dimanche 13 septembre 2009

plus de miettes

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La matière est transparente, les rayons nominaux la traversent. Mais elle est encore plus transparente grâce à l'intervention de l'homme.

Tout homme peut faire son expérience cavernaire.

Ah, quelle leçon que celle de la matière opaque...

Tout au long de la party, les femmes, sous la direction de l'arbitre de l'élégance, se dénudaient à tour de rôle.

Je suis un freak, je suis une misère arty, je n'ai pas d'amis qui viennent faire la fête. Des jeunes viennent et m'écoutent un peu, comme un santon à qui les paysans rendent visite.

Comme un santon, je bénis les paysans qui vont se marier, ou qui partent vivre en ville.

Je suis bon pour l'heure du café, à Paris ce serait un spectacle de passer une nuit chez moi.

Mes voisins sont mes gardes du corps... et je suis Caligula.

Quand le locataire surveille la portière, les temps sont révolus. Une portière qui se fait désirer peut changer l'Histoire. La déesse de l'Inde est, elle-même, fréquemment représentée au seuil d'une porte, donc en portière.

Les pseudos feront objet d'héritage. Ils seront immortels. Comme la couronne d'or d'un règne, mais démocratisés. L'avatar sera une expression de la divinité incarnée à la portée de la classe moyenne.

L'apprentissage de la cafetière est solitaire, même pour un serveur.

La solitude est une illusion.

Si une musique ravissante chez le voisin s'arrêtait soudainement, ne sifflerait-on un peu ?

Mon premier tableau à l'huile, au lycée, fut une scène de bacchanale. Une femme hystérique, toute mince, et une ogresse semblable à Marguerite Duras, peintes dans des tons rougeâtres. Elles buvaient au premier plan et je dus refaire l'arrière-fond, parce que mes professeurs ne voulaient pas de corps nus dansant.

La contemplation de l'ogresse a été inaugurale de mes élans démocrates.



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lundi 7 septembre 2009

dimanche 6 septembre 2009

Les textes de Marie Lebrun

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Vous êtes en forme, proportionnellement à la situation, Marie. Quelqu’un qui signe koala ne peut produire que des scénarios de télé. L’écriture naïve est un fait nouveau qui ébranle la machine de l’ironie. Cela s’est passé en peinture, même si l’ironie est comme la rouille et revient avec la pluie, pourquoi pas en littérature ? Pourquoi pas tenir à ça ?

Está usted en forma, proporcionalmente a la situación, Marie. Alguien que firma Koala no puede producir sino guiones de televisión. La escritura naif es un hecho nuevo que viene a destruir la máquina de la ironía. Ello ha tenido lugar en pintura, incluso si la ironía es como el óxido y vuelve con la lluvia, ¿por qué no en literatura? ¿Por qué no atenerse a eso?

J'ai du le télécharger jadis, puisque en le lisant, je reconnais le texte. En effet il est quelque part et j'ai du lire une bonne partie mais mon ordinateur est un capharnaum où je n'ose plus me submerger. J'avais apprécié votre style de Post Scriptum aussi sur ce roman. La reconnaissance que je puisse fournir n'est pas la solution à tout, mais bon, si cela aide... Dernièrement je m'intéresse (pour mes textes d'abord, puis ceux des autres) à l'étude de la notion d'innocence; c'est sur ce point de vue que je le trouve particulièrement réussi. Mais je sais qu'il y a d'autres atouts qui devraient être relevés. Votre roman offre une sensation d'abandon de soi, par la réitération de situations fétichisées, qui est rare dans une littérature qui se veut encore plus futée que la télé, soit par la difficultuosité de la langue, soit par l'impertinence. Chez vous il y a quelque chose au fond très visuelle, un agencement du texte en catalogue qui est stimulant. Le manque de professionnalisme qu'on vous reproche est une vertu à cultiver et sur laquelle vous vous devez de réfléchir. À propos du blog, je trouvais que c'était pas une urgence de parler tellement des actualités. Moi j'essaye de m'en servir comme outil d'étude, et de réflexion sur le long terme des classiques et des textes fondamentaux. Le temps qu'on passe à ne pas comprendre un texte est plus précieux que les étincelles de la médiocrité du siècle.
(exit)

He debido telecargarlo antes, ya que leyéndolo, reconozco su texto. En efecto está en algún lado y he debido leer una buena parte, pero mi ordenador es un cafarnaún donde no oso sumergirme. Había apreciado su estilo de Post Scriptum también en esta novela. El reconocimiento que yo pueda brindar no es la solución a todo, pero bueno, si ayuda... Ultimamente me intereso (para mis textos en principio, a continuación para los otros) en el estudio de la noción de inocencia; es bajo este punto de vista bajo el que la encuentro particularmente lograda. Pero sé que hay otros puntos fuertes que deberían ser señalados. Su novela ofrece una sensación de abandono de sí, por la reiteración de situaciones fetichizadas, que es rara en una literatura que se quiere aún más ingeniosa que la tele, sea por la difucultosidad del lenguaje, sea por la impertinencia. En usted hay algo en el fondo muy visual, un agenciamiento del texto en catálogo que es estimulante. La falta de profesionalismo que se le reprocha es una virtud sobre la cual usted tiene que seguir meditando. A propósito del blog, yo encontraba que no sería una urgencia hablar tanto de actualidades. Yo intento usarlo como herramienta de estudio y de reflexión sobre el largo plazo de los clásicos y los textos fundamentales. El tiempo que uno pasa en no comprender un texto es más precioso que las chispas de la mediocridad del siglo.

Quand ses lecteurs trouvent qu'il lui manque ceci ou cela (des ingrédients, du piquant) ou encore qu'il y a "du manque" (dont ils déduisent son "bovarysme"), ils décrètent en quelque sorte la "maladie" du texte de ML. Soit son angoisse. Soit son humour, froid comme chez Kafka, mais froid comme chez lui pour ceux qui passent vite. Devant le détail des conversations, le cynisme implicite du récit, j'ai cru revoir la métamorphose en insecte, le persistant effort des insectes qui nous sidère devant le fourmilier.

Cuando sus lectores encuentran que le falta esto o aquello (ingredientes, picante) o aún que hay "carencia" (de lo que deducen su bovarismo), decretan de alguna manera la "enfermedad" del texto de ML. O sea su angustia. O sea su humor, frío como en Kafka, pero frío como en él para aquellos que pasan rápido. Frente al detalle de las conversaciones, el cinismo implícito del relato, he creído volver a ver la metamorfosis en insecto, el persistente esfuerzo de los insectos que nos sidera cara al hormiguero.

Je pense à un texte d'une objectivité (aussi au plan libidinal, puisqu'il est un catalogue aléatoire et fragmentaire de fétiches et de rituels anodins) presque impossible à atteindre par moi, qui est le long roman de Juan Garcia Ponce "Cronica de la intervencion". Il s'est fait certainement féminin, l'écrivain et traducteur mexicain, pour atteindre l'objectivité. Je viens à ceci puisque je pense que comme dans le texte de ML l'écriture passe par une affirmation de la différence sexuelle et chez Ponce il y a renoncement à la rhétorique propre à toute "voix" masculine, soit publique ("publiable" est un mot qu'inquiète la femme écrivain, comme une marque presque corporelle, ce serait d'être refusée).

Pienso en un texto de una objetividad (también en el plano libidinal, ya que es un catálogo aleatorio y fragmentario de fetiches y de rituales anodinos) casi inalcanzable para mí, que es la larga novela de Juan García Ponce "Crónica de la intervención". Se ha hecho ciertamente femenino, el escritor y traductor mejicano, para alcanzar la objetividad. Vengo a ello porque pienso que como en el texto de ML la escritura pasa por una afirmación de la diferencia sexual y en Ponce hay renuncia a la retórica propia a toda "voz" masculina, o sea pública ("publicable" es una palabra que inquieta a la mujer escritora, como una marca casi corporal, sería ser rechazada).

L'innocence, tout comme l'enfant en tant que "pervers polymorphe", donne sur l'appel à la cruauté, inéluctablement. L'on voit la facilité avec laquelle le langage blesse, par la critique ou l'indiscrétion, et même le langage des objets, tel une robe noire ou un livre sur une étagère est fait de violence envers la part faible qu'on suppose à l'autre, au monde. Parce qu'écrire c'est s'attaquer au monde. C'est une prise à l'assaut. Consciencieuse.

La inocencia, al igual que el niño en tanto "perverso polimorfo", resulta en una llamada a la crueldad, ineluctablemente. Se ve la facilidad con la que el lenguaje hiere, por la crítica o la indiscreción, e incluso el lenguaje de los objetos, como una falda negra o un libro en su estantería están hechos de violencia hacia la parte débil que se le supone al otro, al mundo. Porque escribir es atacar el mundo. Es tomarlo al asalto. Concienzudamente.

samedi 5 septembre 2009

miettes à Eve (3)

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L'écriture de billets. Barcelone. La place qui meurt au crépuscule comme la mort d'une feuille géante de thé. Emergence de l'arrosoir spermatique.

On représente volontiers la psychose par l'image du trou, de la cassure dans une poterie. On aurait du mal a l'exprimer par le chant. Au plan du son, elle reste tabou.

Que dire le jour où l'on verra la folie en source de lumière.

Remords d'artiste. Ceux du musicien préférables à ceux du peintre. Il y a pas de remords d'artiste.

Dans quelle langue demandait secours le sage tombé dans le puit ?

La migration nous rends problématiques comme le fait l'analyse.

Il est plus facile de s'approprier d'une image que d'une musique, mais ça commence...

Puissance du charme par la voix, relative, l'échelle est parcourue dans tous les sens. Voix d'automne, voix d'hiver et de printemps. Nageant à la rivière, à l'océan. Charrue.

On regrette de se faire aimer si vite, ces derniers temps...

Beauté plotinienne des soldats, concupiscente sans le savoir, difficile à rendre pour le renonçant, facile pour l'adolescent.

Je discrédite mes opinions, je suis délivré de toute erreur par l'erreur de ma vision.

Le lait des femmes poindra sur le tabou de la virginité. Mais il faut abolir l'ancienne indiscrétion.

L'imagination ne fait pas l'artiste.

Blessure à la cheville d'une déesse. Folie temporaire du bonheur, pathétisme du plaisir pour l'envieux involontaire qui veut se cacher. Il peut mordre la statue, attention à lui.

Pour Henri Michaux, des cigarettes.

La richesse évalue les petit sous.

Pour Saturne, le sexe est depuis longtemps ailleurs.

Le clochard exquis est interdit.

Le dentiste mal élevé tire la langue.

Le musée est fait de folie. La jouissance estropiée est la plus belle, rien n'arrête la locomotive.

