purement ludique".

Quand je vois qu'une histoire personnelle, un roman ou auto-fiction, peuvent amener à la consommation d'un tel nombre de choses, je ne doute pas que le corps bloggy, avec sa mémoire à court terme, est une forme, une monnaie, et qu'on ne peut l'envisager, à son encontre, que comme objet régressif, comme excédent ou plus-value qui appartient à une nouvelle oligarchie, me sentant moi-même sous cette intensité économique, autant dans la position d'argent que de spéculateur. Cette monnaie ou corps-forme est vivante justement parce qu'on est devant une monnaie qui circule d'elle-même, qui abrite des sentiments dans sa chair, dévaluations ou catastrophes boursières. Quel intérêt à vouloir entraver le flux du capitalisme utopique, du nouvel esclavagisme, puisqu'on se voulait de finir avec l'humanisme d'un côté à l'autre du spectre politique ? L'humanisme cognitif ne serait que l'entrainement au nouvel ordre du Capital, et la lutte de l'anti-capitalisme passe par la profanation ou accomplissement capitaliste du corps, de sa valeur, comme si l'on découpait aux ciseaux des billets de banque ou des chèques, geste suprême de nouveau riche. Je regrette dans les séquences de bondage le manque de l'instant conclusif de la délivrance, de la mise en liberté, ne soit-elle que de mettre à la porte son partenaire, d'un coup de pied, de même que je ne suis tranquille en égard d'un contrat que quand c'est signé.
Vous allez m'excuser, mais depuis mes découvertes dans le terrain du micro-roman, j'évite la formulation journalistique de la pensée, et je n'aime pas écrire des chutes prononcées, donc je vous laisse avec ce double aperçu de deux philosophes, étant moi-même censé retourner à mes pinceaux.

Manuel Montero, avec l'aide de Léo Scheer, novembre 008.
(Malgré quoi, j'envisage l'inclusion de ce texte dans un récit critique plus vaste sur lequel je travaille à présent, fin janvier 009)

2 commentaires:

Alain Baudemont a dit…

Monsieur Manuel Montero, j'avais lu la première traduction de votre travail sur "Klossowski, encore avant hier; c'est vrai, j'avais, après l'avoir lu, pensé que la traduction de l'Espagnol au Français, (en première traduction donc) était un peu difficile au sens de la transition et des thèmes, plus ou moins traités, un peu décousu, bref, ça frisait souvent la confusion. Aujourd'hui, je veux dire, maintenant, j'ai relu, et l'aide de Monsieur Léo Scheer, est tout particulièrement significatif dans l"a remise en ordre" de la pensée, à la fois sur Klossowski, encore, qui est le Sujet de votre écrit, et sur la mise en lecture qui ne souffre plus, j'en ai fait l'expérience, d'aucune fatigue. C'est donc, pour le dire très justement, et pour vous faire un compliment, un travail d'écriture de bonne facture, un beau dessin, une belle peinture, pour le dire encore, et plus justement.
Merci, et continuez à écrire bien et sans oublier de peindre, il va de soi.
Alain Baudemont.

Manuel Montero a dit…

Merci de votre reconnaissance, si nécessaire à tout-homme. En effet c'est une avantage de travailler avec d'autres gens du métier. Je dois dire que à votre propos je suis perplexe, par la diversité de ton de vos interventions ça et là. Intéressé en tout cas. Je vous ai laissé une note chez Jean Clet Martin. Aussi-bien j'ai été touché par votre évocation des demeures de SDF partout dans Paris. Dès que vous auriez un blog, faites savoir.