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jeudi 3 septembre 2009

miettes à Eve (2)

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On entre en moi comme on entre dans une discothèque.

Depuis très petit je suis un ironiste.

Comprendre Mars. À quand les livres extra-terrestres ? Ils pourront avoir une tradition du papier pour rester autochtones, lieu des racines. Je ne comprends pas.

Voyage pathologique et jardin des merveilles.

D'accord, la jalousie est comme une maladie, mais elle est plus grave quand elle s'absente.

Parcourir la folie sans symptômes. Ecouter la folie comme une musique de fond dont on est distrait de temps en temps. Ô, douceur. Les symptômes sont là, sans faire de mal, quand on ne se pose pas de questions d'existence. Pour les anciens, il était normal d'être fou.

Karaoke textuel sur un texte d'Artaud.

Elle me secoue, le vrai féminisme n'a pas de manifestations extérieures, il se caressait la barbe.

La dernière dévotion pour l'écriture est sa destruction. Pour écrire il faut ne pas croire.

Ma chanson préférée je la zappe, je ne suis jamais seul.

La vue engagée dans la lecture de la mémoire, un aveugle n'aurait pas de souvenirs, si tel était le cas, on ne se rendrait pas compte du rythme des souvenirs. Des points d'appui pour penser corporellement.

Ecriture sans personnages, et l'on vient d'en peindre.

Internet aux mendiants !

Ses doigts tapotant sur le front, il oublia de se lever pour danser pendant qu'il signait, le tyran accompli. Un autre tyran !

Les tyrans de la terre sont dans les bébés en plastique qui charment par milliers les petites filles. Ils sont voués au grenier.

Tout homme sans scrupules est au-dessous du clochard.

Il faut sauter du scrupule à l'innocence et revenir. On ne saura jamais.

Le repentir royal ne descend pas l'escalier.

Exergue pour un inconnu à remplir.

Par l'absence d'opinion, j'échappe à l'auto-citation. Savez-vous ce que je pense ?

J'ai découragé mon admiratrice parce qu'elle était mon piège. Comme une petite araignée qui viendrait loger dans les narines, piège intérieur qui nous empêche de respirer, qui nous habite comme les ténèbres qu'on porte en soi. Mais notre admiration pour nous-mêmes est la pire des toiles d'araignée et la plus voyante pour les mouches.

Ah, mouche, mouche, elle est pour toi, ma moustache, disait le catalan.

Sainte Madeleine nourrie des mouches ? Impatiente, elle fut ravie par les anges pour se rassasier.

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mercredi 2 septembre 2009

miettes à Eve

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Les feuilles sèches du corps, je les fais brûler au cerveau.

L'ambition est une forme bénigne de la peur. Elle serait de facile amputation, si l'angoisse n'était pas une jouissance dont on ne peut se passer.

Tu sais ? Par voie d'ascétisme, l'homme prend ses fautes sur soi et reçoit sa punition en douceur.

La punition rude est son injustice.

Quand tu ouvres la lettre, fais attention à l'encre sur ta chemise.

Laissez-moi dire des paroles idiotes, comme ça vous pourrez vous sentir intelligents.

Sur le pouce, le supplice du café sans cigarettes.

Mine de rien, internet est aussi un contexte sorti duquel je n'ai plus l'assurance d'avoir quelque chose à dire.

Mes chers francophones, je vous abandonne, dit le toréador. Et pour pouvoir revenir, il se métamorphosa en taureau.

Le diable est un végétal ? Lire tout de suite "Ontologie de l'accident", ne soit-il que pour sa beauté accidentelle.

Partir à la française ? C'est revenir en France.

Le plus décevant, c'est la mort. Mais les morts, malheureusement, ne meurent pas.

Rendu mélancolique par la musique, il lui faut encore quelque musique. S'il ne l'entend pas, il ne comprend rien.

Il ne faut pas parler du silence. Je danse en silence. Je fais de la peinture dans la nuit. Je remplis la moquette de miettes de silence. Si tu es triste, en revanche, tu peux me parler, je suis gai. Seul le moineau crie à la miette disparue.

Celui qui interprète la Bible, mal-interprète ses semblables. Les livres sont là pour être simplement compris.

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mardi 1 septembre 2009

samedi 1 août 2009

Expo "Le corps" à Rabat



Vous pouvez jusqu'au 16 août voir quelques-uns de mes tableaux exposés à la galerie, Fan-Dok 14, rue Djabal Moussa, Rabat Agdal.
Profitez-en !

Pueden ustedes ver antes del 16 de Agosto algunos de mis cuadros expuestos en Rabat en la galería Fan-Dok.

mardi 30 juin 2009

samedi 27 juin 2009

réfléchisons ensemble / reflexionemos juntos


Pour réfléchir écrasez un megot
sur ce cendrier.

Para reflexionar apague una colilla
en el cenicero

samedi 20 juin 2009

commentaire Adore de Dahlia

Marre de communiquer avec la planète à travers un clavier. Je ne suis pas au clavecin, je voudrais une flûte, quelque chose en contact avec ma bouche, une tasse de café. La planète n'est pas ma tasse de café.

Estoy harto de comunicar con el planeta a través de un teclado. No estoy al clavecin, querria una flauta, algo que esté en contacto con mi boca, una taza de café. El planeta no es mi taza de café.

J'aime la rue, bavarder avec des gens que je viens de connaître. Je suis allé au concert à la Cité internationale, ne me demandez pas le nom des musiciens, c'étaient deux duos, l'un marocain et l'autre indien (maqams d'un côté et ragas de l'autre, donc) qui n'avaient jamais joué ensemble, et réunis exceptionnellement 72 h avant le concert (Naghma). Concert tendu et réussi. Avec un public d'étudiants de partout dans le monde, et de gens plus âgés, j'avais la sensation que beaucoup d'entre nous avions à l'esprit les evénéments de l'Iran par momments, quand la disputatio des deux traditions sombrait dans la mélancolie.Si quelqu'un peut laisser en commentaire le nom des interprètes où son avis sur le concert, je lui serai reconnaissant.

N.B.: J'ai retrouvé leurs noms
Driss el Maloumi, Debashish Bhattacharya, Said el Maloumi, Prabhu Edouard

et avant un bout du concert de Sana Moulali (avec des interprétations d'Asmahan) dans un autre endroit.

Me gusta la calle, charlar con gente que acabo de conocer. He ido a un concierto en la Cité internationale, no me pregunten el nombre de los musicos, eran dos duos reunidos excepcionalmente, el uno de Marroquies y el otro de Indios (macamas de un lado y ragas del otro, pues). Concierto tenso y conseguido. Uno tenia la sensacion de que los acontecimientos de Iran estaban en el aire, siendo el publico en gran parte estudiantes extranjeros. Si alguien puede dejar en comentario el nombre de los intérpretes en el espacio comentarios, le estaré reconocido.

Vous ne voyez-pas que je n'ai rien à vous dire ? Je suis plus confiant dans l'intimité, mais comment puis-je parler ici du concert, du dîner minuit passé au restaurant Le Bienvenu, connu des taxi drivers et des journalistes, ou bien de l'objet initial de mon propos d'écrire qui est le livre Adore de Dahlia ?

No ven ustedes que no tengo nada que decirles ? Soy mas confiado en la intimidad, pero como puedo hablar aqui del concierto, de la cena a medianoche avanzada en Le Bienvenu, conocido por los taxistas y los periodistas, o bien del objeto inicial de mi proposito de escribir, que es el libro Adore de Dahlia ?

Vous ne voyez pas que je ne lis pas les livres ? Que je les transperce d'un coup d'oeil, parfois méfiant, parfois tendre. Cela dit, j'ai jeté plus d'un seul coup d'oeil sur le livre dont je vous parle, ce qui est exceptionnel et remarquable. Il y a peut-être une tendresse qui circule entre son monde et le mien.

No ven ustedes que no leo los libros ? Que los atravieso de un vistazo, a veces desconfiado, a veces tierno. Dicho esto, he echado mas de un solo vistazo al libro del que les hablo, lo cual es excepcional y notable. Hay quizas una ternura que circula entre su mundo y el mio.

Pourrai-je dire quelque chose ou serai-je tétanisé par l'insomnie avancée, par le besoin de dire les choses intimement, avec la bouche, avec le souffle, et non avec les doigts des deux mains ? Je peux simplifier ma tâche, déjà, en vous confiant ce que j'ai déjà répété sur Adore ailleurs. En vous confiant la tâche, aussi, à vous, de le lire.

Podré decir alguna cosa o me quedaré tetanizado por el insomnio avanzado, por la necesidad de decir las cosas intimamente, con la boca, con el aliento, y no con los dedos de las dos manos ? Puedo simplificar mi tarea, ya, confiandoles a ustedes lo que ya he repetido sobre Adore en otros sitios. Confiandoles la tarea, también, a ustedes, de leerla.

Ailleurs, j'ai dit qu'il me faisait penser à l'univers de Stanton. J'ai prononcé le mot fétichiste et je n'ai peut-être pas été bien compris. Je voulais juste signifier une certaine minutie et précision. Une unité dans l'image totale de l'oeuvre créée, parfaite comme une chaussure de haute couture. J'ai dit aussi qu'il avait une structure aussi solide qu'une tragédie. J'ai dit, cette fois-ci dans l'intimité, que le roman me faisait penser aux pièces de Tennessee Williams. Mais cette dernière idée est facilitée par la toute première critique qui avait présenté, à l'époque, le texte virtuel d'Adore, due à quelqu'un des éditions Léo Scheer, lesquelles avaient très vite réagi à sa proposition de mise en ligne, justement. Je ne fais que le confirmer et le constater à la lecture et dans l'intimité de mes réflexions. En fait, ce qui avait été dit c'était l'ascendance américaine de sa structure.

Por ahi he dicho que la novela me hacia pensar en el universo de Stanton. Pronuncié la palabra fetichista y no he sido quizas comprendido. Solo queria significar una cierta minucia y precision. Una unidad en la imagen total de la obra creada, perfecta como un zapato de alta costura. Dije también que la novela tenia una estructura tan solida como una tragedia. Dije, esta vez en la intimidad, que la novela me hacia pensar en las obras de Tennessee Williams. Pero esta ultima idea me es facilitada por la primera critica con que habia sido presentado en su época el texto virtual de Adore, debida alguien de las ediciones Léo Scheer, quienes habian reaccionado muy pronto a su propuesta de puesta en linea, justamente. No hago mas que confirmarlo y constatarlo en la lectura y en la intimidad de mis reflexiones. De hecho lo que habia sido dicho era la ascendencia americana de su estructura.

Aussi, ne puis-je m'empêcher de penser à Confession de ma vie, de Wanda Sacher-Masoch, que j'avais lu avec délice, encore plus que la propre Vénus à la fourrure. Solide mémoire féminine. L'écriture redevient la quête d'une reconstruction du masculin perdu, comme dans la quête du corps déchiqueté d'Osiris par sa femme Isis, la déesse.

Tampoco puedo impedirme pensar en Confesion de mi vida, de Wanda Sacher-Masoch, que yo habia leido con delicia, aun mas que la propia Venus de las pieles. Solida memoria femenina. La escritura se revuelve la busqueda de una reconstruccion de lo masculino perdido, como en la busqueda del cuerpo desmembrado de Osiris por su mujer Isis, la diosa.

Les merles chantent et l'aube point comme un cygne grisâtre ou bleu. Je ne sais plus quoi dire, puisque je me sens, en fumant à la fenêtre, vide comme une maison en ruine dont il ne reste que la façade, vampirisé par la pulsation du clavier et l'autre chant, pas celui des merles, mais celui des larves de la Toile, qui sonne telle une pluie d'or ou un paradis artificiel. Puissent les merles me réveiller de mon insomnie graphomane. Je compte relire tranquillement Adore de Dahlia.

Los mirlos cantan y el alba apunta como un cisne grisaceo o azul. No sé qué mas decir, ya que me siento, fumando en la ventana, vacio como una casa en ruina de la que solo queda la fachada, vampirizado por la pulsacion del teclado y el otro canto, no de mirlos, sino de las larvas de la Red, que suena como una lluvia de oro o un paraiso artificial. Puedan los mirlos despertarme de mi insomnio grafomaniaco. Cuento releer tranquilamente Adore de Dahlia.

mercredi 17 juin 2009

A la terrasse III


A la terrasse III
huile sur toile, 110 x 110 cm
photo Eve Livet

vendredi 12 juin 2009

Portrait double


Camille et Patience, juin 2009
huile sur toile, 110 x 110 cm

semée de miettes

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Drogue est tout poison désiré.

Tout poison désiré, desservant le suicide, serait une arme, à cette différence près que là, l'on tue de plaisir.

Il y a pas de droit à l'excès, sauf dans les sociétés monarchiques. Le soldat monarchique se camoufle dans la foule.

Je veux bien faire pénitence de ma coquetterie. C'est le meilleur côté qu'elle a.

Les idées des romanciers sont beaucoup plus simples que celles de leurs traducteurs.

Le jaune est une couleur germanique. Elle est la couleur blonde. D'invraisemblable origine égyptienne.

L'espionnage artistique est le plus trépidant dans ma peinture.

Fumer Golden Virginia et ne pas savoir ce que cela signifie, voilà mon erreur. Je viens de l'apprendre.

Qu'est-ce qui est préférable, passer pour un buveur de bière ou pour un consommateur de Red-Bull ? En fait ce qui est préférable est de manger du fondant au chocolat chaud chez Monsieur Depardieu.

Je vais vous apprendre, soufflé de chocolat moussant à la liqueur du jour.

Toute ma bibliothèque s'était mise à discuter d'un livre avec l'autre plus loin des questions les plus disparates, je dus demander silence plusieurs fois et finalement j'ai du faire mon lit au milieu de leur foire.

La partie la plus dure du métier de peintre est de mesurer les conséquences de chaque coup de pinceau. C'est un duel avec le roi, l'on ne doit pas tuer le tableau.

Seul un régicide peut peindre comme Jacques Louis David. Il ne suffit pas d'envoyer le roi en exil.

Je vois sortir le pire de moi, pleuvoir tel un toxique sur la société, et telle est mon ivresse que je me mets à rire.

Voie royale, il m'est arrivé d'écrire des aphorismes comme on rêve.

Ne parlez pas du souffle au typographe.

Première : Girolles de Sologne, l'avant-saison, bien avant la dialectique.

Bonheur, malheur, vulgarité, le cycle de la littérature.

lundi 8 juin 2009

pantoum

primavera 2003 (4)

Como una imagen del fuego
La abierta flor del entendimiento
Entre los sexos y los rostros,
De pétalo de negro nácar, de oro
La corona, la margarita,
La abierta flor de este abrazo
Entre los sexos y los rostros,
La rosa luminosa y liviana,
Espuma y rizo marino en un ombligo
Es toda rosa luminosa y liviana,
Como una imagen del fuego.


Rosa blanca y pecosa
Deja que me consagre al perfume
Y al ritual de tu lágrima barrosa.

A la luz de las bujías
Los senos pintados
Son infracciones soñadas, son puro futuro.

Encima del piano los dos pechos desnudos
De la madre, no de otra, o de ninguna,
Son una quimera pintada con sangre.

En alguna parte del calor
La fuente grisácea y agusanada emite sus consonancias
De rosas grises, invisible color,
grosería imperdonada de los días.

Sin más sonido ni proximidad
Que el bombeo del café en lo irrisorio de la medianoche,
Una rosa delicada de hueso ha pensado ladridos.
Son sus hojas de lija y su fragancia es humo,
Es una muchacha feroz que no desea nada suave.

Hoy desconozco las flores de la púrpura diurna.
Los aparatos encendidos como muros
de zarza me separan de tu voz.

Eres el rostro que me dice “espera”,
Y mi mente no concuerda.

Eres una especie de rosa.

primavera 2003 (3)

Se puede comprar en grano.
Más barata que el fúnebre incienso.
La mirra se quema de día,
En verano

Klossowski decía que el fondo humano
No se comunica.
Klossowskiana la soltera
Y la casada.
Klossowskiano es todo
Divorcio o cuerpo,

Sin ser ruina.

¡Viva el texto idiota!
¡Aléjanos del tiempo,
cascada negra de la literatura!


Rosa extemporánea, rosa impronunciable
Y peligrosa,
Rosa klossowskiana sin ponerle
Música ni desnudarla del todo,
Así es la monomanía, la esquizofrenia
Escribiendo prólogos a Sade sobre Reich,
Kant, Lacan, Groddeck,
Simone de Beauvoir y Jung,
Monografías y postales,
El Klossowski leído en los ochenta
Es el Klossowski de los años cincuenta

Y allí se acaban
Las citas con libro
Y las mujeres. Derivo
En una huerta-jardín abandonada
Los perros de piedra son su entrada
Y en la pared de plantas el torso de Jesucristo
Es sin miembros un raro primate
De gastado metal y deleznable.

Raro placer en el calor y la ceniza,
El vuelo ínfimo de un pájaro doméstico
Que viene a picar miga y mira de reojo,
Son los primeros noventa, aislamiento
De la psicosis y errores incomprensibles:

Ni al árbol, que es tullido, ni a la fuente seca
Les puedo dedicar suspiro.

¡Aléjanos del tiempo!

Los humores se decantan en humores resecos
Del cuadro de figuras de mal gusto que tanto
Gusto da pintar fumando noche.
Empujo la puerta, y otra puerta, abro con llave.
El entendimiento secreto me ha provisto rutina,
Todo es cocina, todo es ella y su pintura. Sabe tú
Que después de tanto noventa
Las mujeres, múltiples y agónicas como la existencia,
Continuas,
Regresan montadas en cisnes de zinc y alpaca,
Montadas en toros de papel de estraza, montadas en violines,
En teclados de formica y marfil, en dioses indios
De bocas abiertas y locomoción tetrapodal.

¡Viva el texto idiota!
¡Aléjanos del tiempo!

Quemaré mirra en las canículas del nuevo siglo,
En sus escalones sombríos el pulso del cosmos,
El océano necesario para el lamento y suspensión de mi juicio,
La mirra por su olor sutil deshace lo incómodo del tiempo
Y como en un texto recuperaré tu retrato y tu cuerpo.
El loco y el escarabajo, el niño
Y la mujer ¿qué lugar ocupo
En la revolución?

La verde fotocopia
De la verde verdad
Salía en la pequeña pantalla de la pesadilla
Con mi cara prisionera, y amarilla,
Mis ojeras,
Y tenía
Bigotito, pero el pelo de dormir. Gritaba
¡Propaganda!

Todo contacto era ser reconocido.
Me dejaban salir
Y vagaba esperando otro escándalo.

Los anarquistas corrían en las grandes calles,
Combatían los furgones con cáscaras
De plátano, y pieles de tomate.
Eran ingleses, norteamericanos, bárbaros.
Para el pueblo la cocina colectiva
Había dejado en las fuentes públicas
Ensaladas de tomate y guacamole,
Yo inclinaba mi jeta
Pensando el calambur de comer ensalada
En la calle,
De la fuente.
Como una imagen del fuego
La abierta flor del entendimiento
Entre los sexos y los rostros,
De pétalo de negro nácar, de oro
La corona, la margarita,
La abierta flor de este abrazo
Entre los sexos y los rostros,
La rosa luminosa y liviana,
Espuma y rizo marino en un ombligo
Es toda rosa luminosa y liviana,
Como una imagen del fuego.

He quedado superrelajado.

Qué gratificantes son las nupcias
Con el cosmos entero en minutos arrebatados a la realidad.
A ti no te parece un trance místico,
Quizá porque
No sé decirte las palabras clave
Al oído sino luego
Con la coprolalia de todo poema, ya
Se me anticipa la luz de tu próximo orgasmo.

Será el momento de pensar la conciencia
Que no sabe de más automatismos
Que la destrucción del ser en el signo
Que es siempre un marchitarse
De despedida telefónica o de ola turbia gimiendo y viviendo,
O quizás el orgasmo será como un desayuno
En la plaza nueva del placer,
Como un sorbo de cielo negro y de nube dulce,
A la vista del artista que nos pinta mentalmente
Captando la mirada fóbica y fecunda,
Las poses del pensamiento,
Las letras de haberse perdido dejadas en tiquetes de metro,
Las salidas fáciles manando sangre de cervato, la ciudad
En el gesto y la pasión intelectual, pintará
Solamente la mesa de zinc con su memoria lamentable, sólo
Pintará la abstracción negra donde hubo luz
Y se quedó la cosa humana braceando con rabia de no
Entender
Nada, y seguir
...

primavera 2003 (2)

El amor domina el tiempo, suavemente
Traiciona sus toques de trompeta.
Nadie sospecha que las bobadas que hacemos
Para gustar no nos llevan sólo al lecho ajeno
Sino son nuestro sadismo, tan suave,
Para con el viejo padre,
Que, tacaño, no nos quiso,
O no tenemos entre nuestros recuerdos
Más que danzas envaradas.

De que la política y el sinvivir
Sean pensamiento en la pureza del silencio
Me haces pensar que el motivo, ahora, eres tú,
Que descuidada rosa humana y moderna
Sales de la soledad del jardín contra todo tiempo.

Nuestros hijos no serán una amenaza
En el imposible beso y todo lo que escrito
El rito inútil y turbador nos hizo suponer,
Leyendo dulcemente
Y sin saber nada que no fuese
O modernidad o belleza, como tu fuego.

Y por fidelidad al cielo ladro como un animal
Y vivo en espasmo y en espasmo miro esto.

Me preguntaba ¿los montones
De ojos maquillados y fascinantes
De la sábana de Juno serán
Mi mirada múltiple y desesperada
En el amor buscando pareja?
¿Tendrá que ser una lección
de morirse un poco en la disminución
de un planeta oscuro o de un poeta
sin cabeza que sigue palpitando?
¿Será una doma de palabras
y disciplina como enseña el dinero
y la ley de los cuerpos?

Que los planetas y los dioses me perdonen vivir
Drogado y confuso en un amor posmoderno.
Ella se me representa clara
Y eso me basta.

Los cantantes en la calle conocen la sensación
De haberse visto soñados después de la muerte cantando,
Sin duda la mía es una lección de despedazamiento,
Del deshojarse de narciso sobre el frío espejo,
Del oído de Dionisio vibrando de luz
Y oscuridad, de la muerte imposible
Del vampiro solitario que se esconde en la mente,
De los muchos colores del sueño y de la letra
De la rosa. Esa rosa de la verdad
Que sale al final de las noticias de la droga y los dioses,
Esa rosa que escucha mis dolores dementes
Y abre sus pétalos en una sonrisa y un cabeceo
Y es fresco su beso y tiene el tamaño y el porte
De una flor fetichista y urbana,
que aúlla irónica y desesperada
como la mañana.
Ella me ha pedido que sea
Agresivo con su parcela de histeria.
¿Por qué digo que soy incapaz?

F., ven aquí.
Vamos juntos al psicoanalista,
Espérame en el sofá del pasillo
A la luz del flexo nos partiremos de risa
Y seremos paciente macho
Y hembra impaciente o lo que usted,
Rosa F., a estas alturas de siglo
Haya ya leído y estudiado.

Es verdad que hace falta otra cama
Donde tener por fin el sexo.
Que el noviazgo no se prolongue
Como en los aburguesados a pesar de los inconvenientes
Y que no cabe más en el oscuro deseo,
Y que nos beberíamos la sangre del gigante antiguo y oscuro
Gimiendo como loba y lobo o como reyes oscuros,
Como oscuro es el psiquismo
Y sus leyes automáticas
Y crueles contigo y conmigo.
No quiero hablar más,
Quiero estar en la rosa.
No deseo la serenata
De palabras en la puerta de tu coche más.

Dentro de un hospital, o de una cárcel, o de un cuerpo...
Dentro de las preocupaciones de las maestras y los pastores alemanes...
Dentro de la cápsula del tiempo en los hostales...
Dentro de un árbol, tan compresivo...
Dentro de mi mano acostumbrada ya a buscarte...

En el interior de la rosa de todo instante a tu lado,
Sin el vértigo de tus piernas es imposible vivir.
Imposible
Vivir,
Las nalgas son esfinges,
Los labios son esfinges,
Los ojos son esfinges, el peinado,
Son esfinges los pies delicados,
Esfinges frágiles.

¿Qué queda después y cómo
existir sin molestia?
Podría decir como un varón
Prepotente y dulce “vas a ser el gran amor”,
Ahora que estoy solo y tengo una imagen
Infalible de nosotros a salvo del tiempo en un libro.
¡Qué prepotente y qué dulce sería!

Lo más abrupto, la desnudez
De las piedras que miran al sol,
Del jardín perdido en el tráfico y los muros.
Entre rosa y rosa me asalta la verde ciudad
Y me derrota sobre las mesas y en el vacío sucio
No tengo nada.

Me obsesiona el símbolo como a lacayo
Que aspira al emblema.
Usted dibuja encajes y flores en papeles sueltos
Y nadie conoce la hermosura de los instantes al teléfono.
El dios, niño fugaz, dice “espérame”
Y no me lo devuelven la noche y el sol.
Eres un espejo
Que lo contiene todo en armonía desde hace tanto,
¿Cuándo podré mirarte?

Se lo suplico a los pianos y a las repeticiones de alta noche
Con sonrisas lo suplico y con impertinencia lo presiento.
No es grave vivir solitario, sin peso la rosa pasa
Por momentos a vibrar en el seno del recuerdo.
Espero, lo veo llegar, se ha vuelto a ir.

¿Por qué has arruinado mi tumba?
Dice la momia de juguete y se desnuda
Dejando ver, verde, la verde carne del amante.
El futuro seguirá jugando y siseando
Con la ocurrencia y el juguete del ser humano,
Los corazones estarán siempre dispuestos.

El dios no se ha ido,
Está destruyendo un búnker y un manzano inadecuado,
Como tú destruiste el juicio de mi culpa y mi cárcel
Y me hiciste espejo
Que lo contiene todo desde ahora
Como en un esquema o un periódico, o una rosa,
El perfil creativo absolutamente sincero, la copa,
Las madreperlas de chaquetas multicolores y garbosas,
Las rosas con imaginación de araña,
La monja instintiva que sorprendemos sobre el cristal,
O todo lo moderno que hay flotando en el cielo.

La rosa quiere que la espere en este vaso
Y mudo es el reflejo de las horas
En la lágrima cuajada y en su impiedad cautiva.


44

Si la instancia leve de mi cuerpo templada fuese
La ausencia ofensiva no le cerraría el camino,
A pesar del retraso llevado me viese,
Remoto de límites, contigo de contino.

Igual si en calle distante mi pisada
De ti la casa más lejos distanciada,
El pensamiento templado saltaría
Tan pronto piense la ausencia si estaría.

Pero ya duro me mata no ser duro
Para romper el claustro en que te has forcluido.
Todo permanecer análogo al del muro

Se vuelve tiempo, y leve como mi gemido.
Templado no tengo sino el llanto puro,
Se me cierra sobre el rostro con tus votos de olvido.

44

If the dull substance of my flesh were tough,
Injurious distance should not stop my way;
For then despite of space I would be brought,
From limits far remote, were thou dost stay.

No matter then although my foot did stand
Upon the farthest earth removed from thee,
For nimble tough can jump both sea and land
As son as think the place were he would be.

But ah, tough kills me that I am not tough,
Etc.




Tu desayuno por toda sociedad, las actualidades
Sobre la mesa con ojos doloridos que me serenan sin saberlo.
El paisaje de guerra civil que es el pulsar de nuestro encuentro,
Con letras hebreas intuidas, caligrama persa en la tarea
De tu hija para el absurdo, yo lo siento
Todo nuevo.

Organizar los años con sus pesados
Metales que hay que escuchar cantar:
El plomo, Saturno, la melancolía;
El hierro, Marte, la violencia;
El mercurio que es un dios que fluye y pesa,
Y preside la palabra, el espejo, una cierta fuerza
Que está en el negocio (pasarán los años
Sin pausa con un ritmo extraño);
El bronce de toda estatua, Júpiter, inconsecuente;
El cobre, Venus, el deseo que sostiene
En su caída la belleza del cosmos;
La plata, la Luna, también es espejo,
Las cosas inquietantes de las madres, el arte
Que nos hace femeninos y dudosos;
Pensaremos en el oro, el Sol, que es el amor
Difícil de encontrar, adicto a los ocasos.

Todo será dicho para tu oído sensible
Con palabra redonda que no toque la desdicha,
Después del desayuno vendrá el amor,
De una forma que sea humana te juro mi grito.

Mi grito siglo veinte, años surreales,
Gritaré para que vuelvas
Cada vez.
INTERMEDIO
La señora que me ve no remedia lo que pasa,
El radio de acción de su intelecto
No me alcanza en las correrías del diván,
Y poseído por tu suerte murmuro una pared de palabras.
Ser profundamente desgraciado, no poder
Llorar.

Yo creía en el freudismo como una liturgia
Moderna y con esa solera del libro universal,
Del mordiente de los judíos,
De las ciudades y los trasatlánticos, de las pizarras
De los padres infalibles y cultos, la ropa
Chic y más discreta.

La palabra secreta no me interesaba
Sino el jadeo
De mis antepasados,
Descubrir el mundo como era realmente.

La doctrina ya no me ilumina,
Sólo espero que un orgasmo o la muerte
Apaguen el pulso incómodo, insípido, de mi mente.

vendredi 5 juin 2009

mercredi 3 juin 2009

primavera 2003 (1)

Esta rosa que se abre
Comme une kamikaze
Palestinienne
Prise au ralenti
Como un cigarro que
Lentamente
No puede más y explota.
Primer augurio del
Día,
La rosa.





Las cosas oídas que guardas en tu cabeza
Son de una innegable belleza


Quise hacerme café, he estropeado la cafetera y no salía café. Temiendo una explosión, renuncié. De todos modos va a amanecer y no hizo falta tomarlo. Incorporé frases al portátil, hablé con mi hermano que vino en mitad de la noche, de un concierto de rock. Me hizo escuchar jazz de los años cincuenta, hecho con sutileza. Había fingido un sueño para contarte, lo escribí y luego el horror de mentir, siquiera sea para seducir, me hizo borrarlo. Se me ocurría que ibas a ir más lejos que yo en la interpretación. Lo bueno es que puede convertirse en un proyecto de “instalación”. Insisto, no era un sueño stricto sensu. No hubo fase rem, como dicen los insoportables, compuse una ficción un tanto cursi, en realidad, como toda ficción, un constructo defensivo. Así que me gustaría entregarme a ti sin más miedo. Porque soy más pintor que literato. No tener nada preparado, y perdona que piense en voz alta. O no me perdones, pero entonces castígame de una forma humana.


La señorita Rosa F. lleva ropa que se nota
Que luce al bailar como sobre una estatua mojada
Que sugiere el movimiento
Como lo sugiere todo en el romanticismo de los locos.

Ha pasado una noche en mi mente
Y la noche notaba que mis ideas se parecían todas,
Que dormido yo era el perro de la señorita
Mediano
Con sueños que sofoca el fuego de sus ojos,
Su incapacidaz para decir un piropo o un aullido.

Ha pasado el día solitario de la calle y la casa,
Y las llamadas telefónicas,
Y Rosa F. me inspira como se dice de la musa
Pero no sé poner en práctica
Sus versos increíbles y eruditos, emborrachados
De belleza y modernidad.

El final de la tarde ocurrió con urgencia
En mi pecho confuso de grandes premoniciones.
Y mi imagen vestida de profesor elegante y neutro
Se dibujaba sin cabeza
Encima del cuerpo sino bajo el zapato con cara de pensar.
Y mi imagen bien vestida le decía
“Cabecita mía, siempre perderás”.

Ha pasado el tiempo solitario.
Rosa F. es lo contrario.

Ella permite que pase lo prohibido
Con su risa discreta.
El sonido de sus ojos, la dificultad
De encontrar en otra tanta mercancía mental,
Tanta fiesta seria y deliciosa como curarse de pronto.

lettre à Berthe

Chère Berthe,

le démon qui préside mes jours, et qui parfois me jette dans des plaisirs impurs et miroitants, a voulu dresser une scène où tu es soustraite à mon esprit. J'ai tellement de fois pactisé toujours un peu plus avec ce démon... et tes moments d'absence, oeuvre de son illusion, me font à eux seuls liquider toutes mes dettes, englouti par la sirène de mes douches, coulé dans l'eau pour toujours, dans cette roche d'obscurité qui est l'enfer.

Seul le pape peut sortir, et sans que cela fasse précédent pour ses successeurs, un homme de l'enfer. Tellement le fit Grégoire le Grand à son époque. Je suis tordu de plaisir et je sors de la roche obscure les instants où tu me saisis et me tires vers la verdure et la lumière de la vie. Je t'ai peinte en papesse, et le contrat du coeur ne peut être que selon la loi d'amour. Dans la torpeur de ma damnation, de la prononciation parisienne la seule grâce de ta voix d'ange a pu m'apprendre le mot coeur, dans sa prononciation intérieure. Un égard du dieu pour l'étranger, un rêve dans la mort. Depuis ton trône tu es capable de sauver l'âme du même Lucifer, et tu le fais avec mon démon et moi tel une déesse tellement douce que je veux pour toujours te remercier.

Tu viens chaque matin rallumer une étoile morte et changer la nuit en jour, avec ton bruit léger d'abeille, d'antilope parmi les lys de la réalité. Je suis baroque, je m'abandonne à toi et le ciel déborde son pétrole et voici la mélancolie de l'ange. Des longues explications de sa longue douleur enfin abolie, merci toujours.

Manuel

lundi 25 mai 2009

miettes d'avant le balai

J'ai mis des barrières entre moi et les femmes, elles me contemplent tel un léopard impensable à la ménagerie du Jardin des Plantes.

Des personnages dans un roman qui racontent des films. Une idée cervantesque, autant de son Quixotte que de son Persiles.

L'épouse encyclopédique, elle sait faire une conférence sur toutes les choses qui arrivent à son mari.

Le mari modiste, il va vouloir mettre sa femme à la mode, pour ensuite la solder.

Le mari modiste, après mettre à la mode, puis solder sa femme, va vouloir être aussi à la mode, sur les talons aiguille de sa femme.

Tous ceux qui s'efforcent de ne pas perdre leurs forces dans la masturbation, en ordre à les conserver pour leur image sociale, sont des faiseurs de Temps, et le temps est la plus ennuyeuse production de la matière.

Préférer le regard d'un psychotique sur le sexuel (pour le moins soigné de nos jours depuis Lacan, Bateson, certains junguiens) à celui du pervers, voici une prudence de sage, s'il est soumis à ce choix.

La volupté, la delectatio morosa, du critique à ses lectures réactionnaires, diaboliques et source secrète de son style. On est en manque de gourous.

Quand on est dans la Nécessité, les êtres spirituels veillent au loin.

A leurs pleurs de bébé on dirait que les princesses pleurent pour grandir et régner plus vite.

Avant de devenir homme, le léopard s'apprêterait à attaquer tout objet vulnérable présent à sa vue, et ne considérant propre l'autre que par l'odeur.

Admettre la gomina suppose beaucoup de choses.

J'ai rêvé que je me remettais à étudier. J'ai étudié pour me remettre à rêver.

L'académie c'est ça, une bande de messieurs buvant de l'alcool autour d'une table après un repas copieux.

L'étude de la césure doit être préalable à tout analyse du pied.

De toutes façons je ne suis plus blanc.

Chez Léo : Mon père dut se raser la barbe pour faire le service militaire (ma mère était enceinte de moi et il fut envoyé le plus loin, de par sa mauvaise réputation de démocrate). Aussi elle-même fut-elle sur le point de perdre son emploi de professeur, pour une question de détail en grammaire latine. Elle avait tant étudié, et ma naissance était annoncée pour le jour de la récup, qu'elle craignait, après, que me premiers mots ne soient en latin.

vendredi 22 mai 2009

Abstrait printemps 1992

Environ un mètre de hauteur, acrylique, Manuel Montero

Photo Eve Livet

Se traduire / traducirse

esp
Si supieran la embriagadora angustia de traducirse a sí mismo. Repitiéndolo en otra lengua lo contado es vivido de nuevo. La juventud no superada que vuelve es un dolor en el alma.

fr
Si vous saviez l'enivrante angoisse de se traduire soi-même. En le répétant dans une autre langue le récit est vécu une deuxième fois. La jeunesse non dépassée qui revient est une douleur dans l'âme.


esp
Donde debiera existir el coraje de decir las cosas tal cual, aparece en el traductor la cobardía del eufemismo. Hacer frente a la juventud y tenderle una mano no es fácil, eso es el drama de la calle, y nosotros, frente a los textos queremos estar sólos con nosotros mismos tal como nos conocemos en el presente.

fr
Là où devrait exister le courage de dire les choses tel quel, apparaît chez le traducteur la lâcheté de l'euphémisme. Faire face à la jeunesse et lui tendre une main n'est pas facile, ceci est le drame de la rue, et nous, face aux textes nous voudrions être seuls avec nous-mêmes, tels que nous nous connaissons dans le présent.

esp
Desaparece la sonoridad conocida de la voz, que podíamos recluir en nuestro metabolismo, y las realidades vuelven a ser exteriores y urgentes, visiones.

fr
Disparaisse la sonorité connue de la voix, qu'on pouvait réclure dans notre métabolisme, et les réalités redeviennent extérieures et urgentes, visions.


esp
El pintor abstracto veía con guasa cómo sus clientes buscaban el lado derecho de los cuadros. Pero un escalofrío lo recorría cuando veía sus cuadros al revés en el museo.

fr
Le peintre abstrait voyait amusé ses clients chercher le côté droit des tableaux. Mais un frisson le parcourait à trouver son oeuvre à l'envers dans le musée.

mercredi 13 mai 2009

dimanche 10 mai 2009

mercredi 6 mai 2009

portrait double 2008-2009


Manuel Montero, 2008-2009
huile sur toile
photo Eve Livet

Entre las olas de marmol (Europa)



Europa, Manuel Montero, mars 2009
huile sur toile, 1,50 x 1,50 m
photo Eve Livet

Iluminaciones filosoficas (1')

Quine daba clases en Harvard. Creo que está en América. Primero pensaba que en Washington pero pensando mejor está en Boston. Sólo que Boston tiene al menos dos universidades. Una es Harvard y la otra es donde ha estudiado mi prima S. Cada una tiene su equipo de baloncesto. Algo he aprendido. Quine es un descubrimiento agridulce, en cierta medida incómodo. Pienso que la filosofía francesa y la filosofía analítica estimulan cada una distintas regiones del cerebro, y por eso me cuesta tanto leer, entre otras cosas, el libro Iluminaciones filosóficas de Ignacio Gómez de Liaño, allí donde la lectura de su trilogía del Círculo de la Sabiduría fluía y creaba remansos dulces como la miel. El misterio versus el sentido común. Ahí está la división de regiones filosóficas. Ignacio no quiere oir hablar de Heidegger, y yo encuentro que la relectura de Heidegger que propone Catherine Malabou es uno de los libros más sugestivos actualmente para mí, que ya me sorprendo sinceramente por pocas cosas, que leo por seguir la corriente. Soy sensible a la belleza romántica del lenguaje de Malabou como soy sensible a la escritura epigramática de Quine, y encuentro el castellano en su mejor esplendor, o sea el español, en la prosa de Ignacio Gómez de Liaño.

La ventaja regional de un libro como el de Ignacio Gómez de Liaño en este juego de los filósofos es que a su rigor más bien anglosajón lo nutre con la savia de la vieja filosofía, cristalizada en Giordano Bruno, reformador del universo y artista de la memoria. Es decir, no se queda en la sequedad de la filosofía analítica sino que es por así decir suculento. Imaginen que Wittgenstein hubiese sido feliz, que fuese un anfitrión feliz de un jardín de las delicias, algo de eso tiene Ignacio Gómez de Liaño.

Véase igualmente este texto.

Y también sobre la novela Extravios

La pure réalité



La pura realidad, mars 2009, Manuel Montero
huile sur toile 150 x 150 cm
photo Eve Livet

mardi 5 mai 2009

Le capitalisme est mort ! Vive l'esclavagisme !

Le capitalisme est mort, vive l'esclavagisme !

Le féodalisme n'a pas marché, il faut passer à plus dur. Les camisoles chimiques, les euphémismes pour cacher le retour de la lobotomie, la criminalisation de la maladie, la banalisation de la perversion, où encore la possibilité qu'ils vous laissent pourrir. L'ange ne m'a pas encore ravi aux cieux pour témoigner de la Terre dans sa lourdeur totale, mais je suis prêt à abandonner mon poste à l'annonce d'un endroit où l'on vive en Paix. Où le pouvoir n'est pas dans les mains de médecins sans appel, d'obscènes empereurs.

De toutes façons, nous les artistes nous sommes des parasites, ce qui n'est ni pire ni meilleur que d'être des esclaves. Mon ami, l'âge de pierre est déjà passé.

Non à la lutte de classes

Ils sont en train de faire du buzz sur un prétendu danger de l'extrême gauche afin :

1) d'en faire des boucs émissaires

2) de surveiller tous les mouvements sociaux et, en l'occurrence, exercer la pression policière sur eux

3) de passer sous silence toute contestation et toute critique sous prétexte de pensée dangereuse

4) de susciter des phénomènes de violence là où il n'y en avait pas eu auparavant

En fait c'est eux, les gros poissons, qui reprennent la lutte de classes justement à leur faveur, celui du mépris pour tout état de droit (voire cher français vos fameuses liberté, égalité et fraternité).

Ce qui m'amène à dire "Non à la lutte de classes", vivement la paix sociale. Non au silence, vivement la parole.

samedi 2 mai 2009

Le baiser du léopard


Manuel Montero, huile sur toile
1,50 x 1,50 m
photo Eve Livet

lundi 27 avril 2009

Salomé


photo Eve Livet
Salomé, Manuel Montero 2005
encre de Chine et lait sur papier

tarot (principios 2003) alquimia (2006-8) extractos

Sabiendo Saturno cíclico y siempre moribundo
El mundo someto al mazo, el siglo, al ultramundo

Sólo estos dos versos consigo escribir del ambicioso poema. El proyecto es súbito, extemporáneo, quizá destemplado. Las euforias del café me han hecho entrever poemas increíbles en mi paseo matutino, después han calcinado cualquier lógica y cualquier orden o memoria. Así que es de una forma un tanto compulsiva como me dispongo hoy, diecinueve de enero del año tres del siglo, a consultarte, tarot.
Déjame que prepare un poco mi alma, no me fascines más de lo que puedo sufrir. Quizás una aclaración a los que lo leen: que se trata de un pronóstico, con lo que tiene de automatismo y lo que de genio. Que mi libro inédito Hologramas contiene ya un pronóstico de desmesura, genio y automatismo (como enfermedad) similares, escrito hace diez años. Que lo enigmático para mí mismo y lo terrible (por eso mismo) de lo que había escrito me ha servido de humus sobre el que construir discursos «más coherentes», pensar la realidad y vivir la propia vida. Que en algún momento he hecho profesión de la videncia, corriendo sus riesgos, y soy, por tanto, apto al género.
Sin mayor sistema, pues, y como en el 92, recurro a ti.
¿De dónde vienes, tarot?

1º trastras
Traes, por encima del conjunto, al esposo de San Juan de la Cruz, la mística viril; el Júpiter judío fecundando a Europa. Aquel cuyo trono vemos de perfil, porque él estudia una realidad que está a nuestra izquierda. Porque como padres sostenemos un Mundo que es el corazón y es la madre genérica de todo el que viene a vernos en demanda x La diosa abstracta me mira con ojos somnolientos, viendo más allá de mí mismo. Diosa estoica, espingo según mi sueño. Ecuación justicia-telepatía. Knoph o Klimt. Catástrofe de predación, en los equilibrios de la balanza y la espada. Hipnosis del Agresor, Justicia aparece tal Esfinge, haciendo del Interrogatorio o telepatía à la Panero el trance edípico inscrito en esta lama. La gramínea sometida. El rabo totémico que no tenemos, y que sin embargo apunta al Cielo. Naturaleza reformadora de sí misma, la lúcida cannabis contrapesa al café delirante. Quizá la buena posición del arcano octavo nos habla de la ventaja que da al poeta ser presentado por la ideología como un agresor. Ello le dota de algo eurístico socialmente, a pesar de su abjection. Digamos que ha sido abjecté hacia un buen enclave, aunque todo está escrito en las hojas volanderas de un Saturno inclemente x ¿Por qué adornarse de estrellas que, en su constelación, nos son como ropa vieja? «Estrellas que, en su recorrido, añoran como lo viejo la pulcritud de los centros.» ¿No porque nuestro recorrido angélico nos haga añorar o envidiar en lo humano su centro? Y nuestros triunfos ¿no serán ciegos errores, desacordanza? x Hostia dorada, flor, el huevo es una reserva de tiempo. Dinero angélico humanizador de los abismos históricos. El planeta como valor y concreción de la acción benéfica del enigma sobre el ángel fatigoso x Cortesana por su tocado y cabellera, la flor de lis en la mano el gesto lánguido que nos invita a consolarla, a tomarla de la barbilla y besarla, la Reina de Oros, con su lupa, cauteriza y cura, incendia la Letra de todo espingo legal, ofrece transmigraciones a los ángeles y vigila el negocio que origina las intensidades nuestras, nuestro tocar el Cielo.

2º trastrás
¡Rehúye los espejos! Sólo el comercio de lo viejo y lo nuevo preserva de su circularidad y sus quebradizos tallos x Está próximo el espejo de la Aurora, el espejo colectivo y total que contiene a Procris, a su amante y a todo numen. Este espejo no-vergonzante aparece primeramente como un extra de tiempo, un bonus-track y un embarras-du-choix. La Rueda también se hace Espejo, y la Panza del crisol solar, y la panza de todo sacerdote y la cabeza patinada de miseria de todo Loco x Unico presidente es el espejeante contramaestre de la rosa loca, condesa sangrienta, que hace sus cabriolas para el solo goce del mendigo, que cabalgando viene de abrir las heridas de cien inocencias, que viene de separar lo viejo y lo nuevo uniendo en una sangrienta cópula amor y violencia x Yo estoy en el centro, yo soy el Angel Azul que espera tropezarse todo profesor x El genoma automático de Marlene Dietrich inscrito en toda Eva x No hay que ser científico ni profesor para saber la ruina, sino sonreir con el rostro del padre y dar ricos tintes x Parece una historia muy vívida de Fedra e Hipólito en clave transilvana de Condesas sangrientas y vampiros errantes y seres sin piedad.
Poco recuerdo del segundo trastras, la ¿recursividad? de una película de destape francoitaliana, o polaca, el amor poco consumado como algo obsesivo, el vértigo de los campos. En el tren, recurro a la tirada de uno en uno. Las cuatro o cinco primeras láminas, atisbadas, me inducen a respirar hondo en un suspiro incontrolado.
Cavalier de baton. Sombrero verde de visera remangada y bonete rojo, profesión x Errancia, pensar niñerías y mirar hacia los capiteles con béance x El falo perverso es instrumento que opera sobre el tiempo; el frío de andar desnudo en la calle crepuscular nos devuelve el animal que quisimos ser x De manos de la angelesa (pura o impura, siempre ambas cosas, celestial y como de barrio chino) el perdido encuentra su puente, su jergón, el escritor su novela-río x Melibea de teticas redondicas, siempre de nuevo estás sentada frente a mí. Te rodean los libros, indignos y faltos de compostura, estrábicos. Tu perfume me cura cosas que yo no sabía que andaban mal, ni por qué x Tú sabes el por qué de los pudores de Venus. Tú enseñas a las niñas a hacer pompas con chicle. Tú regalas un sorbo del soma traído por los elefantes, esos elefantes que se te parecen, y que son longevos. Rey tónico, atento al balconcito, en posturas, dotado del sentido de lo cómico x Juego de regalos en los jardines del trío violento. El símbolo salino y edípico, el látex ambarino de Piñero intermedian el largo camino que queda, hasta Cádiz y final del mazo. Vemos, formando un conjunto, Justicia, reina y rey de espadas. Tres personajes un tanto trágicos, quizá nuestro rondado Teatro de la Crueldad. Idéntica posición de las espadas, sincronía que Piñero lee como «complicidad». Y luego el acuerdo entre la mirada de rey y reina, la connivencia del espingo, la copulación sádica. El embarazo de la Rubia. María-José, clasismo meditante. Escrutinio de la Madama. ¿Soy feroz? Là où est le Ça, le Moi sera. Blanda ferocidad que va viniendo, palabra dentada, palabra filosa y en majestad. Vaticinio del espingo, terrible, métallique, «saldrás en la tele, en uno de esos debates serios, que están muy bien, que son muy serios». Ignominia y sinsentido de tanta seriedad y su pregnancia. Reina jafetita vestida en chuletas de cerdo, inelegancia del pliegue (aparente) sobre la trentañera salvaje y cachonda. «He conquistado cotas increíbles (y quiero que duren aún un poco, esas cotas grimaçantes)» parece decir el hippy-king. L’armure fait des grimaces, des intensités d’orichalque. La armadura llora donde el martillo protesta y es una fiesta su risa de bronce cuando en el hombro se acoda y todo es frente y desde arriba te dirijo, vigilo, y te contradigo x ¿Por qué no tres, ir de tres en tres? (Una etapa muy Trilce) ¡qué bonito! La mónada inquietante y graciosa, y ese occidente de quietud terrible y no verlo, mostrarse provisto y preocupado x Manejar algo, tenerlo enterrado. Hombre canino y gandul, serie de cinco: «Parece que la va a guardar.» La destrucción que claudica, entonces, forzada por la catarsis de toda pantomima equilibrismo y lametón debilitador demonio matérico que servil aúlla. El ángel Metatrón de vacía trascendencia se desboca al filo de todo este acontecimiento. La sota unas veces tiene dinero de bolsillo, otras envaina su espada en la pobreza de sus pensamientos. La Luna sonríe y se abstiene. En el centro los dioses en su noria apotean hominantes x Cuatro en misterio. As, reina, estrella, papa. Coito y pintura, pinceladas, la musa descubre el color y regala orina. Otra bella igualmente pisseuse es estrella y hasta estás en la mente del que en Berkeley enseña. Estudiantes que piden la palabra y arguyen. En el reino de la musa burguesa la sexualidad expuesta y el recuerdo y la práctica del recuerdo confundida en ser color o ser orgasmo; promiscuidad laboriosa. Campo, campo y mujer, antiguo oráculo que no escribe, que sólo infunde. Visión que constela y locura celeste y certeza no decible por economía x La humanidad va a dejar a la Madre Gea y escoger la Moda el Mar buscar al hombre y la preocupación por todo ser motivo de risa (risa cómplice en todo caso, no hay cinismo pues Niño-Amor inocenta los centros). Habré paseado las edades y habrá tres luces, luz-rayo, énfasis natural, reconocible vínculo, luz-emoción, luz-inteligencia, manejable y como fetiche del pintor y del viejo que todos hemos sido, pues es origen y es del fin, o ballena x Donde reinan las mujeres estamos en compañía del oro, y debemos ser abstemios y voraces. Patentes de la ira del Artesano. Confiados a lubricar. Glándula que existe y que abrazo. Y soy abrazado y soy dejado intacto. Se me da sonrisa y se me niega beso, y puedo ver eternamente. Tú que haces posible la nutrición del azufre. El karma de tener esposa fiel y gustar a todas es haber vivido la mitad de una vida. La entrega al templo es también la entrega a los Vientos, somos polos x Fármaco activo, el áureo amoniaco posa. Ligera sugestión. Conocer el valor de todo daimon es saber mirar. Ofrecer, del otro lado está nuestro secreto a voces. Esta parte muy hablada con el artista Piñero ahora se presenta desaliñada, insomne. ¿Significa acaso que el profeta es la figura del jinete que viene de Occidente, con mala conciencia y el placer para un Gran Turco? ¿El rubio café, y el áureo alprazolam, alcanzado Trono? El bisbiseo de las mujeres me distrae, ¿acaso el momento en que el dinero es por fin no-enigmático es un momento de decaimiento, de «ser trabajado», de impotencia? Otra época en que la angustia está ausente, quizá simultáneamente alucinada y rentable. Occidente y Oriente reducidos a redondel. El padre plutócrata para el hijo libre de Platón. El misterio masculino arraigado en la infancia. (Bendecido por el numen me retiro discretamente) x El cuerpo drogado y el hechizo son autores de su metamorfosis y la ofrecen agradecidos, agudos, a un patriarca andino, cacique dorado, mientras Júpiter con su caduceo los estimula, les envía ondas magnético-telepáticas que en su séptimo chakra, sahasrara, forman la consciencia cosmopolita y la lluvia de ideas. El hechizo es productor de sentido. El joven rey de Brasil arponea las últimas ballenas, las quema con los espejos de Euclides. La reina de las ballenas medita x Ya se decide todo, mujeres bajo palio instruyen la joven iglesia pagana y la iglesia paleolítica del post-capitalismo. La música ha cambiado el tiempo, por eso mismo. Son dadas las alas del mundo supralunar, consistente en una dulce crisis de la pintura, único recuerdo.

Un héroe en el estilo, como lo es el San Agustín de las Confesiones, caracterizado a mis ojos, en primer lugar y de forma fundadora, por su TRAICION al maniqueísmo, delación y persecución salvaje asociadas. San Agustín aparecía como Rey de espadas en la baraja de tarot diseñada por Salvador Dalí. El Santo es solamente una imagen simbólica de la Sombra, de la Lucha, una anti-imagen en su medida negativa y en su duplicidad. Pero el santo sería un santo y no habría hecho sino de Rey de espadas como la violencia es sacerdotal, como la guerra es sagrada. Sobre la piedra, un equilibrio extraño entre la luz y la sombra. Mi primer maestro en el «no sé qué» del dualismo fue San Agustín, además de Raoul. La duración de la obra de arte constituye su inconsciencia. La obra de San Agustín es larga como los siglos, a mis ojos, y está hecha de una inconsciencia peculiar. No obstante, el principio de realidad sale reforzado. San Agustín llama CIUDAD a su LIBRO. De ahí escapa su concepto de la realidad sustantiva. El instrumento del conocimiento en San Agustín es nuestra condición social. También es Ciudad el acto de confesar, propio a una cierta institución penitenciaria. La inconsciencia es en San Agustín el sacrificio del hombre o linchamiento, y su duración larguísima se explica como una programada duración larguísima de la agonía del Gran Ajusticiado, como un refinamiento de Dios en su Civilidad. Como en la inconsciencia de San Agustín todo el pecado era el teatro, que pervierte la vida, desdoblando dolorosamente a las personas. Era todo exterior, muy diferente del universo concebido como sexo de mujer, como lujoso palacio del ser. Era una lucha por la supervivencia, que maniqueos y situacionistas han denunciado en su tiempo como ilusión. Magia sacerdotal en el arte de respirar, la imaginación es un derecho del hombre primordial, del hombre de una ley inicial, religiosa como se puede decir de los animales y las plantas que son en primer lugar seres religiosos, a mayor título que el hombre.
Santa Teresa de Avila. El protocolo de la confesión en ella es un trámite penoso al que ella nunca ha querido «cogerle gusto». La escritura maniquea que estaba en juego, que podía mover con un gesto de mano las ruedas de la doctrina y del cosmos, señalando muy lejos en el regreso.
Los libros cumplieron su destino condenable pero liberador. La razón que desapareció estaba llamada a desaparecer, los libros me dieron el valor de separarme de ella y afrontar una dimensión ética que sólo como animal irracional podía asumir. La nueva razón, firmemente asentada en mi naturaleza, yo la llamaría Nueva Ley, o Ley de Amor. Es quizá al ojo vulgar la razón singular del loco, a lo sumo una especie de tendencia decadente propia al artista. Esa especie de maldad evidente tan chocante en Ignacio de Loyola, ese desplazamiento de todos los valores que se da en los Ejercicios Espirituales, como en las Confesiones o La Ciudad de Dios del citado San Agustín. Todo lo que no le gustaba a San Agustín de los maniqueos está en Santa Teresa. No me puedo sustituir a los que hacen los ejercicios conmigo, ni tampoco a todo el cosmos exterior que no hace nada. Cuando recibo las proyecciones que me sustituyen en el dolor, mi Ley de Amor es transgredida y corro a buscar un poco de Vacío, un poco de Nada.
La condición de túnel que tiene la existencia después, llegando al final, a la condición femenina nunca reconocida y que nos origina, aunque sea inconcebible como «libro», porque EL LIBRO COMO CUERPO DE MUJER solamente pide que sintamos placer, que nos abandonemos.
El primer libro que leemos es nuestro cuerpo, como al gato le enseña su cuerpo el camino entre las hierbas y el uso de purgantes. También es el último libro que leemos.


Miro con envidia la masa de producciones, en tanto pintura, del mercado contemporáneo. Y me digo, frente a tal gigantismo, hacen falta drogas muy duras que me saquen del enanismo de la provincia, de la clase media española. Y no obstante, me digo, lo he probado casi todo. También me digo que Andalucía en algunos aspectos es por su apertura algo así como «la California de Europa». ¿Por qué no sería entonces mi barrio del Albaicín y Sacromonte «el Berkeley de Andalucía»?

Sin el toque mágico de un buen encuadre comercial y mediático, la pintura nunca es suficientemente grande, suficientemente fuerte, suficientemente compleja. En la indigencia, los problemas formales van asociados a culpabilidad. Preparé mi primera exposición parisina en una sola semana. Pinté al pastel, y el fijativo a veces hacía desaparecer el sfumatto de tonos claros. Los cuadros se hicieron gracias al insomnio y la angustia. Hubo abundante champán y azafatas. Vendí el cuadro más grande de la exposición. Antes de enmarcarlo andaba enloquecido porque le había caído una mancha en el último momento. Escrupulosamente lo restauré volviendo a pintar la parte dañada.
Conozco el síndrome de sentirme un chico gogó. De estar constreñido a mostrar que «flipo» con todo lo que se me presenta, por parte de galeristas, profesores, periodistas, coleccionistas, siquiera sean de tercera o cuarta fila. Y unirme a la masa electrizada de los flipados. Hasta perderme, anonadarme y regresar a mi ámbito de trabajo totalmente vacío. Es decir, lleno de los gadgets intelectuales de ocasión que por generación espontánea se suscitan en tales ocasiones.
Es quizá un alimento intelectual, ese tipo estéril de autopromoción. Necesito también yo referirme a los otros, siquiera sea con la fraseología de segunda mano que me ha venido acompañando. Y mi propia charlatanería. En el yoga son todo señoras con aspecto de profesoras o bibliotecarias las que hacen los ejercicios conmigo, con algún ligero bufido amortiguado que les oigo en mitad de lección al fondo de la sala. Pero mi mente está constantemente en el ámbito de los pintores, pintoras y galeristas.

Recientemente me sorprendí con hedonismo de encontrar en gente de mi edad el tipo de pintura que me gustaría hacer: ciertos cuadros de Valerie Fabre, los de Stéphane Pencréach y los de Jonathan Meese. Situarme, entonces, como público me induce un placer relativamente fatal; mi relación a mis propias imágenes se problematiza triplemente: por su injustificación respecto a mí y mis limitaciones, respecto a las negativas del mercado o de los galeristas, y respecto a la perfección de lo ya existente.

Y se plantea el enigma de la envidia. Lo que entra por el ojo. Una pulsión verdosa que se instila en el alma. ¿Qué hacer con esa nata u óxido verde, con esa fuerza que nos transmuta en seres amargos? ¿Fabricar vitriolo? Caso de hacer esto último debiéramos dar al vitriolo una utilidad filantrópica. La de resolver las otras pesadeces, las otras envidias. Deberíamos tomar en nuestra mesa de operaciones el oro verde, u oro proyectado, y casarlo con la plata femenina de nuestras incubaciones, que no son otra cosa que la piedra blanca o piedra proyectada. El connubio tendrá lugar siempre en un vaso desplazado, de dos entradas. Invierno y primavera. Muchos artistas y filósofos quisieran terminar pronto a través de proyecciones de vitriolo sobre su plomo, sobre el plomo de los filósofos. La baja categoría de su segunda piedra, o de su piedra desplazada, nos hace pensar en la fuerza efímera de Faetón o de Icaro. Mi maestro escondido, es decir, el genio familiar, me aconseja separar dos platos en mi laboratorio. El plato del vitriolo, con el vitriolo en el fondo. El plato de la luna de miel, con el coito del león verde y de su monja o Diana. El sumo cuidado que requiere escribir sobre esta esposa hace de mí un filósofo salvaje muy mercurial. Es en el mercurio en el fondo del plato en el que, como sobre una cama, el vicio y la virtud se aúnan y se sintetizan. Envidia y Admiración se funden, quedando de sus colores solamente el excremento. Y es en la disolución de ese excremento sobre el espejo donde una serie de líneas o de signos van a escribirse o dibujarse sobre el plato. Destino o Fortuna, o ambas cosas en tanto andrógino, el nuevo mercurio sólido está en condición de digerir, quizás, y esto aún no lo he llevado a cabo, en una lenta digestión el vitriolo del otro plato y con ello «dorarse».
Un fondo delirante hace de este lenguaje, convengo totalmente, un idiolecto en el que la interpretación no conoce límites, en el que la razón es transgredida, como ciencia del significado, por un significante perverso, por un significante que se ha otorgado como ley la de permitir todo sin restricción a la interpretación y al inconsciente. El momento personal en que tuvieron lugar mis lecturas alquímicas primeras coincidió con la irrupción en mi vida de una cierta locura o enfermedad. No obstante, pude paulatinamente poetizar esa interpretación, decirme que alquimia, astrología o tarot eran formas particularmente matemáticas de la poesía. Así lo sigo entendiendo en gran medida. Por ello mismo me atrevo a aventurar un poco más en este Arte.

Demasiado preocupado de costumbre por mi propia fortuna y la de mi concubina, las operaciones por la salud de los otros se me aparecen como una gran complicación de la que suelo desistir de antemano. No obstante, están presentes en los préstamos de mi obra. Lo que un préstamo estilístico hace en una pintura o dibujo es generar intereses a favor de la mirada exterior. El mirón o artista exterior experimentaría una ganancia. Es estrictamente el caso en la hipóstasis de toda modelo. El retrato o el desnudo son ejemplos cabales de intensificación.
Pero no puedo referirme aquí de forma directa a mis amigos o parientes. Los ingredientes del arte tienen la propia consistencia y su origen en el arte mismo. Y es en tanto espíritu puro como los sujetos reales se conforman a la obra. De ahí que si quiero trascribir una nueva secuencia me sea forzoso el rocío o la orina de los filósofos. Sangre almacenada, media existencia, junto a orina y harina. La exposición de Tadanori Yokoo junto a Juergen Teller. Más que nada el suplicio para mí de encontrar problemática la coexistencia de la muerte y la vida, por ese orden. Existencia a la vez y existencia sucesiva.
Nada que ver con los jóvenes antes citados. La investigación de la utilidad es aquí turbia. El filósofo ambulante o artista de urgencia comienza por atacar, devorar. El oro potable se da a los enfermos o pobres, los encumbra, los somete a las vertiginosas mutaciones y cambios de escala del macro y microcosmos. Queda la sensación de que allí el artista es exterior y el desafío es similar al que se ha dado en mi última exposición parisina con el lema «Traigan a su rico». Un deseo por parte de esa sangre y de esa orina de tener un público. Se es médico súbito que «ataca» la enfermedad, y se es educador que censura, o tolera, el exhibicionismo de Teller. En definitiva, la proyección o multiplicación nos cierra el paso a la intimidad.
Pero la operación, con ello, no hace sino comenzar. Acabo de decir, pues, que nos vemos «multiplicados». Sea por formar una multitud, sea por ser impresionados. Buenos para dar un consejo, o para evangelizar. Por lo tanto un tanto mediúmnicos. El objeto a perfeccionar es la piedra. Ella también se ha proyectado. Toda nuestra preocupación es la piedra, que hay que restaurar, que hay que nutrir. La piedra que nos ha impresionado necesita escuchar, recibir, ser labrada. El peregrino que pone su mano en el pórtico de Santiago se bendice a sí mismo en la piedra. Y la piedra es fiel como fieles son los perros de ultratumba, los lebreles de Diana que somos nosotros en tanto prisioneros de esa piedra. Porque hay que decir una cosa. En esta mesa de operaciones también hay dos platos. En uno estamos nosotros en tanto ojos infectados, en tanto sangre y orina multiplicadas. Alimentados por el oro potable proyectado, somos semillas. En el otro plato está la piedra como base del cosmos. Inmensamente grotesca, ha perdido todas sus cualidades y pide ser de nuevo trabajada. Hay que señalar en ella una doble calidad, es agradecida y generosa, pero también ingrata y caprichosa. Y en ello se parece a la sustancia de que estamos hechos nosotros. ¿Qué hacen todos estos secretos en tu boca? parece decirme mi demonio familiar. ¿A dónde te va a llevar tu palabrería? Si al menos tuviese una relación, siquiera mínima, con tu trabajo de pintor. Melancolía, puro oscuro fluir de la melancolía. Operaciones con la marginalidad y la miseria. Milagros del excremento. Pienso en la yuxtaposición de mi «serie Saint-Cloud» con la parte seria de mi trabajo. El trabajo blando y el trabajo duro.
Se sabe del valor en poesía, para los chinos, del jade.
Yo digo, sintiéndome Goya, ¿quién cometió el suicidio de Potocki? ¿Quién es la Dextra Domini? Hoy he trabajado un cuadro en el que Berthe lee el Manuscrito hallado en Zaragoza. Un candelabro ha entrado en escena. De cinco velas. Sus ojos se han hecho verdes y han vuelto un poco verdoso todo el rostro. La ilusión de palacio de los horrores. «Si te publico me pierdo, si me callo yo no sé. No me queda más remedio que encomendarme al beber.» Les parece prohibido suicidarse, pero se han dado largamente el derecho de matar.

Quiero pedir perdón por una excesiva profundidad en todo esto, que hace pensar que escribo con fiebre alta. Ello constituye el interés de mi otra novela, Pleroma, en medio de su férrea estructura teatral, y de mi trabajo a lápiz de color, y no pensaba darle mayor profusión que una dosis de recuerdo. Medio cigarrillo. Cuando llega Berthe me hace tomar aspirina, parece que tengo un principio de gripe.

A las muníficas hormigas enseña el fuego del estío los contornos de un único planeta.
Quizá la hormiga muerta, serena al fin, y transportada, se permite mirar en otros fuegos... su mirada es menos que ceniza, como menos que su estío conocido los planetas no nombrados y sin frutos son doctrina pasajera de la larva y el cadáver, blancos, invernales, subterráneos.
Hormigas del norte y hormigas del sur, por turno vienen al fuego doctrinario, el mundo o planeta se divide y un cinturón de eterna hormiga a sí mismo en el sueño de la larva extraña o el cadáver lo vincula, a sí mismo en el munífico planeta no nombrado.
Es útil el invierno, a los ojos de ceniza de la hormiga para olvidar los contornos de ese planeta ardiente y ser larva sin serlo, como no puede ser camino el cielo del pueblo, ni el cadáver moverse por sí mismo, sino dormir en la cueva sin conciencia del blanco blasón o de la negra armadura, sin otra conciencia que el murmullo de la especie en su otro teatro y quizás la ecuatorial crueldad del fuego eterno que aún en la noche hermana norte y sur en un contorno circular que sólo es vida, vida, imposible ceniza.
Así pues, es vida la conciencia del cadáver, y recuerdo del contorno de la larva la figura del planeta, transportado en su cintura por la oscura vida, sereno y como blanco pensamiento de otro mundo o de la muerte.
Enfrente de la casa de mis padres había una loma, el cerro de San Miguel, y entre las pitas y el oro de la hierba seca una variedad ya inmensa de hormigas estivales.

El olvido sólo es posible en la completación del pensamiento, al otro extremo de la ignorancia. Porque la gimnástica del pensamiento nos saca de la inocencia, nos vuelve responsables de lo pensado, siendo como somos, no obstante, juguetes de Quien nos piensa, en relación a la culpa adquirida por pensar el olvido que nos purifica.
No tomaré el otro cuarto de té, de momento. Sospecho que el olvido inmerecido, como el perdón inmerecido concedido por Zeus a Ixión, agrava la condena. Mejor haría en reconstruir el contexto de mi pecado, puesto que éste no existe sino como consecuencia de mi ignorancia o incompletud de pensamiento. El esfuerzo por trabajar el detalle es penitencia, es la memoria la única que, con su dolor y su angustia, colocando un espejo frente a nosotros, nos puede hacer mejores. Una ensoñación de pertenencia me embarga y su carácter es reacio a la dialéctica, no comunicable, como hubiera dicho Pierre Klossowski. En tanto cristiano de nacimiento, el Antiguo Testamento se da en mí como nostalgia. ¿Qué otra cosa sino nostalgia, dolor de la memoria, es el "temer a Dios" que nos hace hombres dignos?
Como estuviera prohibido a los epoptes o autoptes de Eleusis el uso de la palabra a su sujeto, se explica así al artista que fui la extraña asociación de silencio y memoria.


mercredi 22 avril 2009

Pleroma, novela caprichosa filosôfico-pornogrâfica

Pueden ustedes telecargar gratuitamente mi novela en español Pleroma, gracias a la página del editor parisino Léo Scheer.

lundi 20 avril 2009

Un des derniers films introuvables de Carlos Saura

Enfin je ne sais pas si confier cette entrée au public français ou espagnol; c'est un public qui n'existe plus, le public de Carlos Saura, quand il fait du cinéma. Bunuel y la mesa del rey Salomon est un film qui emprunte la forme au vidéo-jeu, mais c'est dans le décalage que ça produit sur les questions de culture espagnole (dans sa projection internationale) qu'est l'ironie que le public n'a pas comprise. Il faut prêcher Saura une nouvelle fois aux Français, qui avaient été, à ses débuts, son meilleur public.

Je ne suis pas bon pour les comptes rendus. Signalons les parallélismes avec le vidéo-jeu, par exemple l'ésoterisme syncrétique moderne, dont Bunuel, qui est le sujet du film, avait entrevu l'arrivée, mais aussi Dali, dont parle également le film. Le surréalisme du trio Bunuel-Dali-Lorca est illustré par des effet spéciaux propres à un vidéo-jeu, tout en restant fidèle à l'imagerie originale. Aussi ils ont, les trois génies, des énigmes à résoudre, des écrans à passer. Et puis Saura matérialise le nouveau mythe fondateur de l'Espagne démocratique, à savoir le mythe des Trois Cultures. Ce qui, en fait, est une notion qui devait déboucher sur un vidéo-jeu ou sur l'ironie de Carlos Saura. La guerre civile espagnole, suivie de la Deuxième Guerre Mondiale, vient fermer la jeunesse des trois artistes et donne une chute au jeu.

Cela suppose une parodie de la jeune vie culturale espagnole, rangée, qui vit ses petites ascensions sociales comme un exploit de geek devant son écran.

Je vous met un lien sur lequel, à cet instant là, il ne reste qu'une offre. Moi j'ai eu du mal à acheter le DVD. Il existe des sous-titres en français, en tout cas. En Espagne ça a été impossible de le trouver, même en téléphonant aux distributeurs. On se demande si, à son âge, Saura ne serait pas en train de tourner à un certain mauditisme. En tout cas, il a été complètement déplacé par Almodovar et la vague de petits médiocres qui est venu avec. Saura n'a pas de successeur, déjà je dirais qu'il n'est plus suivi. Tout comme Bunuel, il s'exile, à mon avis, dans "l'alimentice" de ses films sur la musique. Et il attend comme tant d'autres, quelque oreille attentive sortie du melting-pot parisien. Il faut s'exiler pour connaître le meilleur de sa terre, je me dis. Arrabal, l'autre, je n'ai pu le voir qu'à l'Accatone, ça ne convient pas au consommateur de culture espagnol, c'est freak, c'est la perdition. Je viens de dire vague de petits médiocres, mon Dieu. On va me rappeller à l'ordre, je sens.

Je voulais profiter de l'occasion, puisqu'on parle de cinéma, pour dire que je me refuse de voir quoi que ce soit de Jim Jarmusch. C'est le comble des bonnes intentions qui me font sortir en courant. Du blanc et noir, déjà, pour être labellisé culturel. Du même ordre que Paul Auster, complètement creux. Mais à cela s'ajoute que Tarkovski, j'aime pas non plus. Ni David Lynch. Vous voyez ? Je le mérite bien, mon rappel à l'ordre.

Un autre oublié est Arturo Ripstein, puisque j'y suis. Détestable pour les uns et pour les autres, un méxicain qui arrive trop tard. Il met parfois trois Fin différentes pour le même film. Oraculaire et sanglant, tel un aztèque.

Tiens, il y a des films de Ripstein que je n'ai pas encore vus.

En fait j'ai pu voir cet après-midi le court-métrage "Libera me" de Pierre Merejkowsky
dont j'avais vu "Les hommes prophétiques". Depuis un cinéma marginal et militant, il réalise des états de paroxysme dans ses tournages qui veulent enchainer avec la tradition prophétique juive. Je lui ai fait la remarque qu'il est plus fort que le Christ, puisque le Christ n'a pas accompli vraiment la tâche de Messie. Mais c'est que dans l'attente du communisme, Dieu se dérobe toujours et abandonne le prophète chrétien. Le prophète juif, lui, est écrivain, et non analphabète comme a pu l'être le Christ, dont est célèbre la leçon enfantine devant les prêtres; c'était pas un fouetteur, le Christ, mais un fouetté, un fouettable. Le fouetteur, tout comme Dieu, se dérobe. En ayant accompli sa tâche et donné dans le cinéma tout le paroxysme de l'apocalypse communiste.